Pause, baisse, hausse: des banques centrales dans toutes les directions

La banque centrale américaine, la Fed, a elle marqué une pause dans les hausses de taux, après dix relèvements d'affilée qui les ont fait grimper de cinq points, jusqu'à la fourchette de 5,00-5,25%. (AFP)
La banque centrale américaine, la Fed, a elle marqué une pause dans les hausses de taux, après dix relèvements d'affilée qui les ont fait grimper de cinq points, jusqu'à la fourchette de 5,00-5,25%. (AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 16 juin 2023

Pause, baisse, hausse: des banques centrales dans toutes les directions

  • «Chaque banque centrale se concentre principalement sur sa propre économie. Des circonstances différentes appellent une politique monétaire différente», a expliqué un spécialiste
  • L'économie chinoise est plombée par le surendettement du secteur immobilier, la confiance des consommateurs en berne et le ralentissement économique mondial qui pèse sur la demande en biens chinois

WASHINGTON: Hausse des taux en Europe, abaissement en Chine, pause aux Etats-Unis: les politiques monétaires ont pris des directions différentes mercredi et jeudi dans les trois principales économies mondiales. Pourquoi, et que prévoient-elles pour les mois à venir ?

Décisions

La semaine a été mouvementée pour ces trois institutions.

La banque centrale de Chine a, à la surprise des analystes, réduit son taux d'intérêt directeur à court terme, après avoir déjà ajusté plusieurs autres taux. Deux jours plus tard, le taux d'intérêt pour ses prêts à un an aux établissements financiers (MLF) a à son tour été abaissé, à 2,65% contre 2,75% auparavant.

La mesure doit encourager les banques commerciales à accorder davantage de crédits à des conditions plus favorables, afin de soutenir l'économie, actuellement à la peine.

La banque centrale américaine, la Fed, a elle marqué une pause dans les hausses de taux, après dix relèvements d'affilée qui les ont fait grimper de cinq points, jusqu'à la fourchette de 5,00-5,25%.

Le but: prendre le temps d'observer l'évolution de l'économie, avant de poursuivre le cycle de hausses si nécessaires, alors que l'inflation a ralenti. Les hausses de taux mettant des mois à agir, la Réserve fédérale veut éviter de faire plonger l'économie dans la récession.

Quant à la Banque centrale européenne (BCE), elle a poursuivi sa lutte contre l'inflation, avec une huitième hausse en moins d'un an, d'un quart de point de pourcentage.

De son côté, la Banque du Japon (BoJ) a maintenu vendredi telle quelle sa politique monétaire ultra-accommodante, continuant ainsi comme prévu d'estimer que les conditions de croissance et d'inflation ne sont pas réunies dans le pays pour commencer à resserrer la vis du crédit.

Pourquoi ces différentes directions

"Chaque banque centrale se concentre principalement sur sa propre économie. Des circonstances différentes appellent une politique monétaire différente", a expliqué à l'AFP David Wessel, spécialiste de la Fed pour la Brookings Institution.

Ainsi, la banque centrale de Chine "craint que son économie ne ralentisse trop" tandis que la Fed "s'inquiète de la croissance trop rapide de son économie pour faire baisser l'inflation", a-t-il détaillé.

L'économie chinoise est en effet plombée par le surendettement du secteur immobilier (un traditionnel pilier de croissance), la confiance des consommateurs en berne et le ralentissement économique mondial qui pèse sur la demande en biens chinois. Mais contrairement à l'Europe ou aux Etats-Unis, l'inflation y est quasi-nulle.

La pause américaine et le relèvement européen, eux, "ne sont pas aussi différents qu'on pourrait le penser", a indiqué Joseph Gagnon, économiste au Peterson Institute for International Economics (PIIE),  dans une interview à l'AFP.

Cet ancien économiste de la Fed souligne en effet qu'une pause a, certes, été annoncée, mais "ce qui est beaucoup plus important, est qu'ils ont signalé qu'ils avaient encore beaucoup à faire" pour ramener l'inflation dans les clous.

Pas de pause en revanche pour la BCE, qui "a commencé plus tard et plus lentement", a-t-il ajouté.

Et dans les prochains mois?

Des hausses supplémentaires sont à prévoir des deux côtés de l'Atlantique.

A la Fed, "la quasi-totalité", des responsables "voit comme probable le fait que des nouvelles hausses de taux seront nécessaires cette année pour ramener l'inflation à 2%", a souligné mercredi Jerome Powell, mais à "un rythme modéré".

Quant à la présidente de la BCE, Christine Lagarde, elle a averti jeudi qu'une autre hausse de taux était "très probable" lors de la réunion de juillet.

Mais jusqu'où ? Claus Vistesen, chef économiste de Pantheon Macroeconomics pour la zone euro, anticipe deux autres hausses d'un quart de point, en juillet puis septembre, portant le taux "à 4,0%, ce qui, selon nous, sera le taux terminal".

La BCE "veut voir des signes plus convaincants indiquant que le marché du travail se refroidit et que les pressions sur les prix s'atténuent avant de lever le pied", souligne Jack Allen-Reynolds, économiste pour Capital Economics.

Quant à la Fed, le cycle de hausses pourrait reprendre dès juillet, et les taux pourraient, d'ici la fin de l'année, être relevés au total d'un demi-point à un point supplémentaire, selon Joseph Gagnon.

La Chine, elle, devrait connaître un mouvement inverse, avec des baisses de taux supplémentaires pour continuer à soutenir l'économie.

"Ils procèdent par petits pas", précise Joseph Gagnon, qui estime "qu'ils ont encore beaucoup à faire", et anticipe "plusieurs mois" de "très faible croissance" dans l'Empire du Milieu.


Riyad rivalise avec les plus grandes villes mondiales pour recruter de nouveaux talents

Le maire de Riyad, le prince Faisal ben Abdelaziz ben Ayyaf, accorde un entretien à Arab News, dans le cadre de l’Initiative sur les capacités humaines, qui se tient dans la capitale saoudienne les 28 et 29 février. (Photo AN/Huda Bashatah)
Le maire de Riyad, le prince Faisal ben Abdelaziz ben Ayyaf, accorde un entretien à Arab News, dans le cadre de l’Initiative sur les capacités humaines, qui se tient dans la capitale saoudienne les 28 et 29 février. (Photo AN/Huda Bashatah)
Short Url
  • Le prince Faisal révèle que les programmes désignés visent à attirer, retenir et développer la main-d’œuvre au moyen de projets spécifiques
  • S’attardant sur le paysage mondial, le prince Faisal insiste sur l’importance des possibilités d’emploi en tant que catalyseur pour attirer une main-d’œuvre qualifiée

RIYAD: La capitale saoudienne est en concurrence mondiale avec des villes comme New York et Tokyo pour une main-d’œuvre qualifiée, selon son maire.

Avec une population de plus de sept millions d’habitants, la ville connaît un essor continu, en devenant un pôle qui attire les talents et stimule l’entrepreneuriat.

Dans un entretien accordé à Arab News lors de l’Initiative sur les capacités humaines qui se tient du 28 au 29 février, le maire de Riyad, le prince Faisal ben Abdelaziz ben Ayyaf, déclare: «La course aux talents n’est plus régionale ou locale. Elle est désormais mondiale. Nous sommes en concurrence avec New York, Tokyo, Paris et Chicago. C’est donc une compétition mondiale.»

Il ajoute: «Riyad vit des changements considérables. Ils sont historiques par leur ampleur, leur portée et leur incidence. Nous sommes conscients que c’est grâce à la main-d’œuvre et aux talents adéquats que tout cela est possible.»

Le maire s’est penché sur le développement stratégique de la ville en déclarant: «Nous avons déployé de nombreux efforts dans la ville pour attirer, retenir et développer la main-d’œuvre adéquate, qui est en harmonie avec ce qui se passe aujourd’hui.»

Évoquant l’initiative Vision 2030 du Royaume, il soutient qu’il ne s’agit pas d’un point final, mais d’une étape importante dans une trajectoire à plus long terme.

Le prince Faisal révèle que les programmes désignés visent à attirer, retenir et développer la main-d’œuvre au moyen de projets spécifiques et d’indicateurs de performance essentiels.

«Pour nous, c’est l’élément phare à l’origine de tout ce qui se passe dans la ville», commente-t-il.

S’attardant sur le paysage mondial, le prince Faisal insiste sur l’importance des possibilités d’emploi en tant que catalyseur pour attirer une main-d’œuvre qualifiée.

«Si vous envisagez d’attirer la main-d’œuvre et les talents adéquats, plusieurs facteurs entrent en jeu. L'élément déclencheur principal est l'offre d'emploi. Habituellement, les talents se déplacent pour des possibilités d’emploi et c’est la vision actuelle qui est à l’origine des changements auxquels nous assistons. Nous avons une abondance d’emplois adaptés», fait-il remarquer.

En outre, le maire souligne les facteurs fondamentaux que les individus prennent en considération lorsqu’ils décident de s’installer ailleurs: «Vous pensez à la sécurité, au logement, à l’éducation et à la santé. Dans ces quatre domaines, des efforts concrets sont déployés pour s’appuyer sur les bases solides dont dispose aujourd’hui la ville et lui conférer une nouvelle dimension.»

Il ajoute: «Le deuxième élément dont il faut tenir compte est la qualité de vie. Les gens voudront se rendre dans un endroit précis pour les moyens de subsistance, mais ils resteront en raison de la qualité de vie.»

À propos du doublement du nombre d’habitants de la capitale, le prince Faisal déclare: «Ce n’est pas un objectif en soi. C’est une hypothèse basée sur nos plans et nos détails», avant d’ajouter: «Atteindre quinze millions d’habitants n’est pas le but ultime, mais une possibilité basée sur les tendances historiques.»

Il explique qu’au cours des quarante à cinquante dernières années, le nombre d’habitants de Riyad a doublé presque tous les dix ans, ce qui s'est produit sans anticipation.

«Ce que nous avons fait cette fois-ci, c'est de dire : “Bien, le nombre d’habitants a doublé au cours des dernières décennies, supposons que ce sera à nouveau le cas au cours de la prochaine décennie et œuvrons donc pour mettre en place les infrastructures nécessaires, pour stimuler l'économie et travailler sur des projets pour s'adapter à cette situation”», explique-t-il.

Lors d’une table ronde intitulée «Façonner les lieux, façonner notre avenir pour attirer les talents et favoriser l’innovation», le maire a partagé ses perspectives sur la trajectoire et les stratégies de la ville pour cultiver le talent et l’innovation.

Le prince Faisal a également donné un aperçu du processus de recrutement, soulignant l’importance des compétences comme exigences de base. Il déclare: «Chaque candidat, chaque personne et chaque C.V. que vous examinez remplit obligatoirement les critères de compétences.»

Il ajoute: «Quand vous rencontrerez cette personne, vous vous rendrez compte qu’elle est indéniablement compétente, alors vous cherchez à en savoir plus.»

Le maire poursuit: «Ce que je recherche personnellement, ce sont deux choses. Premièrement, la culture. Je pense que la culture est très importante dans les organisations. Selon moi, c’est un critère indispensable pour le succès des organisations.»

Il ajoute: «Deuxièmement, ce que je recherche vraiment, ce sont les compétences non techniques. Nous sommes d’accord que toutes les personnes que vous rencontrez sont compétentes, mais ce qui distingue un cadre d’un leader, ce sont les compétences relationnelles.»

Le maire insiste sur l’importance de la passion et de la quête de sens dans le parcours professionnel, soulignant qu’il est «très important d’aimer ce que l’on fait», puisqu’il est «crucial d’évoluer dans un espace où l’on se sent bien».

En parlant de ce qui affecte la main-d’œuvre à l’échelle mondiale, le prince Faisal évoque «de multiples tendances comme l’intelligence artificielle, les transports, la mondialisation et bien d’autres encore qui changent la perception de la main-d’œuvre. Il y a un choix de talents beaucoup plus large».

Le prince Faisal met en valeur le mélange unique de tradition et de modernité à Riyad, offrant une proposition convaincante aux talents potentiels.

Il déclare: «Nous sommes une ville mondiale, mais avec des racines, un héritage culturel et des traditions. Je pense que cette combinaison et cette juxtaposition confèrent à Riyad un avantage concurrentiel.»

L’Initiative sur les capacités humaines vise à améliorer les compétences, tout en explorant les possibilités dans divers domaines comme l’avenir du travail, ainsi que l’éducation, les talents et la technologie.

L’événement rassemble également des décideurs politiques, des leaders d’opinion, des investisseurs et des entrepreneurs pour catalyser la collaboration internationale et optimiser la résilience tout en explorant les possibilités et en promouvant une conception et des solutions politiques innovantes.

Le forum accueille sept mille participants venus de plus de soixante-dix pays, selon le maire.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Il existe plus d'opportunités pour les femmes dans l'industrie pétrochimique, assure un responsable de Sabic

Faisal al-Souwailem, vice-président des ressources humaines de l'entreprise Saudi Basic Industries Corp., s'exprimant lors de la Human Capability Initiative, à Riyad. (Shutterstock)
Faisal al-Souwailem, vice-président des ressources humaines de l'entreprise Saudi Basic Industries Corp., s'exprimant lors de la Human Capability Initiative, à Riyad. (Shutterstock)
Short Url
  • Le secteur industriel saoudien a connu une nette augmentation de l'emploi des femmes ces trois dernières années, selon Faisal al-Souwailem, vice-président des ressources humaines de Sabic
  • Seulement 25 % des effectifs de l’industrie pétrochimique sont des femmes, laissant encore une importante marge de progression, a ajouté le responsable de Saudi Basic Industries Corp

RIYAD: Les Saoudiennes devraient rechercher davantage d'opportunités dans l'industrie pétrochimique, dans la mesure où seulement 25 % des effectifs du secteur sont des femmes, a précisé un haut responsable.

S'exprimant lors de la Human Capability Initiative à Riyad, le 28 février, Faisal al-Souwailem, vice-président des ressources humaines de Saudi Basic Industries Corp. (Sabic), a indiqué que le secteur industriel du Royaume avait connu une nette augmentation de l'emploi des femmes au cours des trois dernières années.

«Si l’on examine l’industrie pétrochimique, au cours des vingt dernières années, j’ai constaté une nette augmentation de la participation des femmes dans ce secteur. Toutefois, si l’on regarde le nombre de femmes dans l’industrie pétrochimique, il est encore autour de 25 %. Je pense donc que nous avons encore de la marge pour progresser», a affirmé Al-Souwailem.

Et d’ajouter: «Dans le secteur industriel, le recrutement de femmes a augmenté de 93 % ces trois dernières années. Nous avons actuellement plus de 63 000 femmes travaillant dans des usines à travers le Royaume.»

Faisal al-Souwailem a en outre souligné que l'Arabie saoudite avait dépassé l'objectif de main-d'œuvre féminine défini dans la Vision 2030 saoudienne.

«Examinons d'abord la Vision 2030, et dans le cadre d'une économie en pleine expansion pour la participation des femmes au marché du travail, l'objectif de base a été fixé à 22,8 %, et nous sommes maintenant à 34,5 %», a précisé Al-Souwailem.

Il a ajouté que Sabic se différenciait en proposant des programmes de formation structurés, visant à développer et à améliorer les compétences des jeunes. Il a également mis en évidence le fait que l’entreprise proposait des programmes de bourses offrant l'égalité de chances aux hommes et aux femmes.

«Sabic est certainement une championne nationale dans le domaine de la pétrochimie, mais elle a également fait ses preuves comme championne nationale du développement, de la création d'emplois, de l'apprentissage et de la contribution au produit intérieur brut», a soutenu Al-Souwailem.

«Le programme de bourses de Sabic, destiné aux jeunes Saoudiens brillants et doués, est actuellement réparti à parts égales entre hommes et femmes», a-t-il ajouté.

Pour sa part, au cours de la même table ronde, la secrétaire du cabinet et ministre du Travail et de la protection sociale du Kenya, Florence Bore, a déclaré que le pays préparait sa jeunesse à s'adapter pour trouver des emplois sur le marché international.

«Nous nous concentrons actuellement sur la migration de la main-d'œuvre, et même si vous vous concentrez sur la migration de la main-d'œuvre, c'est l'un des domaines dans lesquels nous recevons des envois de fonds étrangers», a indiqué Bore.

«Le Kenya a connu de nombreux changements au niveau de la main-d’œuvre. Nous avons à la fois des emplois informels et formels. Le secteur informel croît en réalité à un rythme plus rapide que les emplois formels. Et c’est pour cette raison que vous constaterez que la plupart des Kényans sont actuellement à la recherche d’emplois sur le marché international», a-t-il assuré. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le bitcoin dépasse 60000 dollars, s'approchant de son record historique

Le prochain «halving» devrait ralentir la vitesse à laquelle les nouveaux bitcoins entrent sur le marché, renforçant donc sa valeur (Photo, AFP).
Le prochain «halving» devrait ralentir la vitesse à laquelle les nouveaux bitcoins entrent sur le marché, renforçant donc sa valeur (Photo, AFP).
Short Url
  • Mercredi en début d'après-midi à Londres, le bitcoin s'échangeait aux environs de 60301 dollars, réduisant l'écart avec son plus haut historique à 68.991 dollars
  • L'anticipation de l'autorisation d'un nouveau produit d'investissement suivant le cours du bitcoin avait contribué ces derniers mois à la remontée des prix

LONDRES: Le bitcoin a passé la barre des 60.000 dollars mercredi, et se rapproche de son record absolu, poursuivant sa remontée effrénée depuis l'approbation d'un nouveau type de placement indexé sur la cryptomonnaie.

Mercredi en début d'après-midi à Londres, le bitcoin s'échangeait aux environs de 60.301 dollars, réduisant l'écart avec son plus haut historique à 68.991 dollars, atteint en novembre 2021.

L'anticipation de l'autorisation d'un nouveau produit d'investissement suivant le cours du bitcoin avait contribué ces derniers mois à la remontée des prix, qui étaient largement retombés fin 2022, après la faillite de plusieurs géants du secteur.

Depuis son approbation le 10 janvier par le gendarme des marchés américain, la SEC, ce nouveau type de placement, un fond indiciel (ETF) indexé sur le bitcoin, permet théoriquement à un plus large public d'investir dans ces cryptomonnaies sans avoir à en détenir directement.

Le début de la commercialisation de ce produit a "généré une nouvelle vague d'optimisme, faisant s'envoler les volumes de transactions", remarque Mikkel Morch, du fonds spécialisé ARK36.

Certains investisseurs désireux de récupérer leurs mises avaient initialement engendré une vague de retraits massifs du fonds GBTC (Grayscale Bitcoin Trust), une fois celui-ci converti en ETF.

Mais une fois la fièvre vendeuse retombée, les flux vers les ETF en bitcoins américains, comme celui du géant de la gestion d'actifs BlackRock, ont augmenté.

Les produits d'investissements liés aux cryptoactifs cotés en bourse ont attiré environ 5,7 milliards de dollars (approximativement 5,15 milliards d'euros) depuis le début de l'année, selon les calculs du gestionnaire d'actifs CoinShares publiés lundi.

«Appui institutionnel croissant»

Autre preuve "de l'appui institutionnel croissant qui alimente la hausse des cours", selon M. Morch, l'entreprise de logiciels Microstrategy a annoncé lundi avoir acheté 3.000 bitcoins supplémentaires (l'équivalent de 155 millions de dollars aux cours d'alors selon le fondateur de Microstrategy, Michael Saylor), portant le total de ses avoirs en bitcoins à 193.000 bitcoins (environ 6,09 milliards de dollars).

Le cours du bitcoin a également été stimulé par les attentes que la Réserve fédérale américaine (Fed) et les autres grandes banques centrales commenceront à réduire leurs taux d'intérêt cette année, diminuant l'attractivité du dollar et des bons du Trésor américains auprès des investisseurs.

Enfin, note James Harte, de Tickmill, les prix sont également soutenus à court terme car de gros acteurs du secteur investissent dans le bitcoin avant un phénomène technique appelé "halving" (ou "réduction de moitié" en anglais), attendu en avril.

Le bitcoin est créé – ou "extrait" – en guise de récompense lorsque des ordinateurs puissants résolvent des problèmes complexes. Mais la quantité de bitcoins est limitée et tous les quatre ans environ, la récompense accordée aux "mineurs" qui l'extraient est divisée par deux.

Le prochain "halving" devrait ralentir la vitesse à laquelle les nouveaux bitcoins entrent sur le marché, renforçant donc sa valeur.

Depuis le dernier halving en mai 2020, "le prix du bitcoin a augmenté de plus de 600%", remarque Simon Peters, analyste d'eToro, et bien que le pourcentage de hausse diminue entre chaque cycle, "il est très possible que le sommet des prix se situe quelque part dans les six chiffres".