Tunisie: environ 300 manifestants demandent «la libération des détenus politiques»

Des personnes brandissent des pancartes demandant la libération de prisonniers politiques lors d'une manifestation à l'appel de la coalition d'opposition du Front de salut national à Tunis, le 18 juin 2023. (AFP).
Des personnes brandissent des pancartes demandant la libération de prisonniers politiques lors d'une manifestation à l'appel de la coalition d'opposition du Front de salut national à Tunis, le 18 juin 2023. (AFP).
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Publié le Dimanche 18 juin 2023

Tunisie: environ 300 manifestants demandent «la libération des détenus politiques»

  • «Liberté, liberté», ont scandé les 250 à 300 manifestants réunis dans le centre de Tunis qui brandissaient des photos de ceux qu'ils considèrent comme «des détenus politiques»
  • «Ils sont emprisonnés parce qu'ils ont exercé leur droit légitime à la dissidence», a déclaré Ahmed Nejib Chebbi, président du FSN, aux manifestants

TUNIS : Plusieurs centaines de partisans du Front de salut national (FSN), le principal bloc d'opposants au président tunisien Kais Saied, ont manifesté dimanche pour réclamer la libération d'une vingtaine de personnalités arrêtées depuis février pour "complot contre la sécurité de l'Etat".

"Liberté, liberté" ou "unité nationale contre le populisme", ont scandé les 250 à 300 manifestants réunis dans le centre de Tunis qui brandissaient des photos de ceux qu'ils considèrent comme "des détenus politiques".

Aux cris de "dégage, dégage", ils ont aussi réclamé une élection présidentielle anticipée alors que le terme du mandat du président Saied, que l'opposition accuse de "dérive dictatoriale", est prévu en octobre 2024.

Depuis début février, les autorités ont lancé une campagne d'arrestations qui a visé des militants politiques, dont le co-fondateur du FSN, Jaouhar Ben Mbarek, et le chef du mouvement islamo-conservateur Ennahdha, membre du FSN, Rached Ghannouchi, ainsi que des hommes d'affaires et le directeur d'une radio locale privée.

"Ils sont emprisonnés parce qu'ils ont exercé leur droit légitime à la dissidence", a déclaré Ahmed Nejib Chebbi, président du FSN, aux manifestants. M. Chebbi a été interrogé vendredi au pôle antiterroriste dans le cadre de la même enquête que les personnes détenues.

M. Chebbi a aussi demandé "à retourner aux urnes sous la supervision d'un organe indépendant" pour organiser "une élection présidentielle avec égalité des chances".

Le président Kais Saied a accusé les personnes visées par l'enquête de "comploter contre la sécurité intérieure et extérieure de l'Etat" tunisien et les a qualifiées de "terroristes".

Vendredi, un juge d'instruction a émis une interdiction pour les médias audiovisuels en Tunisie d'évoquer deux affaires dont il a la charge "pour préserver le bon déroulement des investigations, le secret de l'instruction et la protection des données personnelles des prévenus".

Cette vague d'arrestations a été décrite par Amnesty International comme une "chasse aux sorcières motivée par des considérations politiques". "Les détenus dans cette affaire ont été interrogés sur leurs rencontres et échanges téléphoniques avec des diplomates étrangers, d'autres sur des interviews accordées à des médias", selon l'ONG.

L'opposition accuse M. Saied, qui martèle régulièrement que "la justice est indépendante", d'avoir "la mainmise sur le pouvoir judiciaire".

Depuis le 25 juillet 2021, M. Saied, un spécialiste de droit constitutionnel élu démocratiquement et à une large majorité en 2019, s'est emparé de tous les pouvoirs en modifiant la Constitution pour instaurer un système hyperprésidentialiste.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.