Libye: L'émissaire de l'ONU sceptique au sujet d'une entente sur les élections

Abdoulaye Bathily a estimé dans son rapport que l'accord conclu au Maroc constituait «une avancée importante, mais insuffisante pour résoudre les questions les plus controversées et permettre la tenue d'élections réussies» (Photo, AFP).
Abdoulaye Bathily a estimé dans son rapport que l'accord conclu au Maroc constituait «une avancée importante, mais insuffisante pour résoudre les questions les plus controversées et permettre la tenue d'élections réussies» (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 20 juin 2023

Libye: L'émissaire de l'ONU sceptique au sujet d'une entente sur les élections

  • Abdoulaye Bathily, chef de la Mission d'appui de l'ONU en Libye (Manul), a émis ces réserves dans un rapport présenté au Conseil de sécurité à New York
  • Selon l'envoyé de l'ONU, des articles controversés du cadre juridique sont susceptibles de provoquer une nouvelle crise dans le pays

TRIPOLI: L'émissaire de l'ONU en Libye a estimé lundi qu'une récente entente entre camps rivaux sur le cadre juridique de futures élections comportait des articles controversés susceptibles de provoquer une nouvelle crise dans le pays faute d'un accord politique entre les protagonistes.

Abdoulaye Bathily, chef de la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul), a émis ces réserves dans un rapport présenté au Conseil de sécurité à New York et dont le texte a été publié par ses services.

Une commission mixte dite 6+6, formée par le Parlement siégeant dans l'Est de la Libye et le Haut Conseil d'État, qui fait office de Sénat, basé dans l'ouest, avait annoncé avoir trouvé un terrain d'entente sur la base juridique des élections au terme d'une réunion à Bouznika au Maroc, malgré des points de dissension non résolus.

Base juridique

Ce texte est censé servir de base juridique à des élections présidentielle et législatives, qui étaient initialement prévues en décembre 2021 avant d'être reportées sine die en raison de divergences entre rivaux dans un pays en proie au chaos depuis le renversement du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

M. Bathily a estimé dans son rapport que l'accord conclu au Maroc constituait "une avancée importante, mais insuffisante pour résoudre les questions les plus controversées et permettre la tenue d'élections réussies".

Il a notamment cité comme points contentieux "les critères d'éligibilité à l'élection présidentielle, le lien entre les élections présidentielle et parlementaires et la question de la formation d'un nouveau gouvernement unifié" avant les scrutins.

«Stade critique»

Ces points "très controversés" nécessitent selon lui "un accord politique entre les principales parties prenantes et les principaux groupes d'intérêt de l'ensemble de l'échiquier politique libyen".

"Faute de quoi, les dispositions législatives correspondantes resteraient certainement inapplicables et pourraient même déclencher une nouvelle crise", a-t-il averti.

Deux gouvernements se disputent le pouvoir en Libye depuis un an : l'un installé à Tripoli (ouest), dirigé par Abdelhamid Dbeibah, l'autre dans l'Est, soutenu par le très puissant maréchal Khalifa Haftar.

"Le processus politique en Libye (...) a de nouveau atteint un stade critique", a estimé M. Bathily, appelant les membres du Conseil de sécurité à faire pression sur les protagonistes pour qu'ils "fassent preuve de la volonté politique requise pour conduire leur pays à des élections réussies".


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.