Arrestations en Cisjordanie après une attaque ayant tué quatre Israéliens

Des experts légistes israéliens inspectent les lieux d'une attaque devant un restaurant près de la colonie juive d'Eli, dans le nord de la Cisjordanie occupée, le 20 juin 2023. (AFP)
Des experts légistes israéliens inspectent les lieux d'une attaque devant un restaurant près de la colonie juive d'Eli, dans le nord de la Cisjordanie occupée, le 20 juin 2023. (AFP)
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Publié le Mercredi 21 juin 2023

Arrestations en Cisjordanie après une attaque ayant tué quatre Israéliens

  • Deux Palestiniens ont abattu mardi quatre Israéliens près d'Eli: deux habitants de cette colonie juive, un adolescent de 17 ans et un jeune homme, tous deux venant du centre d'Israël
  • Quatre autres personnes ont été blessées par balles, dont l'une se trouve mercredi dans un état grave, mais stable, après avoir été opérée dans la nuit

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé mercredi matin avoir arrêté "trois personnes recherchées" lors d'une opération dans le village d'Ourif en Cisjordanie occupée, d'où sont originaires selon elle les deux Palestiniens auteurs de l'attaque ayant coûté la vie à quatre Israéliens la veille.

Elles ont été "transférées en vue de leur interrogatoire par les forces de sécurité", indique l'armée dans un communiqué.

Deux Palestiniens ont abattu mardi quatre Israéliens près d'Eli: deux habitants de cette colonie juive, un adolescent de 17 ans et un jeune homme, tous deux venant du centre d'Israël.

Quatre autres personnes ont été blessées par balles, dont l'une se trouve mercredi dans un état grave, mais stable, après avoir été opérée dans la nuit, selon l'hôpital Shaarei Tsedek de Jérusalem.

Les deux assaillants palestiniens ont été tués après l'attaque.

Les soldats déployés à Ourif "s'efforcent (...) de dresser les plans des maisons des terroristes qui ont perpétré l'attentat", a affirmé l'armée.

Le relevé des plans des logements des deux assaillants présumés précède leur destruction.

Israël détruit régulièrement le domicile de Palestiniens accusés d'avoir mené des attaques contre des Israéliens. Le gouvernement défend l'effet dissuasif de cette politique mais ses détracteurs dénoncent une punition collective affectant des familles qui se retrouvent à la rue.

L'attaque près d'Eli a eu lieu au lendemain de violents affrontements au cours d'un raid meurtrier de l'armée israélienne dans le camp de réfugiés de Jénine (nord de la Cisjordanie), où les soldats se sont heurtés à une forte résistance locale.

Le ministère palestinien de la Santé a annoncé mercredi matin qu'une adolescente de 15 ans blessée lors de ce raid avait succombé à ses blessures, ce qui porte à sept, dont un combattant du Jihad islamique, le nombre de Palestiniens tués lors de ce raid militaire.

Lundi un autre Palestinien membre du Jihad islamique a été tué par des tirs de soldats israéliens près de Bethléem, dans le sud de la Cisjordanie.

Hors Jérusalem-Est occupée et annexée, près de trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie. Environ 490.000 Israéliens y habitent aussi dans des colonies considérées par l'ONU comme illégales au regard du droit international.


Gaza: la Défense civile annonce au moins 20 morts dont des enfants dans deux frappes aériennes à Khan Younès

Une première frappe a visé une maison familiale du quartier d'al-Manara, dans le sud-est de la ville, faisant 14 morts dont neuf enfants de moins de seize ans, selon le porte-parole de l'organisme, Mahmoud Bassal. (AFP)
Une première frappe a visé une maison familiale du quartier d'al-Manara, dans le sud-est de la ville, faisant 14 morts dont neuf enfants de moins de seize ans, selon le porte-parole de l'organisme, Mahmoud Bassal. (AFP)
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  • L'armée israélienne poursuit ses opérations dans la bande de Gaza et a lancé une nouvelle offensive dans le nord du territoire où, selon elle, les combattants du Hamas se regroupent
  • Selon la Défense civile, plus de 770 personnes sont mortes dans le nord depuis le début de cette offensive le 6 octobre

TERRITOIRES PALESTINIENS: Au moins 20 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans deux frappes aériennes israéliennes nocturnes sur Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, a annoncé vendredi la Défense civile du territoire palestinien.

Une première frappe a visé une maison familiale du quartier d'al-Manara, dans le sud-est de la ville, faisant 14 morts dont neuf enfants de moins de seize ans, selon le porte-parole de l'organisme, Mahmoud Bassal.

Une autre a visé une seconde maison à proximité, tuant six personnes, a-t-il précisé.

Les victimes ont été transportées à l'hôpital européen de la ville, où les corps de plusieurs enfants ont été enveloppés d'un linceul par leurs proches, selon des photographes de l'AFP.

L'armée israélienne a seulement indiqué dans un communiqué avoir "éliminé plusieurs terroristes depuis les airs et le sol et démantelé de nombreuses infrastructures terroristes".

L'armée israélienne poursuit ses opérations dans la bande de Gaza et a lancé une nouvelle offensive dans le nord du territoire où, selon elle, les combattants du Hamas se regroupent.

Selon la Défense civile, plus de 770 personnes sont mortes dans le nord depuis le début de cette offensive le 6 octobre.

La guerre a Gaza a été déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien sur le sud d'Israël le 7 octobre 2023.

L'attaque a entraîné la mort de 1.206 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur les données officielles israéliennes, incluant les otages tués ou morts en captivité.

Sur les 251 personnes alors enlevées, 97 restent otages à Gaza, dont 34 ont été déclarées mortes par l'armée.

En représailles, Israël a juré d'anéantir le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, et lancé une offensive dans laquelle au moins 42.847 Palestiniens ont été tués, majoritairement des civils, d'après les données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l'ONU.


Trois journalistes tués au Liban, qui dénonce un «crime de guerre » israélien

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BEYROUTH: Trois journalistes ont été tués dans une frappe israélienne vendredi au Liban, le gouvernement dénonçant un "crime de guerre" au moment où Israël intensifie ses bombardements contre le Hezbollah tout en menant une offensive terrestre dans le sud du pays.

L'armée israélienne poursuit parallèlement son offensive dans la bande de Gaza contre le mouvement islamiste palestinien Hamas, allié du Hezbollah et lui aussi soutenu par l'Iran, où des frappes aériennes ont fait au moins vingt morts, selon la Défense civile.

Au Liban, la chaîne pro-iranienne Al Mayadeen a annoncé la mort d'un cameraman, Ghassan Najjar, et d'un ingénieur de radiodiffusion, Mohammad Reda, dans une frappe qu'elle a qualifiée de "délibérée contre une résidence de journalistes".

 


Blinken estime « vraiment urgent » de parvenir à une «solution diplomatique » au Liban

"Nous voulons nous assurer que, dans des endroits comme Beyrouth, il y a un réel effort pour s'assurer que les gens sont sains et saufs et que les civils ne sont pas pris dans ces tirs croisés", a dit M. Blinken. (AFP)
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  • "Nous avons le sentiment qu'il est vraiment urgent de parvenir à une solution diplomatique et à la mise en œuvre intégrale de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, afin qu'il puisse y avoir une véritable sécurité le long de la front
  • M. Blinken a déclaré qu'il était essentiel d'"obtenir les ententes nécessaires à la mise en œuvre complète" de cette résolution

LONDRES: Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a estimé vendredi à Londres qu'il était "vraiment urgent" de parvenir à une "solution diplomatique" au Liban.

"Nous avons le sentiment qu'il est vraiment urgent de parvenir à une solution diplomatique et à la mise en œuvre intégrale de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, afin qu'il puisse y avoir une véritable sécurité le long de la frontière entre Israël et le Liban", a déclaré M. Blinken après avoir rencontré le Premier ministre libanais Najib Mikati dans la capitale britannique.

La résolution 1701 adoptée en 2006 a mis fin à une guerre précédente entre le Hezbollah et Israël. Elle prévoit la cessation des hostilités entre les deux parties et stipule que seuls l'armée libanaise et les Casques bleus doivent être déployés dans le sud du Liban, frontalier d'Israël.

M. Blinken a déclaré qu'il était essentiel d'"obtenir les ententes nécessaires à la mise en œuvre complète" de cette résolution.

Il a également plaidé en faveur de la protection des civils, sans appeler à un cessez-le-feu.

"Nous voulons nous assurer que, dans des endroits comme Beyrouth, il y a un réel effort pour s'assurer que les gens sont sains et saufs et que les civils ne sont pas pris dans ces tirs croisés", a-t-il ajouté.

M. Mikati n'a fait aucune remarque à la presse à l'occasion de sa rencontre avec M. Blinken.

La veille, au cours de la conférence sur le Liban à Paris, il avait déclaré que seuls l'État et l'armée libanaise devraient porter des armes.

Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, qui s'est entretenu séparément avec M. Blinken à Londres, a déclaré que le gouvernement libanais avait clairement fait savoir qu'il mettrait en œuvre la résolution 1701. "L'agression contre le Liban doit immédiatement cesser. Rien ne justifie sa poursuite", a dit M. Safadi.

Au moins 1.552 personnes ont été tuées au Liban depuis le début de la campagne de frappes aériennes israéliennes le 23 septembre, d'après un comptage de l'AFP reposant sur des données officielles.