Les examens du brevet 2023 annulés au Liban pour des raisons logistiques

Le ministre de l'Éducation Abbas Halabi (Photo, Ani).
Le ministre de l'Éducation Abbas Halabi (Photo, Ani).
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Publié le Mercredi 21 juin 2023

Les examens du brevet 2023 annulés au Liban pour des raisons logistiques

  • Le ministre de l'Éducation par intérim a annoncé l’annulation du brevet après une réunion du cabinet en raison de la difficulté à assurer les réquisitions logistiques au sein des forces de sécurité
  • L'aggravation de la crise financière au Liban et la dévaluation de la monnaie locale ont frappé de plein fouet les collèges et les universités libanaises

BEYROUTH: Le ministre de l'Éducation par intérim a déclaré mercredi à la suite de la session du cabinet que le gouvernement libanais avait pris la décision d'annuler les examens officiels du brevet pour l’année 2023 en raison de la difficulté du gouvernement à assurer les réquisitions logistiques au sein des forces de sécurité, a rapporté l’Agence nationale d’informations (ANI).

«Le gouvernement libanais a exigé l'annulation des examens du brevet pour cette année, et il semble qu'il y ait des difficultés logistiques pour les forces de sécurité à garantir le succès des examens. C’est pourquoi nous avons pris cette décision», a déclaré Abbas Halabi après une session du cabinet mercredi, selon l'ANI. Les raisons ne sont nullement d'ordre financière assure le gouvernement. M. Halabi a  en effet affirmé que le gouvernement était parvenu à obtenir les fonds nécessaires à la gestion des examens secondaires.

Cet incident rappelle des épisodes de l'année 2020 et 2021, lorsque l'ancien ministre libanais de l'Éducation, Tarek Majzoub, avait annulé les examens officiels du brevet. Un arrêté ministériel avait été pris en réponse à la pandémie de Covid-19, qui avait poussé les écoles et les institutions à fermer leurs portes afin de minimiser la propagation du virus.

En 2022, 60 933 étudiants libanais ont passé leurs examens officiels du brevet, dans un contexte de graves coupures de courant, de pénuries d'eau et de coûts de transport en augmentation.

Dans certains centres de la ville de Dinniyeh, au nord du Liban, les examens ont été retardés de plus de deux heures en raison d’une coupure de courant.

Crise financière, éducationnelle?

L'aggravation de la crise financière au Liban et la dévaluation de la monnaie locale ont frappé de plein fouet les collèges et les universités libanaises.

La plupart des enseignants et des professeurs d'université ont quitté le pays à la recherche d'emplois mieux rémunérés à l'étranger. Les enseignants des établissements publics et des collèges continuent d'être payés à un taux de change nettement inférieur à celui du marché noir (sur le marché noir, un dollar = 93 000 livres libanaises), selon des chiffres publiés mercredi.

Les enseignants ont organisé à plusieurs reprises des manifestations, bloquant les routes menant au ministère de l’Éducation, mais en vain. En réponse, les augmentations de salaires ont toujours été très faibles par rapport au coût de vie au Liban. 

La décision concernant l'annulation du brevet intervient alors que le nouvel «envoyé spécial» du président français, Emmanuel Macron, pour le Liban, Jean-Yves Le Drian, est arrivé à Beyrouth pour tenter de «faciliter une solution» dans le pays sans président depuis octobre dernier.

 


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.