Engouement toujours fort des Tunisiens pour le Hajj, malgré une facture plus élevée

Des pèlerins traversent une route à La Mecque le 24 juin 2023, alors que les musulmans du monde entier arrivent pour le pèlerinage annuel du Hajj. (Photo, AFP)
Des pèlerins traversent une route à La Mecque le 24 juin 2023, alors que les musulmans du monde entier arrivent pour le pèlerinage annuel du Hajj. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 25 juin 2023

Engouement toujours fort des Tunisiens pour le Hajj, malgré une facture plus élevée

  • Chaque année, tous attendent avec impatience le coup d’envoi de la course au précieux sésame qu’organise le ministère des Affaires religieuses
  • Le président de la Commission du Hajj et de l’Omra à la FTAV propose d’introduire, en plus de la formule officielle par tirage au sort administrée par le ministère des Affaires religieuses, un «Hajj touristique», organisé par les agences de voyages

TUNIS: Malgré une hausse du prix de près de 20%, plus de 200 000 Tunisiens se sont portés candidats pour faire le pèlerinage de La Mecque

Les Tunisiens ont été, sont et resteront très attachés au pèlerinage. En 2023, le nombre de candidats, qui s’élève à 219 000, n'a pas encore atteint son niveau d'avant la pandémie de Covid-19, qui était de 236 000.

Chaque année, tous attendent avec impatience le coup d’envoi de la course au précieux sésame qu’organise le ministère des Affaires religieuses. Un communiqué informe à chaque fois sur les modalités à suivre, le nombre de pèlerins qui auront la chance de décrocher le précieux passe et, surtout, le prix du voyage à La Mecque. 

Cette année, les Tunisiens ont appris deux nouvelles, une bonne et une mauvaise…

La bonne: réduit par les autorités saoudiennes de plus de la moitié à 4 972 en 2020 et 2021, le quota de la Tunisie retrouve, avec le nombre de 10 982, son niveau d’avant la pandémie de Covid-19. La mauvaise: en 2023, le pèlerinage sera beaucoup plus cher pour les Tunisiens. Avec un bond de près de 20%, la facture va passer de 16 400 à 19 400 dinars (1 dinar tunisien = 0,30 euro). Et d’après le ministre des Affaires religieuses, Ibrahim Chaibi, cela aurait pu être pire.

Lors d’une conférence de presse, le ministre a révélé que les frais avaient été initialement fixés à plus de 21 000 dinars par personne, et qu’ils ont été revus à la baisse à la demande du président, Kaïs Saïed. Mais, même à 19 400 dinars, le pèlerinage du Tunisien, qui était le moins cher de tous les pays du Maghreb, devient cette année le plus cher – à l’exception de la Mauritanie.

Vice-président de la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV), Sami ben Saidane affirme à une radio locale qu’«il est possible de proposer des prix moins élevés» en levant partiellement le monopole étatique.

Vice-président de la Fédération tunisienne des agences de voyages (FTAV), Sami ben Saidane affirme à une radio locale qu’«il est possible de proposer des prix moins élevés» en levant partiellement le monopole étatique. Car, contrairement aux autres pays du Maghreb où cette activité est ouverte totalement ou en partie aux privés, c’est un opérateur public, la Société des services nationaux et des résidences (SNR), qui, en Tunisie, commercialise les packages du pèlerinage à la Mecque. 

À titre d’exemple, au Maroc, deux tiers du marché – 22 800 sur un total de 35 000 pèlerins – sont gérés par le ministère des Habous et des Affaires islamiques et le reste est alloué aux agences de voyages. 

Mohamed Elyes ben Othmane, voyagiste depuis trente-cinq ans, attribue la hausse des prix du Hajj principalement aux coûts des services, tels que le transport aérien et l'hébergement. Il affirme qu'il est possible de réduire les dépenses liées au Hajj pour les personnes ayant des revenus plus modestes. 

Le président de la Commission du Hajj et de l’Omra à la FTAV propose d’introduire, en plus de la formule officielle par tirage au sort administrée par le ministère des Affaires religieuses, un «Hajj touristique», organisé par les agences de voyages. Ce dernier durerait quinze jours au lieu de près d’un mois. «Dans ce cadre, nous pourrions proposer un Hajj économique, un deuxième “économique haut de gamme” et un troisième VIP. Les prix pourraient se situer entre 4 450 et 8 900 euros.» Cependant, «les autorités refusent cette idée depuis près de trente ans», se désole Elyes ben Othmane.


Le président libanais à Rome jeudi pour évoquer l'avenir de la force de l'ONU

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que le Liban privilégiait une prolongation du mandat de la Finul, une option à laquelle Israël s’oppose. (Archives/Agence de presse libanaise)
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que le Liban privilégiait une prolongation du mandat de la Finul, une option à laquelle Israël s’oppose. (Archives/Agence de presse libanaise)
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  • Le président libanais Joseph Aoun se rendra à Rome pour discuter de l’avenir de la Finul, dont le mandat expire fin 2026
  • Beyrouth privilégie une prolongation de la mission de l’ONU, mais envisage une force internationale alternative avec la France et l’Italie pour éviter un vide sécuritaire

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun se rendra à Rome jeudi pour des discussions sur le futur de la force de maintien de la paix dans son pays, dont le mandat expire fin 2026, a affirmé à l'AFP un responsable libanais.

La visite intervient après que la France et l'Italie, qui fournissent d'importants contingents de militaires à cette Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), ont dit en juin vouloir établir une coalition internationale pour lui succéder.

M. Aoun doit rencontrer son homologue Sergio Mattarella et la Première ministre Giorgia Meloni pour discuter de "l'avenir des forces internationales, notamment à la lumière de l'initiative franco-italienne visant à mettre en place une force pour remplacer la Finul", a indiqué le responsable sous couvert d'anonymat.

Selon lui, le président libanais rencontrera également le pape Léon XIV au Vatican et l'informera "des contacts que le Liban a établis depuis le début des négociations" avec Israël.

Le Liban et Israël ont mené au printemps des pourparlers directs, accueillis à Rome à deux reprises, et ont abouti en juin à la conclusion d’un accord-cadre sous l'égide des Etats-Unis, qui prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, en commençant par des "zones pilotes".

Le Liban avait été entraîné début mars dans le conflit entre l'Iran d'une part, Israël et les Etats-Unis d'autre part, lorsque le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à Téhéran, avant de subir une riposte aérienne et terrestre.

M. Aoun a déclaré que le choix privilégié du Liban est une prolongation du mandat de la Finul, à laquelle Israël s'oppose. Le Liban et plusieurs autres pays redoutent un vide sécuritaire si la Finul se retire sans alternative.

Lundi, le président libanais a indiqué que "le second choix consiste à adopter une formule qui garantisse la présence continue des forces internationales dans le sud" du pays, aux côtés de l'armée libanaise "et en coordination avec elle".

Début juin, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait estimé "nécessaire" le maintien d'une présence militaire de l'ONU, proposant trois options allant de près de 2.000 à plus de 5.500 personnels en uniforme.

Le mois dernier, 86 députés libanais ont signé une lettre exhortant le Conseil de sécurité de l'ONU à maintenir les Casques bleus.

La Finul compte actuellement 7.500 Casques bleus, provenant d'une cinquantaine de pays. Présente au Liban depuis 1978, elle n'a pas empêché la résurgence des conflits.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis juin, Israël mène encore des frappes ponctuelles au Liban. Les forces israéliennes ont établi dans le sud du Liban ce qu'elles désignent comme une "zone de sécurité", sur une bande d'environ 10 kilomètres de large, le long de la frontière.


L'Iran offre 30.000 dollars pour tuer ou capturer des soldats américains

L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme. (AFP)
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  • "Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans"
  • En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire

TEHERAN: L'armée iranienne a annoncé dimanche une prime de 30.000 dollars pour toute personne qui tuerait ou capturerait un soldat américain, avec une récompense doublée si l'action est menée par une femme.

Le chef d'état-major de l'armée, Amir Hatami, a affirmé que ce dispositif avait été mis en place à la suite d'un "grand nombre de demandes" de personnes souhaitant contribuer financièrement, selon l'agence officielle Irna.

"Quiconque tue ou capture et remet à l'armée de la République islamique d'Iran un militaire américain envahisseur recevra une récompense équivalente à 30.000 dollars, soit cinq milliards de tomans", a-t-il déclaré, en utilisant cette unité monétaire informelle équivalant à 10.000 rials iraniens.

En employant le terme "envahisseur", Amir Hatami suggère qu'il s'agirait du cas où l'Iran ferait l'objet d'une violation de son territoire.

Aucun déploiement connu de troupes américaines au sol n'a eu lieu en Iran pendant la guerre au Moyen-Orient, à l'exception d'une mission de sauvetage menée en avril pour porter secours à un pilote américain dont l'appareil s'était écrasé.

"Les courageuses femmes iraniennes qui accompliront une telle action recevront le double de cette récompense", a-t-il ajouté.

La guerre entre Téhéran et Washington a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre la République islamique qui a répliqué en lançant des frappes sur les pays du Golfe alliés de Washington.

Un cessez-le-feu a été conclu en avril suivi d'un accord-cadre en juin en vue de négociations de paix, qui a ensuite volé en éclats.

L'Iran et les Etats-Unis ont depuis échangé sporadiquement des frappes qui se concentrées principalement autour du stratégique détroit d'Ormuz.


L'émissaire de Trump se rendra en Israël pour tenter d'aplanir les divergences sur Gaza

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien. (AFP)
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  • M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer
  • Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route"

JERUSALEM: Jared Kushner, l'émissaire et gendre de Donald Trump, se rendra en Israël la semaine prochaine pour tenter d'aplanir les divergences entre les deux alliés sur le plan américain pour la bande de Gaza, a déclaré une source au sein du "Conseil de paix".

Il se rendra avec Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour ce territoire palestinien du "Conseil de paix" créé par le président américain, en Israël et en Egypte, un pays médiateur-clé.

Cette visite interviendra après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté publiquement le 9 août la feuille de route américaine en 15 points annoncée fin juillet par M. Mladenov, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait israélien de la bande de Gaza.

Si ce mouvement islamiste palestinien l'a acceptée, Israël a dit lier tout départ de ses soldats à un "véritable" désarmement du Hamas.

Selon une source au sein du "Conseil de Paix", MM. Kushner et Mladenov espèrent "des discussions constructives" sur le plan de paix global de Donald Trump pour la bande de Gaza, dont le premier jalon a été le cessez-le-feu décrété en octobre 2025. Depuis, les frappes israéliennes ont diminué en intensité, sans s'arrêter pour autant.

"Les Etats-Unis et Israël s'accordent sur l'issue souhaitée à Gaza, c'est-à-dire un Hamas démilitarisé", a précisé la même source, qui a requis l'anonymat.

"Nous allons écouter les préoccupations soulevées et discuter des prochaines étapes", a-t-elle poursuivi.

Une première version du plan pour la bande de Gaza rendue publique par le "Conseil de Paix", à laquelle le Hamas avait donné son accord, prévoyait un retrait israélien progressif d'une grande partie de ce territoire palestinien.

Mais M. Mladenov est ensuite revenu sur ses propos et a déclaré qu'Israël n'aurait pas à retirer ses forces tant que le Hamas ne se serait pas entièrement désarmé.

M. Netanyahu, sur la sellette avant les élections législatives d'octobre dont le résultat paraît incertain, a promis qu'il n'y aurait pas de retrait et a mis en doute la volonté du Hamas de se désarmer, exigeant que celui-ci détruise ses armes de manière vérifiable.

Le Hamas de son côté a insisté sur le fait qu'il soutenait l'accord. "Nous continuons à attendre que les médiateurs et la partie américaine fassent pression sur Netanyahu et son gouvernement pour les contraindre à respecter la feuille de route", a dit à l'AFP Bassem Naim, membre du bureau politique de ce mouvement islamiste.

Il a appelé les Etats-Unis à "empêcher la perturbation du processus (de mise en oeuvre) de l'accord de cessez-le-feu pour des raisons politiques et électorales".