Lafarge en Syrie: l'enquête clôturée sur le volet financement du terrorisme

Une vue générale montre la cimenterie Lafarge Cement Syria (LCS) à Jalabiya, à environ 30 km d'Ain Issa, dans le nord de la Syrie, le 19 février 2018.(AFP).
Une vue générale montre la cimenterie Lafarge Cement Syria (LCS) à Jalabiya, à environ 30 km d'Ain Issa, dans le nord de la Syrie, le 19 février 2018.(AFP).
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Publié le Lundi 26 juin 2023

Lafarge en Syrie: l'enquête clôturée sur le volet financement du terrorisme

  • La clôture des activités du groupe Lafarge en Syrie concerne les infractions de financement du terrorisme et de non-respect d'une mesure internationale de restrictions des relations économiques et financières avec l'étranger
  • D'autres faits visés par l'information judiciaire, la complicité de crimes contre l'humanité, un crime passible de la cour d'assises, et la mise en danger de la vie d'autrui, restent sous enquête

PARIS : Les juges d'instruction chargés de l'enquête sur les activités du groupe Lafarge en Syrie ont clôturé jeudi la partie portant sur les suspicions de financement du terrorisme, a appris l'AFP lundi de sources proches du dossier.

Selon l'avis de fin d'information partielle, dont l'AFP a eu connaissance lundi, cette clôture concerne les infractions de financement du terrorisme et de non-respect d'une mesure internationale de restrictions des relations économiques et financières avec l'étranger, des délits passibles du tribunal correctionnel.

Il appartient désormais aux parties de faire connaître leurs observations, et au parquet national antiterroriste de prendre ses réquisitions dans un délai de trois mois, avant la décision finale des juges d'instruction sur la tenue éventuelle d'un procès.

D'autres faits visés par l'information judiciaire, la complicité de crimes contre l'humanité, un crime passible de la cour d'assises, et la mise en danger de la vie d'autrui, restent sous enquête.

Lafarge, désormais filiale d'Holcim, est soupçonné d'avoir versé en 2013 et 2014, via sa filiale syrienne LCS, plusieurs millions d'euros à des groupes jihadistes, dont l'organisation Etat islamique (EI), et à des intermédiaires, afin de maintenir l'activité d'une cimenterie en Syrie à Jalabiya, alors même que le pays s'enfonçait dans la guerre.

Dans ce contexte, il avait maintenu l'activité de ses salariés syriens sur le site jusqu'en septembre 2014, alors que ses employés de nationalité étrangère avaient été évacués en 2012.

Dans l'information judiciaire ouverte en 2017, Lafarge est principalement mis en examen en France pour complicité de crimes contre l'humanité, financement du terrorisme et mise en danger d'autrui.

En octobre, Lafarge a conclu un accord avec la justice américaine, acceptant de plaider coupable et de payer 778 millions de dollars de pénalité, pour avoir fait "le choix impensable" en 2013 et 2014 de collaborer avec le groupe "terroriste" EI en Syrie.

Plusieurs sources proches du dossier se demandent si le principe juridique du "non bis in idem", qui interdit d'être condamné deux fois pour les mêmes faits, pourrait empêcher Lafarge d'être jugé en France pour l'infraction de financement du terrorisme.

En septembre 2021, la Cour de cassation avait entériné les poursuites sur ce volet.

Mais elle avait rouvert les débats concernant les infractions de crimes contre l'humanité et de mise en danger de la vie d'autrui.

Après des démêlés procéduraux, une audience doit se tenir le 19 septembre à la Cour de cassation, alors que Lafarge conteste ces mises en cause.

Outre Lafarge SA, dix personnes physiques ont été mises en examen dans ce dossier.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.