Cisjordanie: Israël admet son incapacité à stopper les actions violentes des colons

Les forces israéliennes ont eu du mal à répartir leur attention entre les colons et les militants palestiniens, signale Gallant (Photo, AFP).
Les forces israéliennes ont eu du mal à répartir leur attention entre les colons et les militants palestiniens, signale Gallant (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 29 juin 2023

Cisjordanie: Israël admet son incapacité à stopper les actions violentes des colons

  • Les militants problématiques ne sont pas nombreux, mais il y a trop de Palestiniens à protéger, estime le ministre de la Défense
  • Geste rare, quatre colons soupçonnés d'avoir attaqué des Palestiniens ont été placés en détention administrative

DJEDDAH: Israël a du mal à prévenir la violence des colons militants contre des civils palestiniens en Cisjordanie occupée, a reconnu mercredi le ministre de la Défense du pays.

Les aveux de Yoav Gallant à la Knesset fait suite à une série d'attaques perpétrées par des colons, dont un déchaînement la semaine dernière au cours duquel un jeune Palestinien a été tué. Les émeutiers se sont comptés par centaines et comprenaient des hommes masqués et armés, dont au moins deux soldats qui n'étaient pas en service.

Gallant a condamné ces actes de violence en les qualifiant de «phénomène social dangereux que nous devons combattre». Il a indiqué que les militants étaient un «petit groupe» composé de colons marginaux et de leurs partisans au sein d'Israël.

Les forces israéliennes ont eu du mal à répartir leur attention entre les colons et les militants palestiniens. «Il y a 500 villages palestiniens, dont certains sont aussi grands que des villes. Il y a des dizaines de milliers de personnes. Il est impossible de les protéger tous en même temps.»

Gallant a révélé qu'il était difficile d'arrêter des Israéliens «parce qu'ils ne font pas l'objet d'une surveillance», admettant ainsi que les Palestiniens étaient traités différemment.

«Niveaux extrêmes de violence»

Dans un geste rare, quatre colons soupçonnés d'avoir attaqué des Palestiniens ont été placés en détention administrative, une mesure controversée, qui ne s'applique généralement qu'aux Palestiniens.

Néanmoins, Israël reste soumis à une pression croissante de la part des États-Unis concernant les violences commises par les colons, car un grand nombre des victimes sont des Américains d'origine palestinienne titulaires d'un passeport américain.

«La responsabilité et la justice doivent être recherchées avec la même vigueur dans tous les cas de violence extrémiste», a déclaré le bureau américain des affaires palestiniennes.

À l'ONU, l'envoyé pour le Moyen-Orient, Tor Wennesland, s'est dit «alarmé par les niveaux extrêmes de violence des colons, dont un grand nombre, souvent armés, attaquent systématiquement les villages palestiniens, terrorisant les communautés, parfois à proximité des forces de sécurité israéliennes».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les ministres saoudien et iranien des Affaires étrangères discutent des évolutions régionales lors d’un entretien téléphonique

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane. (Archive/AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane. (Archive/AFP)
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  • Cet entretien s’inscrit dans le cadre du dialogue en cours entre Riyad et Téhéran visant à renforcer la stabilité régionale

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone jeudi avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, a rapporté l’agence de presse officielle SPA.

Selon un communiqué du ministère saoudien des Affaires étrangères, les deux responsables ont évoqué les dernières évolutions régionales ainsi que les moyens de soutenir la sécurité et la stabilité dans la région. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Gaza: le plan Trump entre dans sa deuxième phase, accord sur un comité de gouvernance

Dans un communiqué commun, le Hamas, le Jihad islamique et d'autres mouvements palestiniens ont déclaré "soutenir" la formation du comité, s'engageant à lui permettre "d'assumer immédiatement" ses missions. (AFP)
Dans un communiqué commun, le Hamas, le Jihad islamique et d'autres mouvements palestiniens ont déclaré "soutenir" la formation du comité, s'engageant à lui permettre "d'assumer immédiatement" ses missions. (AFP)
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  • Les discussions du Caire ont eu lieu entre une délégation du Hamas et des médiateurs égyptiens, ainsi qu'entre les dirigeants de partis palestiniens
  • Dans un communiqué commun, le Hamas, le Jihad islamique et d'autres mouvements palestiniens ont déclaré "soutenir" la formation du comité, s'engageant à lui permettre "d'assumer immédiatement" ses missions

LE CAIRE: Washington a annoncé mercredi l'entrée dans la deuxième phase du plan américain visant à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, après l'annonce d'un accord des mouvements palestiniens sur la formation d'un comité transitoire de gouvernance.

"Nous annonçons le lancement de la phase deux du plan en 20 points" de Donald Trump, "passant du cessez-le-feu à la démilitarisation, à la gouvernance technocratique et à la reconstruction" de la bande de Gaza, a écrit sur X l'envoyé spécial Steve Witkoff.

Fruit de fortes pressions américaines, le cessez-le-feu est entré en vigueur le 10 octobre, soit un peu plus de deux ans après le début de la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas, le 7 octobre 2023, contre Israël.

Le président américain avait alors présenté une feuille de route, prévoyant notamment qu'un comité de transition administre le territoire palestinien sous la supervision d'un Conseil de la paix, présidé par Donald Trump.

L'Egypte, médiatrice dans le conflit, a annoncé mercredi qu'un "consensus" avait été trouvé entre toutes les parties sur la composition de ce comité palestinien de 15 membres, à l'issue de pourparlers au Caire.

L'ancien vice-ministre palestinien, Ali Shaath, doit en prendre la tête.

"Gérer la vie quotidienne" 

Devant la presse, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a dit espérer que cet organe serait déployé rapidement dans la bande de Gaza, en proie à une grave crise humanitaire, "pour gérer la vie quotidienne et les services essentiels".

Les discussions du Caire ont eu lieu entre une délégation du Hamas et des médiateurs égyptiens, ainsi qu'entre les dirigeants de partis palestiniens, selon des responsables du mouvement islamiste, qui ont requis l'anonymat.

Dans un communiqué commun, le Hamas, le Jihad islamique et d'autres mouvements palestiniens ont déclaré "soutenir" la formation du comité, s'engageant à lui permettre "d'assumer immédiatement" ses missions.

La présidence palestinienne, basée à Ramallah, a également apporté son soutien à cet organe dans un communiqué, ce qui "reflète la position du Fatah", dirigé par le président Mahmoud Abbas, a déclaré une source de la présidence à l'AFP.

Le Hamas a déclaré à plusieurs reprises qu'il ne cherchait pas à jouer un rôle au sein de la future gouvernance à Gaza.

Les pourparlers ont également porté sur le retrait des forces israéliennes du territoire palestinien, la réouverture du point de passage avec l'Egypte de Rafah (sud) et l'entrée de l'aide stockée côté égyptien, a précisé le Hamas.

Dernier otage israélien 

Les discussions sur cette deuxième phase du cessez-le-feu ont longtemps patiné, dans le contexte d'une très fragile trêve, les deux belligérants s'accusant mutuellement de la violer.

Israël avait déclaré qu'il n'entamerait pas les discussions sur cette étape suivante de l'accord avant le retour du corps de Ran Gvili, dernier otage israélien enlevé le 7-Octobre retenu à Gaza.

Le Forum des familles d'otages, principale association israélienne regroupant les proches des otages, a appelé le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, à "honorer ses engagements" et à ne pas passer à cette nouvelle étape du cessez-le-feu.

Le Hamas a dit de son côté accueillir favorablement l'annonce de M. Witkoff. "Les factions mettront tout en oeuvre pour assurer le succès des travaux du comité", a affirmé à l'AFP un responsable du mouvement, Taher al-Nounou.

La deuxième phase du plan Trump prévoit également le désarmement du Hamas, ce que le groupe refuse, et le retrait progressif des troupes israéliennes du territoire gazaoui, dont elles contrôlent encore environ la moitié et le lancement de la reconstruction.

Quant au futur Conseil de la paix, il sera représenté sur le terrain par le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, ancien envoyé des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient. Il a déjà entamé ses entretiens en Israël et Cisjordanie occupée la semaine dernière.

M. Trump devrait prochainement annoncer la composition du Conseil, les médias évoquant une quinzaine de dirigeants internationaux.

 


Gaza: Israël dit avoir tué six combattants dans le sud du territoire

Des personnes inspectent le site où au moins quatre Palestiniens ont trouvé la mort après l'effondrement de murs sur des tentes abritant des personnes déplacées à Gaza, sous une pluie battante et des vents violents, mardi 13 janvier 2026. (AP Photo/Jehad Alshrafi)
Des personnes inspectent le site où au moins quatre Palestiniens ont trouvé la mort après l'effondrement de murs sur des tentes abritant des personnes déplacées à Gaza, sous une pluie battante et des vents violents, mardi 13 janvier 2026. (AP Photo/Jehad Alshrafi)
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  • L’armée israélienne affirme avoir tué six combattants armés à l’ouest de Rafah, qualifiant l’incident de « violation flagrante » d’un cessez-le-feu déjà très fragile dans la bande de Gaza
  • Malgré la trêve entrée en vigueur le 10 octobre, les violences se poursuivent presque quotidiennement, sur fond de crise humanitaire aiguë et d’accusations réciproques de violations

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé mercredi avoir tué six combattants dans le sud de la bande de Gaza, revoyant à la hausse le bilan d'un affrontement survenu la veille à la suite de ce qu'elle a qualifié de "violation flagrante" du fragile cessez-le-feu dans le territoire palestinien.

"A la suite de l'incident survenu hier (mardi), au cours duquel six terroristes armés ont été repérés dans la zone ouest de Rafah, et après les recherches menées sur place, il est désormais confirmé que des soldats (...) ont éliminé les six terroristes lors d'un échange de tirs", écrit l'armée dans un communiqué.

"Des armes diverses" ont été retrouvées sur eux, ajoute le texte.

Mardi soir, l'armée israélienne avait expliqué avoir identifié des combattants dans l'ouest de Rafah, proches de ses soldats en précisant que ses chars avaient alors ouvert le feu. Elle mentionnait également des frappes aériennes et indiquait qu'au moins deux combattants avaient été tués.

Une source sécuritaire dans la bande de Gaza avait confirmé à l'AFP mardi dans la soirée des tirs israéliens à l'ouest de la ville de Rafah, sans plus de détails.

Aux termes d'un cessez-le-feu très fragile entré en vigueur dans la bande de Gaza le 10 octobre après deux années de guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, l'armée israélienne s'est repliée derrière une "ligne jaune" lui conférant encore le contrôle de plus de la moitié du petit territoire, dont la ville de Rafah.

La trêve entre Israël et le Hamas demeure des plus précaires. Les incidents sont quotidiens, les deux camps s'accusant mutuellement de violer les termes du cessez-le-feu, tandis que la situation humanitaire dans le territoire reste critique.

Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, au moins 447 Palestiniens, dont 165 mineurs, ont été tués, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas. L'armée israélienne a pour sa part fait état de trois soldats tués.