Cisjordanie: le Conseil de sécurité de l'ONU appelle à la «désescalade»

Des Palestiniens transportent le 24 juin 2023, le corps de Tareq Erdis, mort lors d'une opération israélienne dans le camp de réfugiés d'Askar, à l'Est de Naplouse, en Cisjordanie occupée. (Photo, AFP)
Des Palestiniens transportent le 24 juin 2023, le corps de Tareq Erdis, mort lors d'une opération israélienne dans le camp de réfugiés d'Askar, à l'Est de Naplouse, en Cisjordanie occupée. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 29 juin 2023

Cisjordanie: le Conseil de sécurité de l'ONU appelle à la «désescalade»

  • Dans une déclaration adoptée par ses 15 membres, le Conseil « exprime sa tristesse concernant les morts de civils»
  • L'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland, s'est de son côté dit «très inquiet de la spirale de violence» en Cisjordanie

NATIONS UNIES: Le Conseil de sécurité de l'ONU, soulignant sa "tristesse" après les morts de civils en Cisjordanie occupée, a appelé mardi les parties à éviter des "actions unilatérales qui pourraient attiser les tensions".

Dans une déclaration adoptée par ses 15 membres, le Conseil "exprime sa tristesse concernant les morts de civils".

"Les membres du Conseil de sécurité encouragent la prise de nouvelles mesures pour restaurer un calme durable et permettre une désescalade des tensions, et appellent toutes les parties à éviter des actions unilatérales qui pourraient attiser les tensions", a déclaré l'ambassadrice des Emirats arabes unis Lana Zaki Nusseibeh, au nom du Conseil qu'elle préside au mois de juin.

"Ils appellent à la retenue pour réduire la tension et éviter une nouvelle escalade", a-t-elle ajouté.

Le Conseil souligne également "les obligations et engagements des autorités israéliennes et palestiniennes à combattre et condamner le terrorisme sous toutes ses formes dans le respect du droit international".

"Il est important que les responsables de ces violences rendent des comptes pour de tels actes de violence", rappelle-t-il encore.

L'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland, s'est de son côté dit "très inquiet de la spirale de violence" en Cisjordanie.

"Si des mesures décisives ne sont pas prises maintenant pour freiner la violence, il y a un risque important que la situation se détériore encore", a-t-il déclaré lors d'une réunion du Conseil de sécurité, évoquant notamment le "risque constant" que la violence se propage à la bande de Gaza.

Il a en particulier dénoncé "l'expansion continuelle des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, qui alimente la violence".

"Je suis particulièrement alarmé par les niveaux extrêmes de violence des colons, y compris de nombreux colons, beaucoup armés, attaquant systématiquement des villages palestiniens, terrorisant des communautés, parfois à proximité des forces israéliennes de sécurité", a-t-il ajouté, rappelant Israël, "puissance occupante", à son "obligation de protéger les Palestiniens".

Les forces israéliennes ont tué samedi un Palestinien armé qui avait ouvert le feu contre un point de passage au nord de Jérusalem, dans un nouvel épisode de violences en Cisjordanie occupée également marqué par des attaques de colons israéliens contre des Palestiniens.

La semaine dernière, une vingtaine de personnes, dont une majorité de Palestiniens, ont été tuées dans ce territoire.


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.