Irak : La sécurité est bonne et le pays est à la recherche d'investissements internationaux, selon son ministre des AE

Le ministre irakien des affaires étrangères, Fouad Hussein, a participé à une table ronde à la Chambre de commerce arabo-britannique à Londres (Photo, AN/Sarah Glubb).
Le ministre irakien des affaires étrangères, Fouad Hussein, a participé à une table ronde à la Chambre de commerce arabo-britannique à Londres (Photo, AN/Sarah Glubb).
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Publié le Samedi 15 juillet 2023

Irak : La sécurité est bonne et le pays est à la recherche d'investissements internationaux, selon son ministre des AE

  • Fouad Hussein s'exprimait en marge de sa récente visite officielle au Royaume-Uni, axée sur le renforcement des relations bilatérale
  • Il a participé à une table ronde à la Chambre de commerce arabo-britannique à Londres

LONDRES : La situation sécuritaire en Irak est «bonne» et le pays cherche à développer et à construire son économie, selon un haut responsable du gouvernement.

«C'est pourquoi nous établissons tous ces contacts avec le monde extérieur, avec les communautés d'affaires d'autres pays, avec les entreprises et les investisseurs, en les invitant à venir en Iraq pour que nous puissions maintenant construire l'économie. Nous sommes à un stade différent», a déclaré Fouad Hussein, ministre irakien des affaires étrangères, à Arab News.

Il s'exprimait en marge de sa récente visite officielle au Royaume-Uni, sa première en tant que ministre des affaires étrangères, dont l'objectif était de renforcer les relations avec la Grande-Bretagne et de promouvoir ce qu'il a décrit comme des opportunités prometteuses d'investissement dans son pays.

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Le ministre des Affaires étrangères Fouad Hussein a participé à une table ronde à la Chambre de commerce arabo-britannique à Londres (Photo, AN/Sarah Glubb).

«Dans ce cadre, nous discutons des relations économiques et commerciales, mais aussi de la sécurité et de la situation politique au Moyen-Orient, et nous encourageons les entreprises britanniques à investir et à venir en Irak», a-t-il ajouté.

«J'ai essayé de leur donner une image de la réalité économique, de la vie économique en Irak, du développement dans un avenir proche et du fait que l'économie irakienne a désespérément besoin d'investisseurs étrangers, et je crois que les investisseurs ont la possibilité d'investir en Irak dans différents domaines», a précisé Hussein.

Parmi les secteurs mentionnés par Hussein figurent l'agriculture, les soins de santé et l'éducation. Il a également souligné la nécessité pour l'Irak d'acquérir «le savoir-faire et la technologie» du Royaume-Uni. Il espère que la coopération entre les responsables irakiens et britanniques permettra d'encourager davantage d'entreprises à participer au processus de développement de l'économie irakienne.

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Fouad Hussein a mis l'accent sur la réalité économique de l'Irak et le développement dans un avenir proche au cours de la discussion (Photo, AN/Sarah Glubb).

Interrogé sur les relations de l'Irak avec les pays du Golfe, Hussein a déclaré que l'Irak a des «relations très fortes» avec les États membres du Conseil de coopération du Golfe, notamment l'Arabie saoudite, ainsi qu'avec les entreprises et les communautés d'affaires de ces pays.

«En raison de la culture et de la langue, c'est plus facile pour eux. Et la géographie, bien sûr.  L'Irak est un pays voisin. Ils peuvent jouer un rôle important », a-t-il signalé.

Hussein a ajoute «Je pense qu'après plusieurs visites à Riyad et des discussions avec les responsables de ce pays, nous nous attendons à des investissements considérables de la part de tous ces pays, en particulier de l'Arabie saoudite.»

En ce qui concerne les marchés pétroliers, Hussein a indiqué que l'Irak «tient résolument» aux stratégies convenues par les États membres de l'OPEP et de l'OPEP+.

«Nous sommes fidèles aux décisions prises par l'OPEP et je pense que le bonheur des pays de l'OPEP et de l'OPEP+ se passe bien», a-t-il déclaré.

Au cours de sa visite de deux jours au Royaume-Uni, les 3 et 4 juillet, Hussein a rencontré des députés et des responsables britanniques de haut rang afin de promouvoir les relations bilatérales dans le cadre du dialogue stratégique irako-britannique.

Il a également rencontré des représentants de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et des chefs d'entreprises britanniques, et a participé à une discussion à la Chambre de commerce arabo-britannique de Londres.

Depuis les sanctions internationales après la guerre du Golfe de 1990-1991 aux effets de la guerre d'Irak qui a commencé avec l'invasion américaine en 2003 et s'est poursuivie jusqu'en 2011, en passant par la montée et la propagation de Daech, l'Irak a beaucoup souffert au cours des quelque 30 dernières années, a déclaré Ghazi al-Attia, un investisseur immobilier irakien d'origine britannique. Auparavant, il y avait une peur écrasante du terrorisme et des inquiétudes concernant le manque de sécurité, mais la situation a changé, a-t-il ajouté.

«Lorsque des personnes se rendent en Iraq pour faire du tourisme, cela signifie que le citoyen normal est heureux de se promener dans les rues », a-t-il affirmé.

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Fouad Hussein a souligné les possibilités prometteuses d'investissement dans divers secteurs de l'économie irakienne (Photo, AN /Sarah Glubb).

«Ce qui s'est passé depuis, c'est qu'il y a eu une production de pétrole, une forte demande de produits consommables et de reconstruction, ainsi que le développement d'infrastructures, ce qui crée des opportunités internes et externes d'investissement pour développer le pays», a expliqué Al-Attia.

«En se rendant dans ces pays occidentaux, Hussein met en évidence notre situation antérieure, les progrès et le développement auxquels nous sommes aujourd'hui confrontés, et le fait qu'il y a de la place, de l'espace et un esprit d'accueil pour les entreprises et les gouvernements étrangers qui souhaitent participer à ce développement.

«Nous accueillons les étrangers, nous accueillons les investissements, nous accueillons les entreprises, et les habitants du pays sont très désireux de travailler, nous avons donc de bonnes attentes pour l'avenir», a-t-il indiqué.

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Au cours de la table ronde, les participants ont eu l'occasion de poser des questions au ministre des affaires étrangères et de nouer des contacts individuels (Photo, AN /Sarah Glubb).

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Toute tentative des Houthis de cibler le Royaume se heurtera à une riposte d'une force sans précédent, affirme la coalition

Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
  • Les menaces des Houthis visent à « détourner l’attention » des violations commises contre le peuple yéménite, affirme Al-Maliki, porte-parole de la coalition

RIYAD : Toute tentative des rebelles houthis du Yémen de cibler le Royaume se heurtera à une réponse marquée par une « détermination et une force sans précédent », a déclaré la coalition dirigée par l’Arabie saoudite tôt samedi dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux et relayé par l’Agence de presse saoudienne.

« Les déclarations des Houthis contre le Royaume hier ne sont qu’une tentative de détourner l’attention de leurs graves violations à l’encontre du peuple frère du Yémen », a déclaré le général de division Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition.

Il a qualifié les dernières menaces de la milice de tentatives visant à porter atteinte à la sécurité régionale et internationale.

« La coalition répondra avec une détermination et une force sans précédent à toute tentative de cibler le Royaume, ses citoyens, ses résidents et ses infrastructures nationales, ou à toute atteinte à la souveraineté de la République sœur du Yémen, conformément au droit international humanitaire coutumier », a-t-il déclaré.

Le groupe soutenu par l’Iran a menacé vendredi de prendre pour cible « les aéroports saoudiens ainsi que les intérêts vitaux sur terre et en mer », selon son porte-parole militaire.

Al-Maliki a accusé les Houthis d’être responsables des souffrances du peuple yéménite.

« Ils cherchent à exporter les catastrophes économiques et les souffrances qu’ils ont eux-mêmes provoquées au Yémen, tout en tentant de masquer le rejet auquel ils sont confrontés de la part des composantes tribales et sociales yéménites, en reportant ces tensions sur leur environnement régional et les pays voisins. »

Connue officiellement sous le nom de Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite affirme œuvrer au rétablissement du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, après la prise de la capitale, Sanaa, par les Houthis en 2014.

Le groupe, qui a reçu des armes de Téhéran, contrôle depuis lors la capitale ainsi que de vastes régions du pays.

« Le Royaume, avec la coalition et ses partenaires internationaux, a lancé des initiatives et des efforts visant à atténuer les souffrances du peuple yéménite causées par le coup d’État de la milice houthie », a déclaré Al-Maliki. « Ces efforts comprennent également la recherche d’une solution à la crise yéménite à travers une feuille de route approuvée par le gouvernement légitime du Yémen, mais rejetée par les Houthis, qui ont en outre refusé les initiatives en faveur d’une paix durable et attaqué les voies de communication maritimes ainsi que le commerce international dans le sud de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. »

Al-Maliki a ajouté : « Ces actions ont exposé les capacités et les infrastructures du peuple yéménite à des attaques et à des destructions massives dans les ports de Hodeïda, Ras Issa et Salif, ainsi qu’à l’aéroport international de Sanaa, aux centrales électriques, aux installations industrielles et à d’autres composantes économiques majeures appartenant au peuple yéménite. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.