L’Arabie saoudite demande à l’ONU une action mondiale urgente sur les ODD de 2030

La contribution de 87 milliards de dollars de l'Arabie saoudite aux projets d'aide internationale a mis en avant son engagement à lutter contre la pauvreté dans le monde et à accélérer le développement. (AFP)
La contribution de 87 milliards de dollars de l'Arabie saoudite aux projets d'aide internationale a mis en avant son engagement à lutter contre la pauvreté dans le monde et à accélérer le développement. (AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 20 juillet 2023

L’Arabie saoudite demande à l’ONU une action mondiale urgente sur les ODD de 2030

  • «Il faut mettre fin à la réflexion passive sur les 17 Objectifs de développement durable» (ODD), a déclaré à l’ONU le ministre de l'Économie et de la Planification
  • La collaboration, l'innovation et l'investissement dans les compétences humaines sont essentiels pour mettre fin à la pauvreté et aux inégalités dans le monde, a expliqué Faisal al-Ibrahim

NATIONS UNIES, NEW YORK: Mardi, l'Arabie saoudite a appelé les dirigeants mondiaux à adopter une réflexion et une collaboration audacieuses pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies pour 2030, qui visent à mettre fin à la pauvreté et aux inégalités dans le monde, et à promouvoir une bonne santé et une instruction de qualité pour tous.

Dans un discours fort prononcé lors du Forum politique de haut niveau sur les ODD à l'ONU, à New York, le ministre saoudien de l'Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, a défini les défis auxquels le monde était confronté à mi-parcours du programme des ODD.

«Nous nous réunissons ici en ce moment crucial du programme du développement durable, chacun apportant ses propres expériences, histoires, succès, échecs, leçons, mais aussi émotions», a-t-il déclaré lors de la réunion au niveau ministériel. «Nous avons pour objectif commun d'agir plus rapidement dans notre capacité collective à ne laisser personne de côté», a-t-il ajouté.

Le forum est une plate-forme centrale de l’ONU pour le suivi et l'analyse du programme 2030 des ODD. Il se tient chaque année à l'ONU, réunissant ses agences, les États membres, des organisations de la société civile et d'autres parties prenantes, en vue d’évaluer les progrès, de partager les expériences et de discuter des défis des ODD.

Le rassemblement offre un espace aux pays pour présenter leurs revues nationales volontaires (RNV) sur la réalisation des 17 ODD.

Commentant le chemin parcouru depuis les premières revues nationales volontaires des ODD, Faisal al-Ibrahim a mis en relief trois leçons essentielles qui pourraient ouvrir la voie à de solides réalisations dans divers domaines.

Il a d’abord souligné l'interconnexion des défis mondiaux, avec des impacts qui transcendent les frontières – du contrôle des maladies aux incendies de forêt, des perturbations agricoles aux secousses financières. «Le monde est de plus en plus intégré depuis des milliers d'années. Sans collaboration, nous ne résoudrons jamais les problèmes mondiaux les plus complexes», a-t-il précisé.

Faisal al-Ibrahim a également souligné l'importance de l'innovation et de l'expérimentation dans la conduite du changement économique, ce qui nécessite une approche audacieuse. Il a enfin expliqué que la troisième leçon était de donner la priorité au développement du capital humain, avec les connaissances et la créativité des individus comme «pierre angulaire du progrès sociétal». Il a exhorté les dirigeants à investir dans l'éducation, les soins de santé et à donner aux individus les moyens d'atteindre leur plein potentiel.

Le ministre a déclaré que l'Arabie saoudite s'était, à travers ses diverses initiatives, lancée dans un «voyage de transformation capital, les ODD étant profondément ancrés dans le cadre de la nation».

La reconnaissance par le Royaume des interdépendances mondiales a été mise en évidence à travers l’Initiative verte au Moyen-Orient, une mesure régionale pionnière. «Cette initiative témoigne de notre engagement en faveur du développement durable, de l'importance des énergies renouvelables et de notre compréhension que les défis régionaux nécessitent une collaboration et une action collective», a affirmé Faisal al-Ibrahim.

Favorisant une culture de l'expérimentation, l'Arabie saoudite s'est inspirée de l'engagement du prince héritier Mohammed ben Salmane à «défier les idées reçues». Il a déclaré que cet engagement était «profondément ancré dans notre processus quotidien d'élaboration des politiques», conduisant à une transformation économique importante.

«L'engagement indéfectible» du pays pour le développement du capital humain a été démontré par des actions concrètes, notamment l'élargissement de l'accès à une éducation de qualité, l’apport d'un filet de sécurité pour les plus démunis et l'amélioration des services de santé pour les citoyens.

La contribution saoudienne de 87 milliards de dollars (un dollar = 0,89 euro) aux projets d'aide internationale a souligné son engagement à lutter contre la pauvreté dans le monde et à accélérer le développement.

Faisal al-Ibrahim a déclaré que le temps de la réflexion passive était révolu. «Je crois fermement que nous pouvons – et allons – créer un monde dont les générations futures méritent d'hériter».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com