La Ligue Arabe et les États-Unis entament des discussions sur les crises au Proche-Orient

Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken (à droite), et le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmad Aboul Gheit rencontrent la presse au département d'État à Washington, le 19 juillet 2023 (Photo, Reuters).
Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken (à droite), et le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmad Aboul Gheit rencontrent la presse au département d'État à Washington, le 19 juillet 2023 (Photo, Reuters).
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Publié le Jeudi 20 juillet 2023

La Ligue Arabe et les États-Unis entament des discussions sur les crises au Proche-Orient

  • Ce dialogue permettra d'«explorer davantage le niveau de coopération» et d'«approfondir les relations», a annoncé le CCG
  • Parmi les urgences évoquées figurent le conflit au Soudan, l’offensive d'Israël contre les Palestiniens et l'initiative de paix au Yémen

RIYAD: Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmad Aboul Gheit, a rencontré le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, à Washington mercredi pour entamer des discussions sur les préoccupations urgentes qui prévalent au Moyen-Orient.

Dans un communiqué publié sur son site Internet, le département d'État américain a déclaré que le «dialogue stratégique» est une «occasion pour nous de travailler encore plus étroitement ensemble sur les nombreuses questions qui affectent la vie des gens dans tous les pays représentés par la Ligue arabe ainsi que par les États-Unis».

Aboul Gheit a indiqué que ce vaste dialogue, le premier du genre au niveau du secrétaire d'État américain et du secrétaire général du CCG, permettra d'«explorer davantage le niveau de coopération» et d'«approfondir les relations».

La déclaration ne mentionnait pas de détails précis, mais certains rapports de presse ont cité des analystes politiques selon lesquels les États-Unis donneraient suite à leur déclaration antérieure demandant à la Ligue arabe de faire pression sur le régime d’Assad pour qu'il aborde des questions cruciales, maintenant que la Syrie a été réadmise au sein du groupe de 22 membres.

Situation en Syrie

Les Nations unies ont demandé à la Syrie d'élargir l'accès des groupes d'aide internationale aux territoires du nord-ouest contrôlés par l'opposition, où plus de quatre millions de personnes déplacées risquent de mourir de faim. La semaine dernière, le Conseil de sécurité des Nations unies n'est pas parvenu à un accord pour maintenir ouvert le poste-frontière de Bab al-Hawa, qui permet aux organisations humanitaires d'entrer en Turquie.

L'adhésion de la Syrie à la Ligue Arabe a été suspendue en 2011 à la suite d'une répression meurtrière du régime d’Assad contre la dissidence au plus fort des soulèvements dits du «printemps arabe». Selon l'ONU, le conflit armé qui s'en est suivi a tué environ 306 887 civils et déplacé plus de 12 millions de Syriens de leurs foyers, dont 5,4 millions vivant en tant que réfugiés dans les pays voisins en 2022.

Parmi les autres préoccupations régionales urgentes qui devraient être abordées dans le cadre du dialogue entre la Ligue arabe et les États-Unis figurent le conflit au Soudan, l'agression d'Israël contre les Palestiniens et l'initiative de paix au Yémen.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.