Un employé du Programme alimentaire mondial de l'ONU tué dans le sud du Yémen

Un membre du personnel de l'agence alimentaire des Nations Unies a été tué lors d'une attaque dans la province de Taëz, dans le sud du Yémen, ont déclaré l'organisation et le ministre de la Santé du gouvernement internationalement reconnu le 21 juillet 2023 (Photo, Reuters).
Un membre du personnel de l'agence alimentaire des Nations Unies a été tué lors d'une attaque dans la province de Taëz, dans le sud du Yémen, ont déclaré l'organisation et le ministre de la Santé du gouvernement internationalement reconnu le 21 juillet 2023 (Photo, Reuters).
Short Url
Publié le Samedi 22 juillet 2023

Un employé du Programme alimentaire mondial de l'ONU tué dans le sud du Yémen

  • L'«attaque criminelle barbare» a été perpétrée dans la province de Taëz (sud), a annoncé sur Twitter Qasem Buhaibeh, ministre de la Santé du gouvernement
  • «Nous présentons nos sincères condoléances à la famille de la personne assassinée», a-t-il ajouté

DUBAÏ: Un employé du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a été tué dans le sud du Yémen, pays ravagé par la guerre, lors d'une attaque qualifiée vendredi de "barbare" par le ministre yéménite de la Santé.

L'"attaque criminelle barbare" a été perpétrée dans la province de Taëz (sud), a annoncé sur Twitter Qasem Buhaibeh, ministre de la Santé du gouvernement reconnu par la communauté internationale.

"Nous présentons nos sincères condoléances à la famille de la personne assassinée", a-t-il ajouté, en appelant les forces de sécurité à "arrêter les criminels" responsables.

Après avoir indiqué sur Twitter que la victime était jordanienne, le ministre a supprimé sa publication. Aucune précision n'a été donnée quant à l'identité de la victime.

"Le PAM est profondément attristé par la mort d'un membre dévoué de son personnel au Yémen, tué aujourd'hui par des hommes armés inconnus", a confirmé à l'AFP dans un courrier électronique une porte-parole du PAM, dont la mission est de lutter contre la faim dans le monde.

Le chef du Conseil présidentiel, Rashad al-Alimi, a ordonné de poursuivre les "criminels impliqués dans l'attaque armée qui a entraîné la mort d'un employé des Nations unies et blessé d'autres personnes", cité par l'agence de presse gouvernementale Saba Net.

Le gouverneur de Taëz, Nabil Shamsan, a affirmé que l'attaquant avait été identifié, lors d'un appel téléphonique à M. Alimi, d'après la même source.

Crise humanitaire

Troisième ville du Yémen, Taëz, chef-lieu de la province éponyme, est aux mains des forces progouvernementales mais les entrées de la cité sont contrôlées par les rebelles Houthis.

En 2018, un employé libanais du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait été tué par des tirs contre un convoi de cette organisation humanitaire dans cette province.

La guerre au Yémen a fait des centaines de milliers de morts, des millions de déplacés et plongé les quelque 30 millions d'habitants dans l'une des pires crises humanitaires au monde, selon l'ONU.

L'ONU et les organisations humanitaires, qui manquent de financement, mettent régulièrement en garde contre une famine à grande échelle dans le pays.

Dans un contexte d'épidémies, de manque d'eau potable et d'insécurité alimentaire, plus des trois quarts de la population dépendent d'une aide internationale qui ne cesse pourtant de diminuer.

Les combats ont néanmoins largement cessé depuis la négociation d'une trêve par l'ONU il y a un an, même si celle-ci a officiellement pris fin en octobre.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

Short Url
  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
Short Url
  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

Short Url
  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.