Partenariat sino-algérien: Les enjeux économiques et diplomatiques

Le président chinois Xi Jinping serre la main du président algérien Abdelmadjid Tebboune (Photo, AFP).
Le président chinois Xi Jinping serre la main du président algérien Abdelmadjid Tebboune (Photo, AFP).
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Partenariat sino-algérien: Les enjeux économiques et diplomatiques

  • Le président Tebboune entend réaffirmer la présence de l'Algérie sur la scène internationale
  • L'Algérie cherche également à diversifier son économie, actuellement dépendante à 60 % des revenus pétroliers et gaziers

ALGER: Après une visite à Moscou mi-juin, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, s'est rendu à Pékin pour une visite d'État sur invitation de Xi Jinping. Cette visite revêt une importance stratégique pour l'Algérie, car elle comporte de nombreux enjeux économiques et diplomatiques.

Le président Tebboune souhaite consolider les liens économiques entre l'Algérie et la Chine, déjà considérée comme son principal partenaire commercial, surpassant même la France.

L'objectif était d'entériner les relations commerciales existantes et d'étendre la coopération à de nouveaux secteurs. À cette fin, dix-neuf accords ont été signés couvrant des domaines tels que le commerce, les télécommunications, le transport ferroviaire et l'agriculture. Parmi les projets phares figure la création d'une coentreprise de sept milliards de dollars pour l'exploitation et la transformation du phosphate algérien.

Affirmation de l'Algérie sur la scène internationale

L'Algérie cherche également à diversifier son économie, actuellement dépendante à 60 % des revenus pétroliers et gaziers. Cette visite a été l'occasion de promouvoir l'investissement chinois pour soutenir la production nationale et sortir de cette dépendance vis-à-vis des hydrocarbures.

Le président Tebboune entend réaffirmer la présence de l'Algérie sur la scène internationale en renforçant ses partenariats avec des puissances émergentes telles que la Chine. Cette stratégie vise à créer un monde multipolaire en opposition au modèle unipolaire dominé par les puissances occidentales. Malgré certaines critiques, l'Algérie a maintenu des relations diplomatiques avec plusieurs pays européens et la Russie, illustrant son désir de garder une posture d'équilibre sur la scène géopolitique.

Objectif BRICS

Un des enjeux majeurs de cette visite était de solliciter le soutien de Pékin pour l'adhésion de l'Algérie au groupe des Brics. Si l'Algérie souhaite faire partie de ce prestigieux club économique regroupant le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud, elle doit faire face à des défis économiques importants.

La Chine, qui soutient la candidature de l'Algérie aux Brics, voit dans ce pays un partenaire stratégique offrant des opportunités économiques et géopolitiques intéressantes. Outre l'accès à des réserves de gaz et de minéraux, l'Algérie offre une position géographique clé pour la Chine dans son projet de la nouvelle route de la soie.

La visite du président algérien à Pékin a renforcé les relations économiques entre les deux pays semble renforcer la possible admission de l’Algérie dans cette organisation internationale, ayant déjà l’appui de la Russie.

Cette démarche vise à renforcer la position de l'Algérie sur la scène internationale et à participer activement aux discussions stratégiques à l'échelle mondiale. Cependant, l'Algérie devra également recevoir l’accord des autres pays membres qui sont l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud. La décision concernant son adhésion sera rendue au mois d’août, lors du prochain sommet des Brics. 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com