Irak: Manifestation en soutien à un journaliste emprisonné

Un manifestant lors d'une manifestation de soutien au journaliste emprisonné Sherwan Sherwani, à Sulaimaniyah, dans la région autonome kurde du nord de l'Irak, le 23 juillet 2023 (Photo, AFP).
Un manifestant lors d'une manifestation de soutien au journaliste emprisonné Sherwan Sherwani, à Sulaimaniyah, dans la région autonome kurde du nord de l'Irak, le 23 juillet 2023 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Lundi 24 juillet 2023

Irak: Manifestation en soutien à un journaliste emprisonné

  • M. Sherwani est accusé d'avoir falsifié la signature d'un co-détenu
  • Militants et opposition dénoncent la corruption omniprésente et les arrestations arbitraires au Kurdistan irakien

SOULEIMANIYEH: Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté dimanche au Kurdistan d'Irak en soutien à un journaliste détenu depuis plusieurs années et qui vient d'être condamné à nouvelle peine de quatre ans de prison peu avant sa potentielle libération.

Sherwan Sherwani, ex-rédacteur en chef du mensuel Bashur -- connu pour ses enquêtes sur la corruption dans la région autonome du nord irakien -- avait été appréhendé à l'automne 2020 et condamné l'année suivante pour "espionnage" et "incitation à manifester et à déstabiliser la région".

Grâce à une réduction de peine par décret présidentiel, il devait toutefois sortir de prison en septembre, selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Mais jeudi, le journaliste a été condamné à quatre ans de prison pour "falsification", en lien avec une pétition préparée avec des co-détenus, selon des informations du CPJ qui a réclamé jeudi sa libération dans un communiqué.

M. Sherwani est accusé d'avoir falsifié la signature d'un co-détenu, qui a pourtant témoigné lors d'une audience en disant avoir donné son accord pour qu'il signe en son nom, a indiqué son avocat Ramazan Artisi. "Le verdict est injuste", a dit l'avocat à l'AFP, précisant qu'il allait faire appel.

Dimanche à Souleimaniyeh, deuxième ville du Kurdistan, environ 300 personnes --des militants de la société civile et des journalistes-- se sont rassemblés dans un parc public, brandissant des photos de M. Sherwani et d'autres camarades emprisonnés, a constaté un correspondant de l'AFP.

Pas de justice indépendante 

"Je ne courbe pas l'échine", était-il écrit sur certains portraits.

"La seconde condamnation de Sherwan Sherwani montre qu'il n'y a pas de justice indépendante au Kurdistan, il y a clairement des influences du pouvoir politique", fustige la militante Samale Rahim.

Le Kurdistan irakien se présente comme une oasis de stabilité, mais militants et opposition y dénoncent, entre autres maux, la corruption omniprésente et des arrestations arbitraires.

D'après le CPJ, M. Sherwani couvrait des sujets en lien avec "les droits de l'Homme, la corruption" mais aussi "les frappes aériennes de la Turquie dans le nord de l'Irak".

Samedi, une ONG locale a estimé qu'il n'avait pas bénéficié d'un "procès équitable". "Les avocats de la défense n'ont pas été autorisés à consulter les pièces (du dossier) avant le début du procès", a déploré l'organisation Community Peacemaker Teams -Iraqi Kurdistan.

Dimanche, une instance gouvernementale du Kurdistan a passé en revue les procédures du procès, assurant dans un communiqué que "les procurations entre condamnés, la collecte d'empreintes ou les signatures par procuration étaient contraires à la loi".


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
Short Url
  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Short Url
  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Short Url
  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.