Tunisie: la campagne de séduction indonésienne bat son plein

L’Indonésie a décidé en 2017 de faire du continent noir «une priorité de sa politique étrangère», après l’avoir négligé jusqu’alors. (AFP).
L’Indonésie a décidé en 2017 de faire du continent noir «une priorité de sa politique étrangère», après l’avoir négligé jusqu’alors. (AFP).
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Publié le Jeudi 27 juillet 2023

Tunisie: la campagne de séduction indonésienne bat son plein

  • L’un des plus importants chantiers pour l’ambassadeur indonésien en Tunisie est la conclusion d’un accord de libre-échange qui aurait dû être signé en 2021
  • En un peu plus d'un an, ce diplomate a réalisé l'exploit de devenir l'un des ambassadeurs les plus médiatisés en poste en Tunisie

TUNIS: Zuhairi al-Masrawy, l’ambassadeur d’Indonésie en Tunisie, est un homme heureux, car il a récemment obtenu, selon le site Web Assabah News, ce que ses prédécesseurs ont longtemps demandé en vain: depuis le 1er juillet 2023, les Indonésiens souhaitant visiter la Tunisie sont exemptés de l'obligation de visa. Cette mesure, confirmée par une source à l'ambassade indonésienne à Tunis, constitue l’aboutissement d’une action menée par l’Indonésie depuis quelques années.

Cette offensive de charme va certainement se poursuivre, car la mission de M. Al-Masrawy est loin d’être terminée. Le diplomate a d’autres chantiers à mener à bien. L’un des plus importants est la conclusion d’un accord de libre-échange qui aurait dû être signé en 2021.

En réalité, la campagne de séduction indonésienne en Tunisie ne se limite pas à ce pays, mais cible toute l’Afrique.

Ainsi que le rappelle une étude – intitulée «Le Virage de la politique étrangère de l’Indonésie sous le président Jokowi» (Joko Widodo, surnommé «Jokowi», élu en 2014 et réélu en 2019) – publiée en 2021 par le Journal of Social and Political Sciences (de l’Asian Institute of Research), l’Indonésie a décidé en 2017 de faire du continent noir «une priorité de sa politique étrangère», après l’avoir négligé jusqu’alors. Ce n’est donc pas un hasard si la première visite – et la seule à ce jour – en Tunisie de la ministre des Affaires étrangères indonésienne, Retno Marsudi, a eu lieu à ce moment-là (2-3 octobre 2017).

L'initiative indonésienne en Tunisie – ainsi que dans les autres pays du Maghreb, à l'exception de la Mauritanie – a été initiée pendant le mandat de l'ambassadeur Ikrar Nusa Bhakti (2017-2021). Ce mouvement s'est considérablement accéléré avec l'arrivée de son successeur, Zuhairi al-Masrawy, en avril 2022.

L'initiative indonésienne en Tunisie – ainsi que dans les autres pays du Maghreb, à l'exception de la Mauritanie – a été initiée pendant le mandat de l'ambassadeur Ikrar Nusa Bhakti (2017-2021). Ce mouvement s'est considérablement accéléré avec l'arrivée de son successeur, Zuhairi al-Masrawy, en avril 2022.

En un peu plus d'un an, ce diplomate a réalisé l'exploit de devenir l'un des ambassadeurs les plus médiatisés en poste en Tunisie. Il est peut-être même plus médiatisé que ceux des grands pays tels que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. Il y est parvenu en agissant de la même façon qu’eux dans certains domaines, tout en se distinguant également dans d'autres.

Pour promouvoir les intérêts de son pays en Tunisie, il profite, comme ses collègues, de chaque occasion qui se présente et crée même des opportunités si nécessaire. Les grands pays mettent généralement en avant l'aide qu'ils apportent à la Tunisie dans divers domaines, notamment économique et financier, en particulier pendant les moments difficiles comme la pandémie de Covid-19.

L'Indonésie, quant à elle, exploite un autre angle: son appartenance à l'islam. Ses ambassadeurs en Tunisie ont pris l'habitude de rendre hommage à cheikh Tahar Ben Achour (1879-1973). En janvier 2023, M. Al-Masrawy est allé encore plus loin en nettoyant la tombe de cet érudit et ancien recteur de l'université Zitouna, témoignant ainsi d'une attention particulière.

Autre atout: le vécu historique commun – la visite de Bourguiba en 1951, l’aide de ce pays à la Tunisie dans sa lutte contre l’occupation française, la visite du premier président indonésien, Ahmed Sukarno, en avril 1960… que l’Indonésie ne manque jamais une occasion de célébrer.

Zuhairi al-Masrawy se démarque de ses confrères occidentaux sur un point très important. À la différence de ces derniers, et à l’instar de ceux des pays arabes et africains, l’ambassadeur indonésien ne se mêle jamais de politique intérieure tunisienne.


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com