Le patron des socialistes demande la démission de Darmanin qui «défie la République»

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin arrive pour une réunion avec les syndicats français à l'hôtel Beauvau à Paris le 27 juillet 2023. (Photo Bertrand GUAY / POOL / AFP)
Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin arrive pour une réunion avec les syndicats français à l'hôtel Beauvau à Paris le 27 juillet 2023. (Photo Bertrand GUAY / POOL / AFP)
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Publié le Vendredi 28 juillet 2023

Le patron des socialistes demande la démission de Darmanin qui «défie la République»

  • Olivier Faure estime que "le ministre de l'Intérieur n'est plus visiblement que le collaborateur de sa propre administration": il "continue à défier à la fois le président de la République mais aussi la République"
  • "Est-ce qu'il y a encore un pilote à l'Élysée? Est-ce que le président de la République est encore capable de faire respecter ce qui est sa mission d'être le garant de l'indépendance de la justice?", s'est interrogé le patron du PS

PARIS: Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a réclamé vendredi la démission du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, qui, selon lui, "défie la République" en apportant son soutien au patron de la police nationale malgré le "risque de sédition".

Le député de Seine-et-Marne a également demandé sur France 2 au président Emmanuel Macron, "garant de l'indépendance de la justice", de "mettre de l'ordre dans sa propre maison" car "il ne peut pas y avoir un État dans l'État".

Selon Olivier Faure, il y a aujourd'hui "un triumvirat constitué par le ministre de l'Intérieur, par le DGPN (directeur général de la police nationale) et par le préfet de police de Paris qui tous les trois défient les règles républicaines, les grands principes qui nous régissent, l'indépendance de la justice, la séparation des pouvoirs, l'égalité des citoyens devant la loi".

Il demande "à tous les trois" de démissionner.

Gérald Darmanin a apporté jeudi "totalement" son soutien au DGPN Frédéric Veaux qui a provoqué un tollé dans la classe politique et le monde judiciaire en se disant opposé à la détention provisoire des policiers même en cas "d'erreurs ou de fautes graves".

Le ministre de l'Intérieur, qui s'exprimait pour la première fois depuis la crise, a aussi dit comprendre la "colère" des policiers, au moment où leurs protestations, liées à l'incarcération de l'un des leurs, ralentissent l'activité judiciaire.

Olivier Faure estime que "le ministre de l'Intérieur n'est plus visiblement que le collaborateur de sa propre administration": il "continue à défier à la fois le président de la République mais aussi la République".

"Est-ce qu'il y a encore un pilote à l'Élysée? Est-ce que le président de la République est encore capable de faire respecter ce qui est sa mission d'être le garant de l'indépendance de la justice?", s'est interrogé le patron du PS.

Rappelant qu'en 1983, François Mitterrand avait "sanctionné immédiatement" la "fronde de la police" qui défiait l'autorité politique, il a ajouté qu'on "attend du chef de l'État qu'il ait le même courage".

Le mouvement avait été déclenché par l'incarcération d'un policier de la BAC, soupçonné d'avoir roué de coups un homme de 22 ans, avec trois autres collègues, dans la nuit du 1er au 2 juillet.

Ces faits se sont produits lors des émeutes ayant embrasé le pays à la suite de la mort de Nahel, tué le 27 juin à Nanterre lors d'un contrôle routier, par un policier, également placé en détention provisoire.

La victime à Marseille, Hedi, avait expliqué dans La Provence avoir été passée à tabac, après avoir reçu un tir de LBD dans la tempe. Dans un entretien avec Konbini, mercredi, il apparaît avec "une partie du crâne en moins", raconte devoir marcher avec un casque et ne pas voir de l’œil gauche.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.