La Gambie rapatrie 40 de ses migrants de Tunisie

Un canot transportant 27 réfugiés et migrants originaires de Gambie et de la République du Congo est tiré vers l'île de Lesbos après avoir été secouru par un navire de guerre lors de sa traversée maritime entre la Turquie et la Grèce le 29 février 2020 (Photo, AFP).
Un canot transportant 27 réfugiés et migrants originaires de Gambie et de la République du Congo est tiré vers l'île de Lesbos après avoir été secouru par un navire de guerre lors de sa traversée maritime entre la Turquie et la Grèce le 29 février 2020 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 29 juillet 2023

La Gambie rapatrie 40 de ses migrants de Tunisie

  • La situation est extrêmement difficile pour les migrants en Tunisie depuis que le président Kais Saied, qui s'est arrogé les pleins pouvoirs en juillet 2021
  • Entre le 21 juin et le 4 juillet, la Gambie avait rapatrié près de 300 de ses ressortissants interceptés sur la route de l'exil

BANJUL: La Gambie a rapatrié dans la nuit de jeudi à vendredi 40 de ses ressortissants depuis la Tunisie, au lendemain d'une opération similaire avec un autre groupe de migrants bloqué sur la route de l'exil en Libye, a annoncé vendredi une porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

La situation est extrêmement difficile pour les migrants en Tunisie depuis que le président Kais Saied, qui s'est arrogé les pleins pouvoirs en juillet 2021, a dénoncé le 21 février l'immigration clandestine, évoquant des "hordes de migrants subsahariens" venus, selon lui, "changer la composition démographique" du pays. Un discours de plus en plus ouvertement xénophobe s'est ainsi répandu dans le pays.

A la suite d'affrontements ayant coûté la vie à un Tunisien le 3 juillet, des centaines de migrants africains ont été chassés de Sfax, deuxième ville de Tunisie et devenue cette année le principal point de départ pour l'émigration clandestine vers l'Europe.

Ils ont été alors conduits par les autorités, selon des ONG, vers des zones inhospitalières près de la Libye à l'est, et l'Algérie à l'ouest. Sans eau, ni nourriture, ni abris par des températures dépassant les 40 degrés, plusieurs sont morts, selon Human Rights Watch.

Dans un communiqué transmis plusieurs jours après ces faits, le gouvernement gambien avait dit travailler à évacuer ses citoyens présents dans les pays d'Afrique du nord.

Les migrants, qui ont été rapatriés sur la base du volontariat en Gambie, ont quitté la Tunisie jeudi soir et sont arrivés dans la capitale Banjul, aux alentours de 02H00 locales (02H00 GMT), a ajouté la porte-parole. Le vol retour a été organisé par le gouvernement gambien, en collaboration avec l'Organisation internationale pour les migrations de l'ONU.

Mercredi, les pays d'Afrique de l'Ouest ont rapatrié 87 de leurs citoyens depuis la Libye, a précisé la porte-parole.

Plus tôt cette année, les nations d'Afrique de l'Ouest dans le Burkina Faso, la Guinée, la Côte d'Ivoire, le Mali et le Sénégal ont rapatrié plusieurs centaines de citoyens depuis la Tunisie.

Entre le 21 juin et le 4 juillet, la Gambie avait rapatrié près de 300 de ses ressortissants interceptés sur la route de l'exil, dont la moitié était bloquée en Libye.

Les autres ont été interceptés sur des bateaux dans les eaux sénégalaises, mauritaniennes et marocaines.

Le Sénégal a lui rapatrié mercredi 50 de ses citoyens depuis le Maroc.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.