Ibtissam Jraidi: «La victoire historique à la Coupe du monde est une victoire pour le Maroc et le monde arabe»

L'attaquante marocaine Ibtissam Jraidi (Photo, Fournie).
L'attaquante marocaine Ibtissam Jraidi (Photo, Fournie).
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Publié le Mardi 01 août 2023

Ibtissam Jraidi: «La victoire historique à la Coupe du monde est une victoire pour le Maroc et le monde arabe»

  • La joueuse d'Al-Ahli, âgée de 30 ans, marque l'unique but de la victoire 1-0 des Marocaines sur les Sud-Coréennes
  • Nouhaila Benzina a fait sa première apparition dans le tournoi, devenant la première joueuse portant le voile à participer à la Coupe du monde féminine

ADÉLAÏDE: Le nom de la footballeuse marocaine IbtissamJraidi sera à jamais gravé dans les annales. La joueuse de 30 ans est devenue la première femme arabe à marquer en Coupe du monde féminine de la FIFA.

L'attaquante d'Al-Ahli a permis aux Lionnes de l'Atlas de s'imposer 1-0 face à la Corée du Sud et de maintenir leurs espoirs à la Coupe du monde avant le match final contre la Colombie.

Après la défaite 6-0 contre l'Allemagne lors du premier match, le Maroc est arrivé à Adélaïde dimanche avec la ferme intention de ne pas subir le même sort face à une équipe qui occupe 55 places de plus dans le classement officiel de la FIFA.

Les 12 886 spectateurs du Hindmarsh Stadium, le plus petit stade de la Coupe du monde féminine de cette année, ont majoritairement soutenu les Marocaines.

Alors que le soleil brille sur le stade Hindmarsh, par une journée d'hiver fraîche et parfois humide dans la capitale de l'Australie du Sud, Jraidi s'abaisse pour reprendre un centre parfait de Hanane Ait el-Haj et éviter les bras tendus de la gardienne coréenne Kim Jung-mi, donnant ainsi l'avantage à son équipe à la sixième minute face à un adversaire qui n’a pas démérité.

L'extase se lisait sur les visages de toutes les membres l'équipe marocaine. Tout le banc des remplaçantes s'est vidé sur le terrain et s'est précipité sur Jraidi dans un moment de joie.

Les Marocaines ont tenu bon et ont remporté la première victoire de leur histoire à la Coupe du monde féminine, déclenchant de folles célébrations sur le terrain et dans les gradins.

Même le petit groupe de médias marocains s'est mis de la partie, partageant avec les joueuses des accolades et des selfies dans la zone mixte après le match.

«Nous sommes tellement heureux que nos efforts aient porté leurs fruits. Cette victoire est celle du Maroc et des Arabes, c'est le fruit de notre travail», a déclaré Jraidi.

Un parcours sans fautes 

Lors de ce match, Nouhaila Benzina a fait sa première apparition dans le tournoi, devenant ainsi la première joueuse portant le voile à participer à la Coupe du monde féminine de football. Ces 90 minutes ont grandement marqué l'avenir du football féminin.

En inscrivant ce qui allait être le seul but du match, Jraidi est entrée dans l'histoire en devenant la première joueuse d'une équipe de la Première ligue féminine saoudienne à marquer lors de la Coupe du monde.

Si l'équipe nationale d'Arabie saoudite est encore loin de pouvoir participer à la Coupe du monde féminine, les exploits de Jraidi à Adélaïde ont tracé la voie à suivre.

La joueuse a rejoint Al-Ahli, club basé à Djeddah, pour la première saison de la SWPL, après avoir joué pendant plus de dix ans au Maroc avec l'ASFAR, qui a remporté les huit derniers titres de championne du Maroc.

Elle s'est distinguée avec l'ASFAR lors de la conquête de la Ligue des champions féminine de la CAF 2022, terminant meilleure buteuse du tournoi avec six buts, dont un triplé en finale contre les Mamelodi Sundowns d'Afrique du Sud, championnes en titre.

Naturellement, elle s'est épanouie avec Al-Ahli. Bien qu'elle ne soit arrivée pour un contrat de deux ans qu'à mi-parcours de la saison de 14 matches, elle a clôturé la saison avec 17 buts, terminant deuxième au classement du Soulier d'or, derrière Shokhan Salihi.

Jraidi a commencé par inscrire six buts lors d'une victoire 9-1 sur Sama, club relégué, en décembre, avant de terminer la saison par une série de 11 buts en quatre matches, dont trois coups du chapeau.

Désormais buteuse en Coupe du monde féminine, elle sera l'une des recrues phares de la SWPL, qui cherche à s'implanter plus solidement dans le pays et dans la région au cours des prochaines années.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran annonce des «accords» avec Oman sur un partage des revenus du détroit d'Ormuz

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
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  • Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz
  • Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires"

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime.

"Au cours des négociations avec Oman, certains accords ont été conclus concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit et la part de l'Iran et d'Oman dans ses revenus", a déclaré le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi.

Il a accusé les Etats-Unis d'"entraver les travaux" visant à finaliser un accord.

Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et y prévoyant une opération de déminage.

Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires".

Le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.

L'Iran discute depuis des semaines avec Oman, tout en affirmant que le détroit restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, prévoyant notamment la levée du blocus américain et des sanctions économiques contre Téhéran.

 


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

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  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.


Dans le sud du Liban, Israël accusé d'incendier terres agricoles et forêts

Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays. (AFP)
Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays. (AFP)
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  • En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi
  • La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée

BEYROUTH: Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays.

Depuis la limite de la zone occupée par Israël dans le sud du pays, Haïdar Qoteich a vu les champs et les vergers de son village de Houla, tenu par l'armée israélienne et situé à cinq kilomètres de là, disparaître dans les flammes.

"Ils ont tout brûlé (..) les champs du village sont tout noirs", affirme à l'AFP ce père de quatre enfants, âgé de 36 ans, joint par téléphone.

Selon les autorités libanaises, plus de 16.000 hectares ont été brûlés depuis le début des hostilités entre le mouvement pro-iranien Hezbollah et Israël en octobre 2023, marquées par un cessez-le-feu en novembre 2024 avant une reprise des affrontements début mars, et une accalmie relative ces dernières semaines.

En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi.

La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée.

Incendies "systématiques" 

Les feux résultent de frappes israéliennes, de "bombes explosives et de drones", indique à l'AFP Hussein Fakih, directeur de la Défense civile à Nabatiyé, la capitale du gouvernorat. Il fait aussi état de "bombes au phosphore et bombes à sous-munitions pour déclencher" les incendies.

Ses équipes, qui n'ont pas accès aux zones occupées, ont recensé en juillet et en août des incendies à la lisière de ces secteurs.

Des responsables libanais, des ONG et des habitants dénoncent une "politique de la terre brûlée" pratiquée par Israël qui cherche à éloigner les combattants du Hezbollah de la frontière.

Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir "conscience de l’impact environnemental potentiel de ses activités dans la région" et assure prendre "des mesures de précaution pour réduire les dommages causés aux civils et à l’environnement".

Aux confins du village de Kfar Chouba, jouxtant la zone occupée, un incendie s'est déclaré le 5 août "à la suite de tirs des forces israéliennes", rapporte le maire, Kassim Al-Kadri. Le feu a ravagé une zone forestière d’environ 2 km².

Il a fallu, selon le maire, deux jours pour le maîtriser avec des moyens rudimentaires, la défense civile n'ayant obtenu que le lendemain une autorisation d'accès de la part d'Israël. "Le feu avait tout ravagé", déplore-t-il.

Au siège du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), à Beyrouth, des images satellitaires projetées sur écran géant montrent des vergers et forêts avant et après leur disparition depuis 2023, sous l’effet des incendies et du défrichement, y compris l'arrachement d'oliviers centenaires.

Des photos de Khiam, bourgade occupée, montrent ainsi des étendues verdoyantes avant 2024 transformées en terres arides.

Le CNRS a recensé la destruction par le feu d'environ 8.500 hectares au cours de la guerre précédente (octobre 2023-novembre 2024) et de 7.500 hectares au cours de la dernière.

Le secrétaire général du CNRS, Chadi Abdallah, accuse Israël "d'incendier de manière systématique" ces zones.

"Ecocide" 

"Cela montre qu’ils cherchent à créer un espace dépourvu d’habitations, de constructions et de toute forme de vie" pour empêcher tout retour des habitants, affirme-t-il, en parlant de la majorité des personnes résidant dans les villages frontaliers qui ont dû fuir les bombardements israéliens.

Il souligne que 350 hectares ont été incendiés entre la date de signature d'un accord-cadre entre le Liban et Israël en juin et le 13 août.

L'agence de presse officielle libanaise ANI fait état régulièrement d'opérations de démolitions et explosions déclenchées par Israël dans le sud. Et le Liban a plusieurs fois dénoncé des destructions "systématiques" dans cette région.

Dans le village de Zawtar el-Charqiyé, l’armée israélienne a en outre déraciné 600 oliviers en août, selon l'ANI.

L’association "Les Verts du Sud", qui documente les dégâts environnementaux dans cette région, a accusé Israël de mettre le feu "aux maisons, forêts, bois et terrains agricoles", et notamment à une réserve naturelle située à Wadi Slouqi.

La ministre libanaise de l’Environnement, Tamara el-Zein, avait déjà dénoncé un "écocide" dans le sud, et des incendies "délibérés".

De Chaqra, où il a trouvé refuge, Haïdar Qoteich contemple les plaines incendiées de son village. "Il faut toute une vie pour reboiser un village devenu un désert", soupire-t-il.