Niger: RSF s’inquiète pour la liberté de la presse

Des manifestants se rassemblent devant l'ambassade de France à Niamey lors d'une manifestation qui a suivi un rassemblement de soutien à la junte nigérienne à Niamey le 30 juillet 2023 (Photo, AFP).
Des manifestants se rassemblent devant l'ambassade de France à Niamey lors d'une manifestation qui a suivi un rassemblement de soutien à la junte nigérienne à Niamey le 30 juillet 2023 (Photo, AFP).
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Niger: RSF s’inquiète pour la liberté de la presse

  • RSF affirme avoir recensé trois incidents contre des journalistes en seulement quatre jours, entre le 27 et 30 juillet
  • Le bureau du conseil d'administration de la Maison de la presse de Niamey a également exprimé son inquiétude quant aux «velléités d’atteintes à la liberté de la presse et à la sécurité des journalistes»

RABAT: A la suite de menaces et attaques contre les professionnels des médias au Niger, l’ONG Reporters sans frontières (RSF) tire la sonnette d’alarme et exprime sa vive inquiétude face à la détérioration de la liberté de la presse dans le pays depuis le coup d'État du 26 juillet 2023

L’ONG affirme avoir recensé trois incidents contre des journalistes en seulement quatre jours, entre le 27 et 30 juillet.

Dans son communiqué publié ce lundi, RSF cite le cas de deux journalistes travaillant pour des médias français. 

Selon RSF, dimanche 30 juillet, les deux journalistes ont été la cible de menaces verbales lorsqu'ils couvraient une marche de soutien à la junte. Anne-Fleur Lespiaut, correspondante de TV5 Monde, et Stanislas Poyet, du quotidien français Le Figaro, ont été confrontés à des manifestants hostiles à la présence de journalistes français dans le pays, affirme l'ONG.

RSF rappelle par ailleurs que deux jours avant cet incident – lors d'un point presse au siège du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-Tarayya) du président Mohamed Bazoum – des individus non-identifiés ont attaqué les équipes de la radio-télévision nigérienne Anfani et endommagé une caméra de la télévision privée Bonferey

Selon un responsable d'Anfani, les journalistes présents ont été pris pour cible par des manifestants, subissant insultes et coups avant de pouvoir s'échapper.

Dans le même communiqué, RSF a exprimé ses inquiétudes quant à l’avenir de la liberté d’informer dans le pays après une déclaration à la télévision nationale d’un membre du Comité de soutien au CNSP – Boubacar Kimba – dans laquelle ce dernier appelle «à suspendre jusqu’à nouvel ordre les médias occidentaux qui relaient des messages de haine et d’intoxication».

«Risque pour les journalistes»

Par ailleurs, le bureau du conseil d'administration de la Maison de la presse de Niamey a également exprimé son inquiétude quant aux «velléités d’atteintes à la liberté de la presse et à la sécurité des journalistes», dans un communiqué rendu public le 28 juillet.

Sadibou Marong, Directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF, a souligné que le Niger était jusqu'à présent le seul pays du Sahel central à être «épargné par la présence de militaires au pouvoir» et rappelle que le droit à l'information devait être préservé et respecté, tout en appelant à ce que les journalistes ne soient pas pris pour cible par les manifestants et les forces de sécurité dans le «contexte instable que traverse le pays».

Pour l’ONG, les incidents répertoriés au Niger s’apparentent «fortement aux mécanismes liberticides pour les médias employés dans les pays voisins du Burkina Faso et du Mali à l’arrivée de pouvoirs militaires à la tête du pays». Et de conclure que «l’existence d’un régime militaire au Niger, dénoncée au demeurant par la communauté internationale, représente un risque pour les journalistes et la liberté d’informer».

Dimanche, des partisans des militaires putschistes ont manifesté devant l'ambassade de France à Niamey tout en tentant de s’y introduire. La France a condamné ces actes et a averti qu'elle répondrait de manière ferme à toute attaque contre ses intérêts au Niger

Des mesures de sécurité ont été prises pour protéger les ressortissants français présents au Niger, mais aucune évacuation n'est prévue pour le moment, a déclaré la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna le même jour.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.