Six policiers blancs admettent avoir torturé deux Afro-Américains au Mississippi

Kristen Clarke, procureure générale adjointe chargée des droits civils au ministère américain de la Justice, s'adresse aux journalistes depuis un moniteur lors d'une conférence de presse à l'issue d'une audience au cours de laquelle six anciens agents blancs des forces de l'ordre du Mississippi ont plaidé coupables d'infractions à la législation fédérale sur les droits civils devant un tribunal fédéral, à Jackson (Mississippi), le 3 août 2023. (AP Photo)
Kristen Clarke, procureure générale adjointe chargée des droits civils au ministère américain de la Justice, s'adresse aux journalistes depuis un moniteur lors d'une conférence de presse à l'issue d'une audience au cours de laquelle six anciens agents blancs des forces de l'ordre du Mississippi ont plaidé coupables d'infractions à la législation fédérale sur les droits civils devant un tribunal fédéral, à Jackson (Mississippi), le 3 août 2023. (AP Photo)
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Publié le Vendredi 04 août 2023

Six policiers blancs admettent avoir torturé deux Afro-Américains au Mississippi

  • Les six agents, dont certains ont reconnu appartenir à une équipe surnommée la «Brigade des voyous» et réputée pour sa brutalité, sont actuellement poursuivis par la justice et ne sont plus en exercice
  • En janvier, ils sont entrés «sans mandat, ni justification» dans une maison de Braxton, une petite ville de cet Etat du sud des Etats-Unis, pour torturer les deux hommes noirs qui s'y trouvaient, selon un communiqué du ministère

LOS ANGELES : Six policiers blancs du Mississippi ont admis avoir torturé deux Afro-Américains pendant deux heures avec un godemiché, des tasers et une épée, allant jusqu'à tirer dans la bouche de l'une des victimes, a annoncé jeudi le ministère américain de la Justice.

Cette affaire est un "exemple horrible et frappant de mauvais comportement policier, qui n'a pas sa place dans notre société", a fustigé devant la presse la représentante du ministère Kristen Clarke, en dénonçant des actes "motivés par des préjugés raciaux et par la haine".

Les six agents, dont certains ont reconnu appartenir à une équipe surnommée la "Brigade des voyous" et réputée pour sa brutalité, sont actuellement poursuivis par la justice et ne sont plus en exercice.

En janvier, ils sont entrés "sans mandat, ni justification" dans une maison de Braxton, une petite ville de cet Etat du sud des Etats-Unis, pour torturer les deux hommes noirs qui s'y trouvaient, selon un communiqué du ministère.

Les policiers les ont menottés et les ont soumis à une séance de torture en proférant des "insultes raciales", a raconté Mme Clarke.

Selon l'accusation, les agents ont agressé leurs deux victimes sexuellement avec un godemiché et leur ont infligé 17 décharges électriques avec leurs tasers.

Ils les ont aussi humiliés en les forçant à avaler de l'alcool, de l'huile de cuisine, du lait et d'autres liquides. Selon Mme Clarke, l'un des deux Afro-Américains a été frappé avec "une épée en métal, un morceau de bois, et un ustensile de cuisine en bois".

Ce calvaire, qui a duré environ deux heures, a culminé lorsque l'un des agents a mis son arme de service dans la bouche d'un des deux hommes. Pour l'effrayer, il a d'abord pressé la détente après avoir retiré une balle du chargeur. Lors d'une seconde tentative, la balle est en revanche partie et a traversé le cou de la victime.

Les policiers ont alors laissé leurs victimes dans une mare de sang pendant de longues minutes, pendant qu'ils se concertaient pour couvrir cette bavure.

L'équipe a détruit la vidéosurveillance de la maison, l'une des douilles utilisées et a tenté de brûler les vêtements des victimes pour faire disparaître les preuves, selon l'accusation. Les agents ont également placé un pistolet à grenaille sur l'une des victimes et de la méthamphétamine sur les lieux pour prétexter un mobile d'intervention.

Ils ont ensuite rempli de faux rapports et ont menti de manière répétée aux enquêteurs.

Cinq des prévenus étaient des agents du shérif du comté de Rankin, tandis que le sixième appartenait à la police de Richland.

Trois d'entre eux ont également plaidé coupable dans un autre cas de violence policière, remontant à décembre. D'après la justice, l'un des membres du trio a utilisé un taser sur un homme blanc et tiré près de sa tête pour lui soustraire des aveux, sans aucune intervention de la part des deux autres.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.


Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien, dénoncent les actes de Téhéran dans le détroit d'Ormuz

Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
  • Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même
  • Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit.

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a commenté un responsable gouvernemental américain auprès de l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.

Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même.

Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.

La guerre a été déclenchée fin février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. La République islamique avait riposté en frappant Israël et des intérêts américains dans les pays du Golfe, mais aussi en bloquant la navigation dans le très stratégique détroit d'Ormuz, ce qui a fait flamber les prix du pétrole, depuis retombés.

Le protocole d'accord prévoyait la reprise du trafic maritime dans le détroit, où plusieurs navires ont récemment subi des attaques.

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé à Téhéran la responsabilité de deux d'entre elles.

Le document publié mardi par les autorités américaines permet aux transactions conclues après le 21 juin d'être finalisées. La date limite est le 17 juillet.