L'Égypte souhaite établir des liens industriels avec la Turquie

Les deux parties ont discuté de la possibilité d'établir un plan conjoint jusqu'en juin 2024, en particulier dans les secteurs de l'ameublement, des tapis et des industries chimiques. (Shutterstock)
Les deux parties ont discuté de la possibilité d'établir un plan conjoint jusqu'en juin 2024, en particulier dans les secteurs de l'ameublement, des tapis et des industries chimiques. (Shutterstock)
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Publié le Vendredi 04 août 2023

L'Égypte souhaite établir des liens industriels avec la Turquie

  • Ahmed Samir, le ministre Égyptien du commerce et de l'industrie, a rencontré Mehmet Fatih Kacir, le ministre turc de l'Industrie et de la Technologie
  • Les deux parties ont discuté de la possibilité d'établir un plan conjoint jusqu'en juin 2024, en particulier dans les secteurs de l'ameublement, des tapis et des industries chimiques

ANKARA: L'Égypte et la Turquie sont confiantes dans une percée des niveaux de coopération industrielle à la suite de discussions entre des ministres de premier plan.

Ahmed Samir, le ministre Égyptien du commerce et de l'industrie, a rencontré Mehmet Fatih Kacir, le ministre turc de l'Industrie et de la Technologie, pour discuter d'une plus grande coopération technique, professionnelle et technologique, dont la possibilité d'établir une zone industrielle turque en Égypte.

La rencontre a eu lieu lors de la visite du ministre égyptien à la tête d'une délégation de haut niveau à Ankara.

La visite de Samir dans la capitale turque est la première d'un ministre égyptien du Commerce et de l'Industrie en Turquie depuis dix ans.

Les deux parties ont discuté de la possibilité d'établir un plan conjoint jusqu'en juin 2024, en particulier dans les secteurs de l'ameublement, des tapis et des industries chimiques.

Au cours de la réunion, Samir a déclaré qu'un projet de protocole d'accord conjoint porterait sur la coopération industrielle, le transfert d'expertise technique, la formation technique, l'enseignement universitaire et pré-universitaire, l'investissement industriel et l'industrialisation agricole.

Samir a également exprimé l'espoir de voir des projets de fabrication conjoints en Égypte et d'exportation vers divers pays, en précisant que l'Égypte offre de nombreux avantages préférentiels aux entreprises qui exportent.

Le ministre turc a déclaré que la visite de la délégation égyptienne annonçait le début d'une nouvelle phase de coopération économique entre les deux pays.

Il a souligné l'importance du renforcement de la coopération industrielle et technologique, précisant que la Turquie compte 354 zones industrielles et que le secteur industriel contribue à l'économie turque à hauteur de 240 milliards de dollars, soit 27% du revenu national.

Samir a invité son homologue turc à se rendre au Caire pour assurer le suivi des résultats de la visite et examiner les futurs projets de coopération entre les deux pays.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.