Cisjordanie: funérailles d'un Palestinien tué par des colons israéliens

Des proches pleurent pendant les funérailles du Palestinien Qusai Jamal Maatan dans le village de Burqa au nord de la Cisjordanie occupée, le 5 août 2023. (AFP)
Des proches pleurent pendant les funérailles du Palestinien Qusai Jamal Maatan dans le village de Burqa au nord de la Cisjordanie occupée, le 5 août 2023. (AFP)
Short Url
Publié le Samedi 05 août 2023

Cisjordanie: funérailles d'un Palestinien tué par des colons israéliens

  • Vendredi soir, le ministère de la Santé a fait état de la mort de Qusai Jamal Maatan, 19 ans, «tué par balles par des colons dans le village de Burqa», à l'est de Ramallah
  • Dans la matinée, le ministère avait annoncé dans un communiqué la mort de Mahmoud Abou Saan, 18 ans, «tué ce matin par des balles de l'occupation (Israël) à Tulkarem»

BURQAH : Des Palestiniens ont participé samedi aux funérailles d'un jeune homme tué la veille par des colons israéliens à l'est de Ramallah, en Cisjordanie occupée, tandis que l'ONU a mis en garde de la hausse des attaques de colons contre des Palestiniens.

Le corps de Qusai Jamal Maatan, 19 ans, "tué par balles par des colons dans le village de Burqa", selon le ministère palestinien de la Santé, a été transporté dans les rues du village de Burqa avant son inhumation, a constaté samedi un journaliste de l'AFP, lors de ses funérailles. Son visage était enveloppé d'un keffieh.

Depuis le début de l'année, la Cisjordanie a été le théâtre d'attaques de Palestiniens contre des cibles israéliennes, tout comme de violences commises par des colons israéliens contre des Palestiniens.

L'armée israélienne a affirmé vendredi avoir reçu des informations concernant de "violents affrontements entre des civils israéliens et des Palestiniens" à Burqa. Selon celles-ci, "pendant les affrontements, des civils israéliens ont tiré sur les Palestiniens faisant un mort palestinien et quatre autres blessés".

Le même jour, l'ONU avait mis en garde contre la forte hausse des attaques de colons contre des Palestiniens ou leurs propriétés en Cisjordanie recensant quelque 600 "incidents" sur les six premiers mois de l'année.

"Il y a en moyenne 99 incidents par mois, et une hausse de 39% comparé à la moyenne mensuelle sur toute l'année 2022, qui était de 71%", avait déclaré le porte-parole du Bureau de coordination humanitaire de l'ONU (Ocha), Jens Laerke, à des journalistes à Genève.

Depuis le retour au pouvoir il y a un peu plus de six mois du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Israël est dirigé par l'un des gouvernements les plus à droite de son histoire.

Près de trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967. Environ 490.000 colons juifs y habitent aussi dans des colonies considérées par l'ONU comme illégales au regard du droit international.

Fin juin, la France avait également condamné les exactions de colons juifs en Cisjordanie sur fond de montée des violences entre Israéliens et Palestiniens.

«Gang»

Dans un communiqué publié vendredi soir, le Hamas, mouvement islamiste qui contrôle la Bande de Gaza palestinienne, a appelé à venger la mort de Qusai Jamal Maatan, "tué par un gang de colons".

L'armée israélienne, selon laquelle des "civils israéliens (ont été) blessés par des jets de pierres" lors de ces heurts, a dit examiner l'incident avec la police et le service de sécurité intérieur (Shin Beth).

"Il a été décidé d'imposer une zone militaire fermée à l'endroit où s'est déroulée la confrontation et de déployer des forces de sécurité", a-t-elle indiqué samedi.

Vendredi matin, le ministère avait annoncé dans un communiqué la mort de Mahmoud Abou Saan, un Palestinien de 18 ans, "tué (...) par des balles de l'occupation (Israël) à Tulkarem", dans le nord-ouest de la Cisjordanie.

L'armée israélienne a affirmé que durant une patrouille de routine, "des suspects avaient jeté des explosifs et des pierres vers les soldats, qui ont riposté par des tirs à balles réelles".

Plus tôt cette semaine, un Palestinien a blessé par balles six Israéliens dans une colonie de Cisjordanie avant d'être abattu.

Au moins 207 Palestiniens ont été tués depuis le début de cette année dans les violences liées au conflit israélo-palestinien, ainsi que 27 Israéliens, une Ukrainienne et un Italien, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources officielles.

Ces statistiques incluent, côté palestinien, des combattants et des civils parmi lesquels des mineurs, et côté israélien, en majorité des civils parmi lesquels des mineurs, et trois membres de la minorité arabe.


Les ambassades américaines au Moyen-Orient ferment alors que la guerre avec l’Iran s’intensifie

Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
Des ambassades américaines ont été fermées à travers le Golfe. (AFP)
Short Url
  • Des alertes de sécurité ont été émises à l’attention des citoyens américains, leur conseillant de quitter les lieux lorsque cela est possible

Alors que le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran s’intensifie, les ambassades américaines à travers le Moyen-Orient sont passées en mode d’urgence, multipliant les alertes de sécurité, suspendant leurs services et appelant les ressortissants américains à prendre des précautions immédiates.

En Arabie saoudite, l’Ambassade des États-Unis à Riyad a fermé ses portes après que des drones iraniens ont frappé le complexe, provoquant des dégâts mineurs et un petit incendie. La mission a annulé tous les rendez-vous consulaires, qu’ils soient de routine ou d’urgence, et conseillé aux Américains à Riyad, Djeddah et Dhahran de rester confinés chez eux. Il leur a également été demandé d’éviter les abords de l’ambassade jusqu’à nouvel ordre.

Au Koweït, l’Ambassade des États-Unis à Koweït City a demandé à son personnel ainsi qu’aux citoyens américains présents dans le pays de rester à l’intérieur face à la menace persistante de missiles et de drones. L’ambassade a averti la population de ne pas s’approcher du complexe, de rester loin des fenêtres et de suivre les alertes officielles.

L’Ambassade des États-Unis à Bahreïn a également suspendu ses opérations normales. Les avis de sécurité invitent les personnes à se mettre à l’abri à l’intérieur et à faire preuve de vigilance, avertissant que des zones civiles pourraient être exposées au risque à mesure que les tensions régionales s’aggravent.

Au Qatar, qui abrite la grande base militaire américaine d’Al Udeid, l’Ambassade des États-Unis au Qatar a diffusé des consignes similaires, demandant aux Américains de rester confinés et de se préparer à d’éventuelles perturbations. L’alerte insiste sur la nécessité de demeurer dans des lieux sécurisés et de disposer de provisions essentielles.

En Jordanie, l’Ambassade des États-Unis en Jordanie a averti que des missiles, roquettes ou drones pourraient pénétrer l’espace aérien jordanien à mesure que le conflit évolue. Les citoyens américains ont été encouragés à rester vigilants et prêts à se mettre à l’abri en cas de sirènes ou d’alertes officielles.

En Israël, où les hostilités sont directement liées à la confrontation plus large avec l’Iran, l’Ambassade des États-Unis en Israël a recommandé aux Américains de revoir leurs plans de sécurité personnels. Elle a indiqué que sa capacité à faciliter les départs pourrait être limitée dans les conditions actuelles et a exhorté les citoyens à suivre attentivement les directives officielles.

Au-delà des alertes nationales, le Département d’État des États-Unis a élargi ses avis régionaux, appelant les Américains présents dans plusieurs pays du Moyen-Orient à envisager un départ en raison de la dégradation de la situation sécuritaire. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Short Url
  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Short Url
  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com