Les actifs des fonds souverains du CCG augmentent de 20% en deux ans

Plus tôt au cours de ce mois, un rapport annuel publié par le Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite a montré que ses actifs sous gestion avaient augmenté de 12,8% en 2022 pour atteindre 2 230 milliards de riyals saoudiens (540 milliards d’euros). (Reuters)
Plus tôt au cours de ce mois, un rapport annuel publié par le Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite a montré que ses actifs sous gestion avaient augmenté de 12,8% en 2022 pour atteindre 2 230 milliards de riyals saoudiens (540 milliards d’euros). (Reuters)
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Publié le Jeudi 10 août 2023

Les actifs des fonds souverains du CCG augmentent de 20% en deux ans

  • Les pays du CCG auraient généré d’importants revenus provenant du pétrole en 2022, lorsque la Russie a envahi l’Ukraine et que l’UE a imposé des sanctions aux importations d’énergie russes
  • Cinq des dix plus gros investissements mondiaux au nom d’investisseurs publics en 2022 provenaient de fonds souverains du CCG

RIYAD: Un nouveau rapport publié par S&P Global met en lumière la croissance des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il note que les fonds souverains de la région étendront leur présence mondiale grâce à des réserves de liquidités accrues qui découlent des revenus provenant de l’énergie.

Selon le rapport, les pays du CCG auraient généré d’importants revenus provenant du pétrole en 2022, lorsque la Russie a envahi l’Ukraine et que l’Union européenne (UE) a imposé des sanctions aux importations d’énergie russes.

Citant des données de la Global SWF Data Platform, S&P Global révèle que les actifs des fonds souverains de la région ont augmenté de 20%, atteignant 4 000 milliards de dollars (1 dollar = 0,91 euro) au cours des deux dernières années.

Les actifs sous gestion détenus par les fonds souverains dans la région du CCG équivalent à 37% du total des actifs des fonds souverains mondiaux, ajoute le rapport.

«Nous pourrions également assister au recyclage des entrées de pétrodollars du CCG dans les pays de la région Mena et d’autres marchés émergents qui présentent des possibilités d’investissement intéressantes et ont besoin de financement externe, ou sont vulnérables aux chocs géopolitiques, économiques et monétaires actuels», déclare S&P Global dans un communiqué de presse.

L’agence basée aux États-Unis rapporte que l’excédent courant des pays du CCG devrait atteindre 9% du produit intérieur brut en 2023 et 6% du PIB en 2024.

Cet excédent courant permettra aux fonds d’affluer vers les fonds souverains de ces pays, ce qui leur offrira à leur tour des possibilités d’investissement supplémentaires, tant au niveau local qu’international.

Soutenus par des relations économiques et commerciales saines, les fonds de placement de la région du CCG œuvrent actuellement à étendre leur empreinte mondiale en investissant dans divers secteurs et zones géographiques, principalement en Inde, en Chine et dans d’autres pays asiatiques.

Le rapport souligne en outre que cinq des dix plus gros investissements mondiaux au nom d’investisseurs publics en 2022 provenaient de fonds souverains du CCG – 62% des Émirats arabes unis, 28% d’Arabie saoudite et 10% du Qatar.

«Les fonds souverains du CCG semblent être devenus des investisseurs incontournables dans les moments difficiles. Les investisseurs publics du CCG ont déployé environ 83 milliards de dollars de nouveaux capitaux en 2022», indique S&P Global.

Global SWF Data Platform révèle que la taille des actifs sous gestion détenus par les pays du CCG équivaut presque à la somme de tous les actifs sous gestion d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique subsaharienne.

Plus tôt au cours de ce mois, un rapport annuel publié par le Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite (PIF) a montré que ses actifs sous gestion avaient augmenté de 12,8% en 2022 pour atteindre 2 230 milliards de riyals saoudiens (SAR), soit 540 milliards d’euros.

Les actifs sous gestion du fonds souverain en 2019 étaient de 1 540 milliards de SAR, alors qu’ils ont atteint 1 980 milliards de SAR en 2021, ajoute le rapport.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.