Grèce: le mouvement «des plages libres» à l'origine de l'intensification des contrôles

Cette photo aérienne prise le 13 août 2023 montre des baigneurs qui marchent, s'allongent et se baignent sur la plage Oceanis, couverte de parasols et de chaises longues, à Vouliagmeni, à 25 km au sud d'Athènes. (AFP)
Cette photo aérienne prise le 13 août 2023 montre des baigneurs qui marchent, s'allongent et se baignent sur la plage Oceanis, couverte de parasols et de chaises longues, à Vouliagmeni, à 25 km au sud d'Athènes. (AFP)
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Publié le Dimanche 13 août 2023

Grèce: le mouvement «des plages libres» à l'origine de l'intensification des contrôles

  • Selon la loi grecque, les entreprises près des côtes, doivent laisser un espace libre égal à 50% de la surface de la plage au minimum, pour garantir l'accès à la mer
  • En cas de violation de la loi, les mairies doivent signaler le problème au ministère des Finances, l'instance compétente pour octroyer les autorisations aux entreprises des plages et infliger des amendes, rappelle Markos Kovaios

ATHÈNES: Sous pression d'une mobilisation des citoyens réclamant "le libre accès" aux plages, entravé souvent par la prolifération de chaises longues et parasols, les autorités grecques ont récemment intensifié les contrôles sur les côtes du pays, bondés des vacanciers au pic de la saison touristique.

Entamé à Paros, île cycladique en mer Egée où le secteur de l'immobilier est en plein développement, ce mouvement a rapidement pris de l'ampleur et contraint gouvernement et collectivités locales de multiplier l'inspection des autorisations des entreprises actives sur les plages.

"La violation de la loi sur l'installation des entreprises au bord de la mer est récurrente mais cet été le problème s'est aggravé et grâce au mouvement citoyen, les contrôles ont été intensifiés", a affirmé à l'AFP Markos Koveos, maire de Paros, joint par téléphone.

Selon la loi grecque, les entreprises près des côtes, doivent laisser un espace libre égal à 50% de la surface de la plage au minimum, pour garantir l'accès à la mer.

Une photo publiée sur les réseaux sociaux montrant le rassemblement de 250 citoyens fin juillet sur une plage de Paros brandissant une banderole avec l'inscription "Reclaim the beach" (se réapproprier les plages, ndlr) est devenue virale.

Depuis, de nombreuses photos et vidéos montrant des plages envahies par des transats à des "prix souvent exorbitants", selon des utilisateurs des réseaux sociaux, ont envahi les réseaux sociaux.

Le hashtag "kinima petsetas" (le mouvement de la serviette de plage, Ndlr) ou "free beaches" (plages libres, Ndlr) est devenue l'une de premières tendances sur Twitter, rebaptisé X.

"On veut que les espaces publics, comme ceux au bord de la mer, soient libres, accessibles, gratuits et propres. Rien de moins", résume sur X le collectif des "Citoyens actifs".

Des mobilisations sporadiques ont eu lieu ces dernières semaines sur les îles proches de Paros, Mykonos et Naxos, mais aussi en Crète (sud) et dans des stations balnéaires sur le continent de la Chalcidique (Nord) jusqu'aux plages de l'Attique, la région d'Athènes.

La justice est également intervenue début août: la procureure de la cour suprême Georgia Adilini a demandé au parquet de Syros, chef-lieu des Cyclades, de contrôler "l'accès aux espaces communs" comme les côtes, sauvegardés par la constitution grecque.

Baigneurs «indignés»

En cas de violation de la loi, les mairies doivent signaler le problème au ministère des Finances, l'instance compétente pour octroyer les autorisations aux entreprises des plages et infliger des amendes, rappelle Markos Kovaios.

L'union des mairies en Grèce a récemment demandé au gouvernement le transfert de la totalité des compétences de contrôles sur les plages aux autorités locales pour que l'application de la loi soit plus efficace.

La semaine dernière le ministère des Finances a multiplié les contrôles sur des îles cycladiques et trois responsables des entreprises touristiques à Naxos ont été arrêtés en flagrant délit pour occupation "illégale" des plages.

"Un guide pour les baigneurs indignés" a été publié ce week-end sur le site d'investigation Inside Story qualifiant de "paradoxe le fait que le citoyen joue le rôle de contrôleur des autorités" et non pas l'inverse.

A Paros, la controverse a pris une tournure politique en vue des élections locales d'octobre prochain en Grèce.

Markos Koveos, qui brigue un troisième mandat, se demande "pourquoi ce mouvement a pris tant d'ampleur cet été" alors que les violations sur les plages datent "des décennies".

De son côté, "le rassemblement populaire" de Paros, mouvement local de l'opposition, accuse la mairie d'avoir "sous-estimé au début le problème" et se félicite de "l'initiative des citoyens de Paros, qui s'est répandue à travers le pays" pour protéger le droit évident "au libre accès aux plages".


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.