Des prothèses soutenues par KSrelief et des cliniques mobiles viennent en aide à 530 patients au Yémen

Un médecin du Centre des prothèses et des membres s'occupe d'un patient dans le district Seiyun de l'Hadramaout. (Photo, SPA)
Un médecin du Centre des prothèses et des membres s'occupe d'un patient dans le district Seiyun de l'Hadramaout. (Photo, SPA)
Des centaines d'enfants ont été tués ou blessés par des mines terrestres et d'autres engins non explosés au Yémen au cours des cinq dernières années, selon des observateurs. (Photo, SPA)
Des centaines d'enfants ont été tués ou blessés par des mines terrestres et d'autres engins non explosés au Yémen au cours des cinq dernières années, selon des observateurs. (Photo, SPA)
Les cliniques soutenues par le groupe d'aide saoudien fournissent des services de santé au Yémen depuis quelques années. (Photo, SPA)
Les cliniques soutenues par le groupe d'aide saoudien fournissent des services de santé au Yémen depuis quelques années. (Photo, SPA)
Les cliniques soutenues par le groupe d'aide saoudien fournissent des services de santé au Yémen depuis quelques années. (Photo, SPA)
Les cliniques soutenues par le groupe d'aide saoudien fournissent des services de santé au Yémen depuis quelques années. (Photo, SPA)
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Publié le Dimanche 20 août 2023

Des prothèses soutenues par KSrelief et des cliniques mobiles viennent en aide à 530 patients au Yémen

  • 308 personnes qui ont perdu des membres, principalement à cause des mines terrestres et des munitions non explosées, ont été aidées dans le gouvernorat d'Hadramaout
  • À Hajjah, jusqu'à 222 personnes du district d'Abs ont sollicité des soins dans les cliniques

RIYAD : Les cliniques soutenues par le King Salman Humanitarian Aid and Relief Center d'Arabie saoudite ont offert des services médicaux à un total de 530 patients au cours du seul mois de juillet, dans les gouvernorats de Hadramout et de Hajjah au Yémen, selon le rapport de l'agence de presse saoudienne SPA publié samedi.

Dans le gouvernorat de Hadramout, le Centre de Prothèses et de Rééducation, situé dans le district de Seiyun, a apporté des soins à 308 individus ayant subi des amputations, principalement en raison de mines terrestres et d'engins non explosés.

«Le centre a pris les mesures, conçu, adapté, livré et entretenu des membres artificiels et des prothèses pour 67 patients. De plus, 241 patients ont bénéficié de services de physiothérapie, comprenant des séances de physiothérapie et des consultations spécialisées», indique le rapport de la SPA.

À Hajjah, jusqu'à 222 personnes dans le district d'Abs ont sollicité des soins dans les cliniques, parmi lesquelles 30 personnes ont été accueillies à la clinique de contrôle des maladies épidémiques, 9 à la clinique d'urgence, 54 patients à la clinique de médecine interne, 5 bénéficiaires à la clinique de santé reproductive, et 2 individus ont consulté la clinique de sensibilisation et d'éducation.

De plus, 24 individus ont bénéficié de services infirmiers, des opérations d'élimination des déchets ont été menées à deux reprises, et 2 bénéficiaires ont été pris en charge à la clinique de chirurgie et de pansement. Les cliniques ont également dispensé des médicaments à 100 personnes, ajoute le rapport.

En complément des services humanitaires fournis au Yémen par le biais de KSrelief, l'Arabie saoudite soutient plusieurs initiatives en faveur de son voisin méridional, notamment des projets de développement au moyen du Programme saoudien de développement et de reconstruction pour le Yémen (SDRPY) ainsi que le déminage par le biais de son projet Masam.

Selon un rapport datant de mars dernier de Save the Children, une organisation humanitaire internationale, «un enfant a été tué ou blessé en moyenne tous les trois jours au cours des cinq dernières années par des mines terrestres et d'autres engins explosifs» dans les zones en conflit du Yémen.

«Les enfants au Yémen risquent de tomber sur des mines terrestres et des restes explosifs de guerre lors de leurs activités quotidiennes, notamment jouer, récolter du bois de chauffage et de l'eau, ou encore s'occuper du bétail. Ils peuvent manquer d'expérience pour les identifier ou les éviter», précise le rapport.

Un rapport du Yemen Landmine Monitor de l'année dernière a révélé que l'organisation avait recensé 426 personnes tuées par des mines, de mi-2019 à août 2022. Parmi ce nombre, plus de 100 étaient des enfants.

Le moniteur a également recensé au moins 560 blessés par des mines terrestres, dont 216 enfants et 48 femmes.

Les observateurs ont déclaré que les régions rurales du Yémen étaient jonchées de mines terrestres et de munitions non explosées depuis 2014, lorsque la milice houthie a pris le pouvoir, incitant plusieurs pays arabes dirigés par l'Arabie saoudite à organiser une coalition pour rétablir le gouvernement reconnu par l'ONU.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".