Début des forages d’exploration pétrolière et gazière dans les eaux libanaises ce jeudi

Le Premier ministre, Najib Mikati, et le président du Parlement, Nabih Berri, ont visité la plate-forme de forage Transocean Barents, accompagnés du ministre de l’Énergie et du ministre des Travaux publics et du Transport, ainsi que de responsables du secteur pétrolier libanais, afin d’assister à une cérémonie d’annonce de l’exploration. (Photo fournie)
Le Premier ministre, Najib Mikati, et le président du Parlement, Nabih Berri, ont visité la plate-forme de forage Transocean Barents, accompagnés du ministre de l’Énergie et du ministre des Travaux publics et du Transport, ainsi que de responsables du secteur pétrolier libanais, afin d’assister à une cérémonie d’annonce de l’exploration. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 22 août 2023

Début des forages d’exploration pétrolière et gazière dans les eaux libanaises ce jeudi

  • «Ne trompez pas les gens avec des illusions. La priorité actuelle du Liban est la mise en œuvre de réformes et la reddition de comptes», lance un député réformiste
  • La plate-forme 9 est située à environ 120 km de Beyrouth

BEYROUTH: TotalEnergies et ses partenaires, Eni et QatarEnergy, ont lancé mardi les activités d’exploration du Bloc 9 dans les eaux territoriales du Liban.

Les entreprises recherchent des quantités commerciales de gaz et de pétrole sur lesquelles le Liban mise pour relancer son économie en ruine.

Le forage devrait débuter le 24 août, comme l’a annoncé le ministre de l’Énergie, Walid Fayad.

Le Premier ministre, Najib Mikati, et le président du Parlement, Nabih Berri, ont visité la plate-forme de forage Transocean Barents, accompagnés de M. Fayad et du ministre des Travaux publics et du Transport, Ali Hamiyé, ainsi que de responsables du secteur pétrolier libanais, afin d’assister à une cérémonie d’annonce de l’exploration.

La plate-forme 9 est située à environ 120 km de Beyrouth.

Au cours de la visite, les responsables libanais ont été informés des préparatifs nécessaires pour le forage.

M. Berri et le Premier ministre ont effectué une tournée à bord de la plate-forme de forage afin de superviser les aspects logistiques de l’exploration pétrolière et gazière dans le Bloc 9, qui se trouve dans les eaux territoriales du Liban.

Le président du Parlement espère que «dans quelques mois, Dieu bénira le Liban par un flot de sa grâce, marquant le début de la résolution de la crise économique que le Liban et son peuple traversent», et que les Libanais parviendront à un consensus sur l’élection d’un président qui amorcerait une solution politique.

Quant à M. Mikati, il a souhaité «que les prochains jours soient porteurs de bonnes nouvelles pour le Liban, afin que le pays puisse faire face aux nombreuses crises auxquelles il est confronté, et que tout le monde coopère dans la phase à venir pour mettre un terme à la détérioration dont nous sommes témoins sur tous les fronts.»

La délégation s’est rendue de l’aéroport de Beyrouth à la plate-forme de forage à bord d’un hélicoptère de TotalEnergies.

Romain de La Martinière, directeur général de TotalEnergies au Liban, a indiqué que le puits d’exploration «nous permettra d’évaluer la matérialité des ressources en hydrocarbures et leur potentiel productif dans cette zone».

TotalEnergies détient une participation directe de 35%, aux côtés de ses partenaires Eni (35%) et QatarEnergy (30%).

Les autorités libanaises continuent de retarder la mise en œuvre des réformes exigées par la communauté internationale pour l’obtention d’une aide.

Les réformistes ont rejeté l’idée d’utiliser la richesse pétrolière potentielle pour compenser le déficit du Trésor sans demander des comptes aux responsables de ce déficit.

«Ne trompez pas les gens avec des illusions», a lancé Ibrahim Mneimné, un député réformiste.

«Le nœud du conflit avec cette classe politique réside dans leur perception des ressources du pays comme une poule aux œufs d’or destinée à dissimuler leur corruption, leurs entreprises et leurs stratégies financières qui ont conduit la nation à son état actuel», a-t-il expliqué à Arab News

Selon lui, le problème «n’est pas le pétrole ou le gaz; c’est le détournement des ressources de la nation. Les responsables doivent assumer les conséquences de leurs actes, et non être pardonnés pour leurs actions passées».

«En outre, le processus d’exploration n’a pas encore commencé et, même lorsqu’il commencera, il n’est pas certain qu’il aboutira à la production de quantités commerciales ou qu’il permettra simplement de répondre aux besoins immédiats du pays.»

«Même si de grandes quantités sont découvertes, il faudra attendre les sept prochaines années pour savoir si nous possédons des richesses pétrolières. Ainsi, la précipitation dans la réflexion n’est rien d’autre que de l’illusion», a-t-il ajouté.

M. Mneimné s’est interrogé sur «la logique qui sous-tend la connexion du fonds souverain aux fonds publics» et a déclaré: «Nous devons combler le déficit financier et nous atteler à la restructuration des banques et à la mise en œuvre des diverses réformes nécessaires. Il est inacceptable de donner la priorité au fonds souverain à l’heure actuelle; il peut attendre, étant donné qu’il existe d’autres priorités urgentes.»

Les répercussions de la crise économique continuent de toucher les institutions de l’État. La plus récente manifestation de cela est l’avertissement lancé par le commandant de l’armée, le général Joseph Aoun, qui a rappelé que l’institution militaire est confrontée à des crises, à tel point qu’elle ne possède qu’une réserve d’essence d’un mois. Si cette réserve n’est pas réapprovisionnée, l’armée sera incapable de mener des patrouilles dans un mois.

Cet avertissement a été lancé, sachant que les réserves de carburant de l’armée étaient auparavant suffisantes pour une année entière.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Le prince héritier saoudien et le président turc discutent de la sécurité régionale et des attaques en mer Rouge

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
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  • Les deux dirigeants abordent la sécurité régionale et la situation en mer Rouge, Ankara condamnant les attaques des Houthis contre les navires

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a eu lundi un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan afin d’évoquer les relations entre les deux pays et les récents développements régionaux, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Au cours de l’appel, les deux dirigeants ont passé en revue les liens entre l’Arabie saoudite et la Turquie et examiné les moyens de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, a ajouté la SPA.

Ils ont également discuté de l’évolution de la situation régionale, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, ainsi que de la sécurité en mer Rouge.

Le président Erdogan a réaffirmé la condamnation de la Turquie des attaques menées par les Houthis, soutenus par l’Iran, contre des navires en mer Rouge, et a exprimé le plein soutien de son pays à l’Arabie saoudite.

Le dirigeant turc a également salué la mise en place de la coalition multinationale de défense maritime dirigée par le Royaume, exprimant l’espoir qu’elle réussira à protéger la navigation internationale et à atteindre ses objectifs. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump annonce une reprise des négociations lundi avec l'Iran

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Donald Trump a annoncé une reprise des négociations lundi avec l'Iran, après avoir suspendu les bombardements américains sur la République islamique et fait état de progrès diplomatiques en vue de rouvrir le détroit d'Ormuz.

La signature mi-juin d'un protocole d'accord n'a débouché pour l'instant sur aucune percée diplomatique majeure en vue d'arriver à la fin d'un conflit qui, depuis plus de cinq mois, a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale.

Après avoir menacé l'Iran d'une nouvelle attaque majeure, le président américain a annoncé samedi soir y renoncer et a laissé entendre que des progrès avaient été réalisés sur le plan diplomatique.

"Bien sûr qu'ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l'ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme", a-t-il déclaré dimanche soir dans son avion présidentiel.

"Ce que l'on fait maintenant, c'est parler avec eux sous la forme d'une négociation", a ajouté M. Trump, précisant simplement que ces discussions devaient commencer lundi après-midi, sans autre détail.

Ni Téhéran ni les pays médiateurs du conflit n'ont confirmé la tenue de ces discussions, mais la République islamique s'était dite dimanche proche d'un accord avec Oman sur le détroit d'Ormuz.

 

- Chute du pétrole -

 

Crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures, le détroit d'Ormuz est de nouveau verrouillé par la République islamique depuis la reprise début juillet des affrontements avec les Etats-Unis, provoquant de fortes perturbations de l'économie mondiale.

L'Iran, qui ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre, n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes et entend garder le contrôle du détroit, également situé dans les eaux omanaises.

En juin, la mise en place d'une route omanaise avait suscité la colère des autorités iraniennes mais un compromis semble se dessiner si l'on en croit Téhéran, Mascate n'ayant pas réagi dans l'immédiat.

"Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties - ni la route nord, ni la route sud -, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, à la télévision d'Etat.

Ces apparentes avancées ont été suivies d'une chute des prix du pétrole à la réouverture du marché lundi matin, le baril de Brent, référence du marché mondial, reculant de près de 5% pour s'échanger autour de 84 dollars. Il avait brièvement dépassé les 100 dollars fin juillet.

En attendant un possible accord, la situation dans le détroit d'Ormuz reste tendue: une explosion près d'un pétrolier y a été rapportée dans la nuit de dimanche à lundi par l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

 

- Volte-face -

 

Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine, le président américain a menacé à plusieurs reprises de bombarder massivement l'Iran, avant de faire volte-face.

Donald Trump, à la peine pour trouver une issue à un conflit très impopulaire parmi ses électeurs, a conditionné la suspension des frappes américaines à la conclusion rapide d'un accord avec Téhéran, en particulier sur Ormuz.

Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end: CBS News avait notamment mentionné la possibilité de frappes contre des raffineries de pétrole et des centrales électriques, menées par les Etats-Unis mais aussi Israël, ce qui aurait été une première depuis deux mois.

Donald Trump a dit avoir renoncé à une nouvelle attaque à la demande de pays de la région, qui selon lui "pensent qu'on a un accord": "Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l'Iran".

Le président américain a affirmé que la demande provenait de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar et de l'Iran lui-même.

D'après l'agence de presse officielle saoudienne, il avait eu une conversation téléphonique avec le prince héritier Mohamed ben Salmane, un allié clef dans la région, qui l'a appelé à "privilégier le dialogue afin de réduire les tensions".

La guerre s'est étendue récemment, avec un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l'Iran, ont annoncé imposer un blocus aux ports saoudiens et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume.


L'armée israélienne annonce avoir tué plusieurs membres du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été modérément blessé lors d'un affrontement rapproché avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de samedi, malgré le cessez-le-feu. (Photo d'archive/AFP)
L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été modérément blessé lors d'un affrontement rapproché avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de samedi, malgré le cessez-le-feu. (Photo d'archive/AFP)
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  • L'armée israélienne affirme avoir tué plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, où un soldat israélien a également été blessé
  • Malgré le cessez-le-feu, les tensions persistent, le Hezbollah rejetant l'accord-cadre tandis que Beyrouth dénonce la poursuite des opérations israéliennes

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé samedi avoir tué plusieurs combattants du mouvement pro-iranien Hezbollah dans le sud du Liban et indiqué qu'un soldat israélien avait été blessé malgré le cessez-le-feu.

L'armée a affirmé avoir identifié dans la nuit plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban.

"Après leur identification, les soldats ont frappé les terroristes et les ont éliminés afin d'écarter la menace", a indiqué l'armée dans un communiqué.

Elle avait précédemment annoncé qu'un soldat avait été blessé dans un "affrontement rapproché" avec le Hezbollah, et a confirmé dans son second communiqué que le soldat avait été "modérement" blessé.

Il a été évacué vers un hôpital, selon les communiqués militaires.

Le Hezbollah pro-iranien n'a revendiqué aucune attaque depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu avec Israël le 20 juin.

Contacté par l'AFP à Beyrouth, le mouvement chiite libanais n'a pas fait de commentaire.

Un accord-cadre parrainé par les Etats-Unis, signé fin juin par le Liban et Israël, vise à mettre un terme aux hostilités. Il prévoit le désarmement du Hezbollah par l'armée libanaise ainsi que le retrait de l'armée israélienne de "zones pilotes", où les forces libanaises seront ensuite déployées.

Le Hezbollah a rejeté à plusieurs reprises cet accord et refuse de déposer les armes, tandis qu'aucun calendrier n'a été fixé pour le retrait complet d'Israël.

L'accord est intervenu plus de trois mois après que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en tirant des roquettes sur Israël, le 2 mars, en soutien à Téhéran, déclenchant d'importantes frappes aériennes israéliennes et une offensive terrestre.

Si les violences ont diminué depuis la signature, en juin, d'un accord préliminaire entre les Etats-Unis et l'Iran ainsi que de l'accord entre le Liban et Israël, Beyrouth continue de signaler des frappes israéliennes sporadiques et des tirs d'artillerie dans le sud du pays.

L'armée libanaise a récemment condamné la poursuite des activités militaires israéliennes qui, selon elle, empêchent son déploiement complet conformément à l'accord-cadre.