Threads, le concurrent de Twitter par Meta, lance sa version web

Adam Mosseri, PDG d'Instagram, témoigne lors d'une audition au Sénat américain à Washington, DC, le 8 décembre 2021. (Photo by Brendan Smialowski / AFP)
Adam Mosseri, PDG d'Instagram, témoigne lors d'une audition au Sénat américain à Washington, DC, le 8 décembre 2021. (Photo by Brendan Smialowski / AFP)
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Publié le Vendredi 25 août 2023

Threads, le concurrent de Twitter par Meta, lance sa version web

  • Threads est désormais disponible pour tout le monde, dites-nous ce que vous en pensez!', a écrit jeudi Adam Mosseri, le dirigeant d'Instagram dont Threads est la déclinaison
  • Une fois le sentiment de curiosité estompé, l'usage quotidien de la nouvelle plateforme a fortement ralenti et les utilisateurs demandaient le lancement d'une version web ainsi que divers ajustements

SAN FRANCISCO : Threads, le concurrent de X (anciennement Twitter) créé par Meta dans l'espoir de profiter des déboires de la plateforme détenue par Elon Musk, dispose désormais d'une version web, avec l'espoir qu'elle l'aidera à relancer son démarrage finalement poussif.

Cette nouvelle version est vue comme étant essentielle pour attirer les professionnels et les médias, qui sont parmi les utilisateurs les plus actifs sur ce type de réseaux sociaux, et postent des messages le plus souvent sur leurs ordinateurs, durant leurs heures de travail.

«Threads est désormais disponible pour tout le monde, dites-nous ce que vous en pensez!', a écrit jeudi Adam Mosseri, le dirigeant d'Instagram dont Threads est la déclinaison.

Jusqu'ici, le réseau social n'était accessible que sur smartphones.

«L'équipe de Threads a beaucoup travaillé afin d'offrir une expérience équivalente à celle sur mobile et va ajouter des fonctionnalités à la version web dans les semaines à venir», a déclaré un porte-parole du groupe.

Pensé comme un concurrent direct de Twitter, désormais appelé X, Threads a été lancé début juillet, Meta invitant le milliard d'utilisateurs d'Instagram à télécharger l'application, permettant ainsi au dernier-né de connaître un démarrage record.

Mais une fois le sentiment de curiosité estompé, l'usage quotidien a fortement ralenti et les utilisateurs demandaient le lancement d'une version web ainsi que divers ajustements.

De nombreuses célébrités qui avaient bénéficié d'un accès anticipé à l'application, telles que Jennifer Lopez ou la star du football américain Tom Brady, ne l'utilisent finalement que rarement.

X continue donc à dominer sur ce type de format mais le désordre persistant sur le réseau depuis son rachat par le propriétaire de Tesla érode peu à peu sa base d'utilisateurs, qui sont désormais en quête d'alternatives.

Un statut que n'a pas encore Threads: selon les données de Similarweb, la plateforme compte actuellement en moyenne 10,3 millions d'utilisateurs quotidiens, contre 49,3 millions peu après son lancement.

«Cela prendra du temps de stabiliser l'application, mais dès que ce sera fait, nous nous concentrerons sur l'acquisition d'utilisateurs», avait toutefois prévenu le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, dès les débuts de Threads.

L'application reste en revanche toujours indisponible au sein de l'Union européenne car elle ne respecte pas pour l'heure les conditions posées par la législation européenne en termes de protection des données.


Accord entre une co-entreprise de TotalEnergies et la Tunisie pour un méga-projet de fabrication d'hydrogène

L'eau nécessaire à l'électrolyse viendra, elle, du dessalement d'eau de mer (Photo, AFP).
L'eau nécessaire à l'électrolyse viendra, elle, du dessalement d'eau de mer (Photo, AFP).
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  • Le transport par pipeline est moins coûteux que la double transformation en ammoniac qu'exigerait un acheminement par bateaux
  • Mais le responsable n'a pas caché les nombreux défis à relever

PARIS: TE H2, co-entreprise des groupes TotalEnergies et Eren, et l'électricien autrichien Verbund ont annoncé mardi la signature d'un protocole d’accord avec la Tunisie en vue d'édifier un grand complexe de production et exportation d'hydrogène vert dans le sud du pays.

Baptisé "H2 Notos", ce projet, qui en est à son tout début, vise à produire de l'hydrogène par électrolyse, à base d'électricité solaire et éolienne, pour l'exporter par pipeline vers l'Europe.

Durant sa phase initiale, vers 2030, ce projet, qui se chiffre en "nombreux milliards de dollars", vise 200.000 tonnes d’hydrogène par an, produites à partir de 3 GW de capacités électriques, a indiqué David Corchia, le directeur général de TE H2. Il ambitionne ensuite d'atteindre "1 million de tonnes par an".

L'hydrogène serait acheminé par pipeline construit spécialement jusqu'à la côte nord tunisienne, avant de passer par un gazoduc marin transportant aujourd'hui du gaz, puis par le futur pipeline "SoutH2 corridor" prévu d'ici 2030 et remontant vers l'Europe par l'Italie, a expliqué M. Corchia à des journalistes.

Le transport par pipeline est moins coûteux que la double transformation en ammoniac qu'exigerait un acheminement par bateaux, a-t-il ajouté.

Mais le responsable n'a pas caché les nombreux défis à relever.

"Nous entrons à présent dans une phase de travaux techniques importants destinées à évaluer la faisabilité du projet. Il nous faudra pour cela continuer d’approfondir la collaboration constructive et fructueuse que nous avons déjà avec les autorités tunisiennes nationales et locales", a-t-il dit. C'est "un projet prometteur (mais) il y a encore beaucoup de travail pour sécuriser les terrains, sur l’impact environnemental de éoliennes, les possibilités de construction" du pipeline...

Electrolyse

L'eau nécessaire à l'électrolyse viendra, elle, du dessalement d'eau de mer, a-t-il précisé.

Pour la Tunisie, "l’accord conclu avec TE H2 et Verbund marque une étape importante dans notre démarche pour une énergie propre et durable", a déclaré Fatma Thabet Chiboub, la ministre de l’Énergie, citée dans le communiqué.

De nombreux acteurs industriels dans le monde tentent de se positionner dans la course à l'hydrogène vert, vu comme le moyen de décarboner l'industrie et les transports lourds, mais se heurtent encore à des problèmes de coûts et de complexité technique.

Outre le projet tunisien, TE H2 développe des projets sur d'autres grands sites à fort gisement solaire et éolien, au Maroc, en Mauritanie, Egypte mais aussi Finlande ou Australie, l'objectif étant de pouvoir exporter.

Son plus avancé se trouve à la pointe sud du Chili, où l'entreprise a sécurisé auprès d'un propriétaire privé près de 120.000 hectares, pour installer 8 à 10 GW d'éolien. L'endroit "nous sert aussi de laboratoire sur les aspects technologiques et coûts", a indiqué M. Corchia, qui appelle l'UE à "penser global" pour soutenir l'industrie de l'hydrogène vert en Europe.


Le ministre saoudien de l’Économie s’entretient avec des responsables de l’ONU et de l’Opep en Autriche

Le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, a rencontré la directrice exécutive du bureau des Nations unies à Vienne, Ghada Waly. (SPA)
Le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, a rencontré la directrice exécutive du bureau des Nations unies à Vienne, Ghada Waly. (SPA)
Le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, a rencontré le ministre autrichien du Travail et de l’Économie, Martin Kocher. (SPA)
Le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, a rencontré le ministre autrichien du Travail et de l’Économie, Martin Kocher. (SPA)
Le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, a rencontré Abdelhamid Alkhalifa, président du Fonds Opep pour le développement international. (SPA)
Le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, a rencontré Abdelhamid Alkhalifa, président du Fonds Opep pour le développement international. (SPA)
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  • La collaboration entre le Royaume et l’ONU sur les objectifs de développement durable et d’autres sujets d’intérêt commun ont été abordés
  • M. Al-Ibrahim a également rencontré Abdelhamid Alkhalifa, président du Fonds Opep pour le développement international

RIYAD: Le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, a rencontré, lundi, la directrice exécutive du bureau des Nations unies à Vienne, Ghada Waly, dans la capitale autrichienne.

Au cours de la réunion, ils ont discuté de «la collaboration entre le Royaume et l’ONU sur les objectifs de développement durable, entre autres sujets d’intérêt commun», a indiqué le ministère dans un communiqué.

La réunion s’est tenue en marge de la visite du ministre en Autriche pour participer à la neuvième session du Comité conjoint saoudo-autrichien.

M. Al-Ibrahim a également rencontré Abdelhamid Alkhalifa, président du Fonds Opep pour le développement international, en vue d’explorer les initiatives à venir du fonds.

Il s’est également entretenu avec le ministre autrichien du Travail et de l’Économie, Martin Kocher, sur le renforcement de la coopération commerciale et économique entre les deux pays et sur les derniers événements d’intérêt commun.

Les réunions se sont déroulées en présence de l’ambassadeur du Royaume en Autriche, Abdallah Tawlah.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Unanime et l’architecture de santé à l’internationale

Unanime est spécialisé dans les bâtiments techniques et tout ce qui concerne le système de soins de santé: centres de recherche, laboratoires, production, et logistique. (Photo: fournie)
Unanime est spécialisé dans les bâtiments techniques et tout ce qui concerne le système de soins de santé: centres de recherche, laboratoires, production, et logistique. (Photo: fournie)
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  • Créée à Lyon en 1994, la société Unanime Architectes s'est installée à Paris en 2001 avant d’établir son premier bureau dans les pays du Golfe, à Bahreïn, en 2011
  • «Habituellement, les hôpitaux sont connus pour être les projets les plus longs à exécuter et nous avons pu le faire en très peu de temps», se félicite M. Sfeir

DUBAÏ: Unanime se lance dans l’architecture de santé à l’international. Le groupe pluridisciplinaire français, doté de quatre filiales dédiées à l’architecture, à l’architecture d’intérieur, à la santé et aux travaux, développe une branche santé intitulée «UNHI».

«Nous nous déployons à l’international principalement à travers nos initiatives santé pilotées par l’agence de Bahreïn. L’entité joue un rôle clé dans la promotion et le développement de nos projets de santé à l’étranger», confie Pierre Sfeir, associé.


UNHI permet d’exploiter les compétences du groupe en termes de programmes médicaux et d’architecture à portée internationale. Unanime mobilise la transversalité de ces ressources et la complémentarité de ces expertises à cette fin.

UNHI entame des projets ambitieux, des infrastructures médicales de pointe dans différents cadres culturels, ainsi que des réalisations dans les pays du Golfe centrées sur le bien-être humain et l’expérience utilisateur, tout en relevant les défis liés aux réglementations locales.

Créée à Lyon en 1994, la société Unanime Architectes s'est installée à Paris en 2001 avant d’établir son premier bureau dans les pays du Golfe, à Bahreïn, en 2011.

«Nous avons ajouté un bureau dans la région des Alpes et à Tunis, et bientôt un autre à Riyad, pour faire face à une demande croissante de projet et des spécialités et l'expertise que nous offrons en tant que cabinet d'architecture», explique Pierre Sfeir.

Unanime travaille avec des acteurs locaux, notamment Neom, en Arabie saoudite.

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Le projet de santé de NEOM a été conçu en un mois et livré en six mois. (Photo: fournie)

«Nous avons livré le projet de Neom et d'autres programmes sont en cours à Riyad. Nous avons l’intention d’ouvrir un bureau à Riyad avec environ 15 à 20 architectes et ingénieurs», précise-t-il.

Le projet de santé de Neom a été conçu en un mois et livré en six mois.

«Habituellement, les hôpitaux sont connus pour être les projets les plus longs à exécuter et nous avons pu le faire en très peu de temps», se félicite M. Sfeir.