Soudan: le chef de l'armée atterri à Port-Soudan

Le chef de l'armée soudanaise Abdel Fattah al-Burhan (G) arrive dans la ville côtière de Port-Soudan le 27 août 2023. (AFP)
Le chef de l'armée soudanaise Abdel Fattah al-Burhan (G) arrive dans la ville côtière de Port-Soudan le 27 août 2023. (AFP)
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Publié le Dimanche 27 août 2023

Soudan: le chef de l'armée atterri à Port-Soudan

  • Depuis le début de la guerre le 15 avril, le général Burhane, chef de facto de l'Etat depuis son putsch en 2021, était retranché au quartier général de l'armée à Khartoum
  • D'après un communiqué des autorités soudanaises, M. Burhane a rencontré dimanche son numéro deux du pouvoir militaire, Malik Agar, et d'autres représentants du gouvernement qui ont transféré leurs opérations à Port-Soudan

PORT-SOUDAN: Le général Abdel Fattah al-Burhane, chef de l'armée en guerre depuis plus de quatre mois contre les paramilitaires, est arrivé dimanche à Port-Soudan, l'unique ville du Soudan à disposer d'un port et d'un aéroport en fonctionnement, selon des déclarations officielles.

Depuis le début de la guerre le 15 avril, le général Burhane, chef de facto de l'Etat depuis son putsch en 2021, était retranché au quartier général de l'armée à Khartoum, régulièrement attaqué par les Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo.

D'après un communiqué des autorités soudanaises, M. Burhane a rencontré dimanche son numéro deux du pouvoir militaire, Malik Agar, et d'autres représentants du gouvernement qui ont transféré leurs opérations à Port-Soudan.

Jeudi, pour la première fois, il était apparu dans la banlieue nord de Khartoum puis à Atbara, à 300 km au nord-est de la capitale, passant en revue les troupes et saluant des civils, assurant à tous une victoire "proche".

Alors que l'aéroport de Khartoum a été bombardé dès le premier jour du conflit, celui de Port-Soudan fonctionne encore. Outre les avions d'aide humanitaire, des compagnies privées y opèrent des voyages de et vers le Soudan.

Tous ces éléments alimentent la rumeur d'un possible déplacement du général Burhane à l'étranger. 

Les combats, eux, se poursuivent. Dimanche, "des roquettes sont tombées sur des maisons, faisant cinq victimes", a affirmé à l'AFP une source médicale à Khartoum.

Des habitants ont également fait état de raids aériens sur la capitale.

La guerre a fait près de 5 000 morts, selon l'ONG ACLED. Mais le bilan réel serait bien supérieur car de nombreuses zones du pays sont totalement coupées du monde et les deux camps refusent de communiquer leurs pertes.

Plus de 4,6 millions de personnes ont fui leur maison en raison des combats et plus de six millions de Soudanais sont désormais "au bord de la famine", d'après l'ONU.

La guerre et la faim menacent désormais d'"emporter" tout le Soudan et de faire basculer la région dans une catastrophe humanitaire, a alerté vendredi l'ONU, qui manque de fonds et fait face à des obstacles bureaucratiques pour acheminer l'aide.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com