Liban: Le Hezbollah veut réduire la liberté de mouvement des Casques bleus

Un véhicule des forces de l’ONU en patrouille près de la frontière sud entre le Liban et Israël (Photo, AFP).
Un véhicule des forces de l’ONU en patrouille près de la frontière sud entre le Liban et Israël (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 29 août 2023

Liban: Le Hezbollah veut réduire la liberté de mouvement des Casques bleus

  • Le Hezbollah a accusé les Etats-Unis de vouloir faire de la Finul «des espions au profit d'Israël»
  • Présente au Liban depuis 1978, la Finul, composée de près de 10.000 soldats

BEYROUTH: Le chef du puissant Hezbollah pro-iranien a mis en garde lundi soir contre un renouvellement dans les mêmes termes du mandat de la Finul dans le sud du Liban, qui accorde une grande liberté de mouvement aux Casques bleus.

Le mandat de la force de maintien de la paix au Liban (Finul) expire le 31 août et doit être renouvelé pour un an par le Conseil de sécurité.

Depuis l'an dernier, cette force, qui coordonne régulièrement ses patrouilles et ses mouvements dans sa zone d'opérations avec l'armée libanaise, est autorisée à mener ses opérations de manière indépendante, ce que critique le Hezbollah.

Le gouvernement libanais conteste lui aussi le fait que le texte ne stipule pas "la nécessité pour la Finul de coordonner son action avec l'armée" libanaise.

Le chef de la diplomatie libanaise, Abdallah Bouhabib, s'est entretenu lundi à New York avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres pour lui exposer la position libanaise, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Tampon entre Israël et le Liban

"Au Liban sud, les gens (...) ne permettront pas que le mandat soit appliqué malgré le refus du gouvernement libanais. Les habitants du Liban sud ne permettront pas" cela, a affirmé le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, lors d'un discours télévisé.

"Une force armée étrangère qui se déplace sur le territoire libanais sans l'autorisation du gouvernement et de l'armée libanaise, sans coordination avec l'armée libanaise, où est la souveraineté dans tout cela?", s'est-il encore demandé.

Présente au Liban depuis 1978, la Finul, composée de près de 10.000 soldats, fait tampon entre Israël et le Liban qui, après différents conflits, demeurent techniquement en état de guerre.

Hassan Nasrallah, dont le mouvement est la bête noire d'Israël, a accusé les Etats-Unis de vouloir faire de la Finul "des espions au profit d'Israël".

Des incidents ont opposé par le passé des patrouilles de la Finul et des partisans du Hezbollah dans les zones frontalières contrôlées par le mouvement chiite.

Le 15 décembre, un Casque bleu irlandais avait été tué par balle lors d'une attaque contre le véhicule qu'il conduisait, qui a fait aussi trois blessés.

Une dizaine de jours plus tard, le Hezbollah avait remis aux autorités un homme soupçonné d'être le "principal" auteur de l'agression, selon une source de sécurité, mais la formation pro-iranienne a affirmé ne pas être impliquée dans l'attaque.


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
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  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.