Tunisie: arrestation de deux dirigeants du parti d'opposition Ennahdha

Deux dirigeants du parti islamo-conservateur tunisien Ennahdha, bête noire du président Kais Saied, ont été interpellés mardi soir, près de cinq mois après l'arrestation du chef historique du mouvement Rached Ghannouchi. (AFP).
Deux dirigeants du parti islamo-conservateur tunisien Ennahdha, bête noire du président Kais Saied, ont été interpellés mardi soir, près de cinq mois après l'arrestation du chef historique du mouvement Rached Ghannouchi. (AFP).
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Publié le Mercredi 06 septembre 2023

Tunisie: arrestation de deux dirigeants du parti d'opposition Ennahdha

  • Dénonçant ce qu'il considère comme une tentative du pouvoir de "dénigrer le mouvement et ses dirigeants", Ennahdha a affirmé que ces arrestations visaient à détourner l'attention de la grave crise socio-économique que traverse la Tunisie
  • Depuis début février, les autorités ont incarcéré plus de 20 opposants et des personnalités parmi lesquelles des ex-ministres et des hommes d'affaires

TUNIS: Deux dirigeants du parti islamo-conservateur tunisien Ennahdha, bête noire du président Kais Saied, ont été interpellés mardi soir, près de cinq mois après l'arrestation du chef historique du mouvement Rached Ghannouchi, a indiqué la formation.

Les deux dirigeants arrêtés sont Mondher Ounissi, président par intérim d'Ennahdha depuis l'incarcération de M. Ghannouchi, et le chef de son conseil consultatif, Abdelkarim Harouni, a précisé le parti dans des communiqués publiés sur sa page Facebook.

Les autorités n'ont pas fait le moindre commentaire sur ces arrestations.

Dénonçant ce qu'il considère comme une tentative du pouvoir de "dénigrer le mouvement et ses dirigeants", Ennahdha a affirmé que ces arrestations visaient à détourner l'attention de la grave crise socio-économique que traverse la Tunisie.

Un autre dirigeant d'Ennahdha, Hamadi Jebali, a été entendu mardi par la police en lien avec des nominations dans l'administration auxquelles il avait procédé lorsqu'il était à la tête du gouvernement, avant d'être laissé en liberté.

M. Ghannouchi, 81 ans, avait été arrêté le 17 avril et placé sous mandat de dépôt à la suite de déclarations dans lesquelles il avait affirmé que la Tunisie serait menacée d'une "guerre civile" si les partis de gauche ou ceux issus de l'islam politique comme le sien, y étaient éliminés.

Le 15 mai, il a été condamné à un an de prison pour "apologie du terrorisme" dans le cadre d'une autre affaire.

M. Ghannouchi est le plus célèbre opposant emprisonné depuis le coup de force du président Saied qui s'est arrogé les pleins pouvoirs en juillet 2021.

Il dirigeait le Parlement, gelé puis dissous par M. Saied.

Au lendemain de son arrestation, les autorités avaient fermé les bureaux de son mouvement dans tout le pays.

Depuis début février, les autorités ont incarcéré plus de 20 opposants et des personnalités parmi lesquelles des ex-ministres et des hommes d'affaires.

Le président Saied, accusé par l'opposition de dérive autoritaire, a qualifié les personnes arrêtées de "terroristes", affirmant qu'elles étaient impliquées dans un "complot contre la sûreté de l'Etat".

Après son coup de force, M. Saied a fait réviser la Constitution pour instaurer un système ultra-présidentiel aux dépens du Parlement.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.