Rahaf al-Harbi à The Mayman Show: Miss Univers, la Riyadh Fashion Week et la Coupe d'Arabie saoudite

Rahaf al-Harbi essaie de participer à autant de séances photo et autant de collaborations que possible. (Photo: Arab News)
Rahaf al-Harbi essaie de participer à autant de séances photo et autant de collaborations que possible. (Photo: Arab News)
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Publié le Vendredi 08 septembre 2023

Rahaf al-Harbi à The Mayman Show: Miss Univers, la Riyadh Fashion Week et la Coupe d'Arabie saoudite

  • La jeune femme va participer à la prochaine Riyadh Fashion Week par l’intermédiaire de la Saudi Fashion Commission 
  • «Allez-y», dit-elle en encourageant les auditeurs, «car si quelqu'un peut le faire, vous aussi vous le pouvez»! 

RIYAD: Rahaf al-Harbi est devenue la première candidate saoudienne à participer au concours de beauté Miss Europe Continental à Naples l'année dernière, une expérience qui lui a valu une grande renommée et qui a poussé le secteur de la mode à la considérer avec plus de sérieux, a-t-elle confié au cours du Mayman Show

Elle souligne qu'il a été difficile pour elle d'être acceptée dans ce concours, car l'une des conditions requises était une expérience préalable dans des compétitions locales et régionales similaires, qui n'existaient pas en Arabie saoudite à ce moment. Désormais, elle aspire à des objectifs encore plus élevés. 

«Je pense que j'ai atteint mon potentiel en Arabie saoudite, car nous n'avons pas de podium ici», affirme-t-elle, ajoutant qu'elle espérait participer ensuite au concours de beauté de Miss Univers. 

Rahaf al-Harbi essaie de participer à autant de séances photo et autant de collaborations que possible. Lors de la dernière Saudi Cup, un événement hippique de niveau mondial organisé à l'hippodrome King Abdulaziz à Riyad, elle a formé un partenariat avec la designer saoudienne Pavone. Ses photos de l’événement sont devenues virales alors qu’elle portait une tenue en soie naturelle et en perles inspirée d’Al-Ahsa, également connue sous le nom de «ville aux millions de palmiers». 

Elle déclare à propos de la Coupe d’Arabie: «C’est comme le Met Gala, mais à notre façon.» 

La jeune femme va participer à la prochaine Riyadh Fashion Week par l’intermédiaire de la Saudi Fashion Commission

Issue d'une famille de médecins et possédant elle-même un diplôme en médecine, Rahaf al-Harbi a trouvé dans le fait d’être mannequin sa voie dans la créativité, activité qu'elle a initialement exercée à temps partiel, tout en poursuivant ses études. À présent, elle se concentre davantage sur sa carrière d’actrice. Après avoir joué un rôle dans la série saoudienne à succès Eyal Nouf, nommée aux Joy Awards, elle participera à une autre série qui doit débuter au mois d’octobre. 

Jonglant avec ses trois ambitions, elle explique: «Je pense que tout est une question de gestion du temps. Je travaille de 20 h à 15 h, et puis les séances photo sont très flexibles. Mon équipe et moi, on s'assied, on se met d'accord sur une date et une heure qui nous conviennent à tous. En général, une séance ne dure que d’une à trois heures, donc cela ne prend pas beaucoup de temps. C’est comme aller à la salle de sport.» 

En parallèle de ses diverses activités professionnelles, Rahaf al-Harbi a toujours cru fermement à la loi de l’attraction, qu’elle exprime comme suit: «Croire en Dieu, croire en soi et se fixer un objectif. Une fois que vous avez fait cela, tout ce que vous désirez dans la vie s’offrira à vous.» 

La loi de l'attraction continue d'être un principe directeur dans sa vie, a-t-elle affirmé au cours du Mayman Show, mettant l’accent sur l'importance d'être à l’écoute des suggestions positives qui peuvent améliorer la santé, le bien-être et apporter richesse, bonheur et amour dans la vie d'une personne. 

«Il est extrêmement bénéfique de rester attentif pendant votre sommeil, car votre cerveau entre dans un état d'ondes alpha, précédant le sommeil profond. Il est capable d'absorber tout ce que vous lui soumettez. Donc, si vous souhaitez vous concentrer sur quelque chose en particulier, je vous encourage à essayer cette approche.» 

Rahaf al-Harbi a indiqué au cours de l’émission que le conférencier et coach en motivation américain Jim Rohn avait été pour elle une grande source d'inspiration, et que ses recommandations lui ont été bénéfiques tout au long de sa carrière. 

«Durant la pandémie de Covid-19, j’ai regardé ses vidéos et cela a été un tournant dans ma vie. J'étais en train de passer mes examens finaux. J'étais déprimée. Tout le monde était déprimé à cause de cette pandémie. Nous étions en confinement. J'avais un examen final de chirurgie. C’était le ramadan, et ça ne pouvait pas être pire», précise-t-elle. 

Guidée par l’un des principes de Jim Rohn, qui conseille aux gens de développer tout un éventail de compétences, Rahaf al-Harbi a commencé à apprendre le piano et à suivre des cours d’équitation. 

«Allez-y», dit-elle en encourageant les auditeurs, «car si quelqu'un peut le faire, vous aussi vous le pouvez»! 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: les «négociations directes» avec Israël, seule voie pour sortir de la guerre 

Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
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  • "La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban"
  • "Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)"

PARIS: Les "négociations directes" entre le gouvernement libanais et Israël sont "la seule voie" pour rétablir la paix au Liban, a estimé mercredi le ministre libanais des Affaires étrangères lors d'une audition devant l'Assemblée nationale française.

"Le Hezbollah fait tout ce qu'il peut pour empêcher ces négociations directes", a déploré Youssef Raggi, entendu par la Commission des Affaires étrangères. "Mais pour l'Etat libanais, pour le gouvernement, c'est la seule voie pour essayer de voir comment régler le problème dans sa globalité", a-t-il ajouté, appelant au pragmatisme et soulignant que l'option militaire avait "prouvé son inefficacité".

"La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban", a également affirmé le ministre libanais, violemment hostile au Hezbollah et à son parrain iranien.

"Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)".

Il a en outre jugé "absurde" l'argumentaire du Hezbollah qui dit défendre "le pays contre l'invasion et contre l'occupation israélienne" puisque Israël a assuré n'avoir "aucune ambition territoriale sur le Liban".

Israël occupe une partie du sud du Liban le long de sa frontière, et a avancé en profondeur dans le Liban comme jamais en près de 30 ans depuis le début de cette nouvelle guerre.

Le ministre a enfin avancé qu'il ne s'agissait pas de désarmer le Hezbollah "pour faire plaisir aux Etats-Unis, ni aux Arabes, ni à la communauté internationale". C'est une demande, c'est une exigence purement libanaise" - également réclamée avec force par Israël.

"Nous voulons que le Hezbollah, comme toutes les autres petites organisations qui lui sont alliées (...) soient désarmées pour que nous puissions enfin vivre dans un pays normal".

Le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre pour soutenir l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

Les frappes israéliennes ont depuis fait 3.666 morts, selon le dernier bilan des autorités libanaises.


L'Égypte condamne les attaques iraniennes contre la Jordanie, Bahreïn et le Koweït

La ligne d'horizon de Manama lors du troisième jour des essais de pré-saison de Formule 1 sur le circuit international de Bahreïn à Sakhir, le 28 février 2025. (File/AFP)
La ligne d'horizon de Manama lors du troisième jour des essais de pré-saison de Formule 1 sur le circuit international de Bahreïn à Sakhir, le 28 février 2025. (File/AFP)
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  • L'Egypte met en garde contre les attaques qui menacent la stabilité régionale et réaffirme son soutien aux Etats arabes du Golfe
  • Dans une déclaration, le ministère égyptien des affaires étrangères a exprimé la "pleine solidarité" du Caire avec les trois États du Golfe

DUBAI : L'Egypte a condamné mercredi les attaques iraniennes visant la Jordanie, Bahreïn et le Koweït, les décrivant comme une escalade dangereuse et une violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des trois pays.

Le Koweït, Bahreïn et la Jordanie ont signalé des interceptions de drones, des sirènes de raids aériens et des tirs de missiles dans le cadre des attaques iraniennes contre des cibles liées aux États-Unis dans la région.

Dans une déclaration, le ministère égyptien des affaires étrangères a exprimé la "pleine solidarité" du Caire avec les trois États du Golfe et a affirmé son soutien aux mesures visant à protéger leur sécurité, leur stabilité et leurs biens nationaux.

Le ministère a déclaré que les attentats menaçaient la sécurité et la stabilité de l'ensemble de la région, soulignant que la sécurité des États arabes faisait "partie intégrante" de la sécurité nationale égyptienne et arabe.

L'Égypte a également réitéré son rejet de toute action qui porte atteinte à la souveraineté des États ou menace l'intégrité territoriale, tout en appelant à la désescalade et au respect du droit international afin de préserver la stabilité régionale.


Gaza: les discussions du Caire butent sur la question clef du désarmement

Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes. (AFP)
Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes. (AFP)
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  • Faisant état d'"avancées", un dirigeant de mouvement palestinien a confirmé le blocage, reconnaissant que "la question des armes est l'un des dossiers les plus sensibles qui ont été abordés" et que la balle était "dans le camp d'Israël et des médiateurs"
  • Les groupes palestiniens "restent attachés" au principe selon lequel la question du désarmement doit être liée à au "retrait total d'Israël de la bande de Gaza", a-t-il ajouté

LE CAIRE: Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes.

"Les consultations se poursuivent [...] dans un contexte de divergences nettes de vision [...] la question des armes restant le seul point de discorde", a déclaré à l'AFP une source politique palestinienne au fait des pourparlers.

Faisant état d'"avancées", un dirigeant de mouvement palestinien a confirmé le blocage, reconnaissant que "la question des armes est l'un des dossiers les plus sensibles qui ont été abordés" et que la balle était "dans le camp d'Israël et des médiateurs", soit l'Egypte, le Qatar et la Turquie.

Les groupes palestiniens "restent attachés" au principe selon lequel la question du désarmement doit être liée à au "retrait total d'Israël de la bande de Gaza", a-t-il ajouté.

Validé par l'ONU, le plan de paix par étapes du président américain Donald Trump en vue de mettre fin à la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas sur Israël, n'entrevoit au contraire qu'à très long terme la possibilité d'un retrait total des troupes israéliennes, qui contrôlent aujourd'hui environ 60% de ce territoire.

Et Israël continue d'exiger un désarmement complet du Hamas et des autres groupes palestiniens avant toute progression dans la feuille de route fixée par M. Trump.

Plus tôt mardi, plusieurs sources palestiniennes impliquées dans les discussions avaient fait état d'un accord entre les différents mouvements pour que les groupes militarisés de la bande de Gaza remettent une partie de leurs armes à une instance palestinienne ad hoc, restant à créer.

Une telle proposition n'ayant a priori aucune chance d'être acceptée par Israël, "l'Egypte et les médiateurs travaillent à élaborer une nouvelle formule acceptable tenant compte de ce consensus", avait indiqué un des participants.

Parmi les mouvements présents au Caire figurent le Hamas, le Jihad islamique et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) parmi les plus importants, mais pas le Fatah, la formation du président palestinien Mahmoud Abbas.

Les discussions du Caire se tiennent alors que les frappes israéliennes - visant, selon Israël, des membres de groupes armés - se poursuivent à un rythme quasi-quotidien en dépit du cessez-le-feu annoncé en octobre 2025.

Les parties se renvoient mutuellement la responsabilité de la situation, le Hamas accusant Israël de ne pas respecter ses engagements, notamment humanitaires.

Les pourparlers entre le Hamas et les médiateurs doivent reprendre mercredi, selon un dirigeant du mouvement islamiste.

Le Hamas a déjà plusieurs fois déclaré ne pas être opposé à rendre une partie de son arsenal, mais uniquement dans le cadre d'un processus politique palestinien.

Son ancien numéro un, Khaled Mechaal, a aussi évoqué un "gel" ou un "stockage" des armes, ce qui avait été immédiatement rejeté par Israël.