Rencontre avec Abderrahmane al-Abed, l’homme qui fait découvrir la mode saoudienne au monde entier

Al-Abed est le fondateur de la maison de couture révolutionnaire Qormuz. (Photo fournie)
Al-Abed est le fondateur de la maison de couture révolutionnaire Qormuz. (Photo fournie)
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Publié le Samedi 09 septembre 2023

Rencontre avec Abderrahmane al-Abed, l’homme qui fait découvrir la mode saoudienne au monde entier

  • Le créateur saoudien Abderrahmane al-Abed, âgé de 28 ans, a créé en 2017 Qormuz, une marque de mode révolutionnaire qui ne ressemble à aucune autre dans le Royaume
  • «Notre culture a un pouvoir dont peu de gens se sont encore rendu compte», affirme le créateur de mode

DUBAÏ: Il y a une photo à laquelle le créateur de mode saoudien Abderrahmane al-Abed revient sans cesse. Elle a été prise lors du sommet du G20 en 2019 à Osaka, au Japon, et le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, s’y trouve au premier plan parmi d’autres dirigeants mondiaux. 

Sur la photo, c’est le choix vestimentaire du prince héritier qui attire l’attention: au milieu d'une foule en costumes, il est fièrement paré d’une tenue nationale. Pour Al-Abed, fondateur de la maison de couture révolutionnaire Qormuz, c’est la seule preuve dont il a besoin pour démontrer que la mode saoudienne peut changer le monde.

«Nous gagnons le respect des peuples du monde entier grâce à notre culture forte et à notre héritage inimitable», explique Al-Abed à Arab News. «Autrefois, c’était le kimono japonais, issu d’une autre culture riche en traditions, qui inspirait toutes les marques du monde. Notre culture a un pouvoir dont peu de gens se sont encore rendu compte.»

Linda Qari vêtue de la robe Al-Dalam de Qormuz en février. (Photo fournie)
Linda Qari vêtue de la robe Al-Dalam de Qormuz en février. (Photo fournie)

Al-Abed est un passionné d’histoire, qu’il s’agisse de l’étudier ou de l’écrire. Depuis qu’il a fondé Qormuz en 2017, ce jeune homme de 28 ans a créé une marque qui ne ressemble à aucune autre dans le Royaume, et cette année, il a commencé à attirer l’attention du monde entier. Ce mois-ci, une jubba qu’il a confectionnée pour l’acteur saoudien Mohammed el-Shehri est devenue virale; c’était la première fois qu’un homme portait la robe arabe traditionnelle sur le tapis rouge du célèbre Festival international du film de Venise. Ce n’est qu’un début, affirme-t-il, tout comme d’autres moments viraux de l’année écoulée.

«Juste hier, en fait, nous avons fini de planifier la prochaine phase de la marque», révèle Al-Abed. «Au cours des six premières années, nous avons lancé des produits dans presque toutes les catégories du monde de la mode: mode pour hommes et pour femmes, accessoires, parfums, bijoux et autres. Peu importe les catégories dans lesquelles nous nous sommes développés, chacune a conservé l’esprit de la marque; chacune était empreinte d’une histoire, d’une culture et d’une expérience. Aujourd’hui, nous voyons plus grand.»

L’acteur saoudien Mohammed el-Shehri portant une jubba conçue par Abderrahmane al-Abed, lors du Festival international du film de Venise en septembre. (Getty Images)
L’acteur saoudien Mohammed el-Shehri portant une jubba conçue par Abderrahmane al-Abed, lors du Festival international du film de Venise en septembre. (Getty Images)
 

Cela signifie que de nouvelles catégories verront le jour, comme le prêt-à-porter, les vêtements de tous les jours et les tenues avant-gardistes conçues pour les défilés ou les tapis rouges. Ces dernières sont souvent mal comprises par les non-initiés, mais ces pièces contribuent davantage à communiquer l’idée d’une marque que la plupart des gens ne le pensent. C’est dans cet espace que la mode devient de l’art, et c’est là qu’Al-Abed placera sa toile, en s’inspirant de l’histoire du Royaume.

«Nous aimons faire parler les gens. En même temps, lorsque nous le faisons, cela suscite souvent des débats. Ce n’est pas quelque chose que nous recherchons, mais je suppose que c’est inévitable. Si nous nous inspirons de vêtements traditionnels et d’éléments de la riche histoire de notre pays et que nous les utilisons d’une manière que les gens n’ont jamais vue auparavant, certaines personnes seront contrariées», explique Al-Abed.

Abderrahmane al-Abed est un créateur de mode saoudien. (Photo fournie)
Abderrahmane al-Abed est un créateur de mode saoudien. (Photo fournie)

«Nous sommes tous d’accord qu’il est nécessaire de respecter notre culture, mais nous devons faire cela avec de nouvelles idées et de nouveaux modèles», poursuit-il. «Nous devons faire en sorte que ces idées traditionnelles nous accompagnent dans l’avenir.»

En février, lors de la Coupe d’Arabie saoudite à Riyad, Qormuz a dévoilé sa nouvelle robe Al-Dalam, portée par le mannequin Linda Qari. Inspirée des pigeonniers de la région construits au début du XXe siècle par le roi Abdelaziz, cette robe est rapidement devenue la pièce de mode saoudienne la plus controversée de l’histoire récente. Bien qu’attrayant, ce vêtement avant-gardiste n’a pas seulement fait parler de lui, mais il a aussi volontairement rappelé la riche histoire qui l’a inspiré, suscitant des conversations sur les origines souvent oubliées du pays. C’ était le véritable objectif, souligne Al-Abed.

Al-Abed avec Sidney Toledano, PDG du LVMH Fashion Group et ancien PDG de Dior. (Photo fournie)
Al-Abed avec Sidney Toledano, PDG du LVMH Fashion Group et ancien PDG de Dior. (Photo fournie)

«J’adore l’Histoire, et j’adore les histoires de notre pays. Je viens d’une famille qui accorde une grande importance à l’éducation. Ma mère, mon père et moi aimons tous lire ensemble. Aujourd’hui encore, juste avant que nous ne commencions cette conversation, je lisais le carnet d’un voyageur britannique qui est venu ici en 1862, et il contient plein d’observations sur notre culture», dit Al-Abed, en sortant le carnet de l’étagère pour nous le montrer. «C’est dans ce genre d’étude que je puise une grande partie de mes idées.»

«Avec Qormuz, nous aimons raconter une histoire», ajoute-t-il. «Je m’inspire de marques comme Dior. Dior fait tellement de choses différentes dans toutes les catégories, tout comme nous, mais leurs pièces ont une forte identité liée parce qu’elles sont chargées d’une histoire riche qui provient d’une vision unifiée. Je m’inspire de cette philosophie, mais pas de leurs créations en tant que telles. Je pense mondialement, mais j’agis localement. Je veux raconter des histoires saoudiennes avec mes créations, et je crois que nous aurons toujours du succès si nous avons une histoire forte.» 

Aussi voracement qu’il consomme l’histoire de la région, il y a quelque chose de profondément personnel dans l’intérêt qu’Al-Abed porte à l’académique. Cette passion lui a été transmise par son grand-père, qui lui a appris à être un homme qui vit pour les autres, et qui le régalait avec des récits du glorieux passé de Riyad.

Photo issue du lookbook de Qormuz. (Photo fournie)
Photo issue du lookbook de Qormuz. (Photo fournie)

«Mon grand-père m'inspire toujours, chaque jour. J’aime parler de lui aux gens. C’était un homme qui aimait son pays. Il aimait le roi Abdelaziz et ce qu’il construisait. Lui aussi construisait des choses: il était médecin et a aidé à construire des hôpitaux dans des régions où les gens étaient pauvres et avaient besoin d’aide. Aujourd’hui encore, lorsque je me rends dans ces villages, les personnes me racontent comment mon grand-père les a aidés. Il est décédé il y a quinze ans, mais je pense encore à lui tous les jours», confie-t-il.

Il y a une raison pour laquelle le créateur pense constamment au roi Abdelaziz, et ce n’est pas seulement parce qu’il est le père fondateur de l’Arabie saoudite. Le roi était un homme qui avait une vision pour une société qui n’existait pas encore, une société qui embrassait son héritage tout en évoluant avec son temps. Il s’est parfois heurté à ceux qui s’opposaient à ses changements, mais il a mis le pays sur une voie audacieuse qu’il continue d’emprunter de nos jours.

C’est précisément la façon dont Al-Abed conçoit la mode et c’est pourquoi Qormuz est peut-être en passe de devenir le Dior de l’Arabie saoudite. Par-dessus tout, le créateur saoudien s’est donné pour mission non seulement d’embrasser les coutumes de son pays, mais aussi de dissiper l’idée que la préservation est synonyme de stagnation.

«Nous avons besoin d’une nouvelle mentalité et de nouveaux modèles. Lorsque nous envisageons les cinquante prochaines années, nous devons nous demander ce qu’il adviendra de notre thobe, par exemple. Que deviendra notre bisht, notre shemagh? Si vous comparez le bisht du roi Abdelaziz à celui du prince héritier Mohammed ben Salmane, vous pouvez remarquer que le design a clairement évolué. Notre défi consiste désormais à imaginer nous-mêmes la prochaine évolution et à accepter que le changement est nécessaire», indique-t-il. «Si vous voulez une culture parfaitement préservée, allez au musée national. À Qormuz, nous nous projetons en 2050.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Real Madrid et l'Atletico Madrid arrivent à Djeddah pour la Supercoupe d'Espagne

 Les joueurs du Real Madrid et de l'Atletico Madrid sont arrivés mardi à Djeddah pour les demi-finales et la finale de la Supercoupe d'Espagne. (Arab News)
Les joueurs du Real Madrid et de l'Atletico Madrid sont arrivés mardi à Djeddah pour les demi-finales et la finale de la Supercoupe d'Espagne. (Arab News)
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  • Les rivaux madrilènes joueront les demi-finales jeudi
  • Les joueurs ont été accueillis avec le traditionnel café arabe à leur arrivée à l'aéroport international King Abdulaziz


DJEDDAH : Les joueurs du Real Madrid et de l'Atletico Madrid sont arrivés mardi à Djeddah pour les demi-finales et la finale de la Supercoupe d'Espagne.

Les rivaux madrilènes joueront les demi-finales jeudi.

Les joueurs ont été accueillis avec le traditionnel café arabe à leur arrivée à l'aéroport international King Abdulaziz.

L'autre demi-finale opposera Barcelone à l'Athletic Club mercredi.

Tous les matches, y compris la finale de dimanche, se dérouleront au stade Alinma Bank de King Abdullah Sport City, et les coups d'envoi seront donnés à 22 heures, heure locale.


Dans le nord du Nigeria, le cinéma de Kannywood entre censure et modernité

La tâche est complexe: l'État de Kano, carrefour culturel du nord du Nigeria ayant donné son surnom au cinéma local - "Kannywood" -, est régi par la charia (loi islamique) et une commission de censure gouvernementale contrôle la production musicale et cinématographique. (AFP)
La tâche est complexe: l'État de Kano, carrefour culturel du nord du Nigeria ayant donné son surnom au cinéma local - "Kannywood" -, est régi par la charia (loi islamique) et une commission de censure gouvernementale contrôle la production musicale et cinématographique. (AFP)
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  • De jeunes créateurs, influencés non seulement par leurs pairs du sud chrétien et libéral du pays, mais également d'autres pays jusqu'à l'Inde, cherchent à toucher un public au-delà du Nigeria, de l'Afrique de l'Ouest et même du continent
  • Mais la tâche est complexe: l'État de Kano, carrefour culturel du nord du Nigeria ayant donné son surnom au cinéma local - "Kannywood" -, est régi par la charia (loi islamique) et une commission de censure gouvernementale

KANO: Le Nigeria est réputé pour Nollywood, sa bouillonnante industrie cinématographique. Dans le nord du pays, socialement conservateur et à majorité musulmane, le secteur connaît une transformation radicale.

De jeunes créateurs, influencés non seulement par leurs pairs du sud chrétien et libéral du pays, mais également d'autres pays jusqu'à l'Inde, cherchent à toucher un public au-delà du Nigeria, de l'Afrique de l'Ouest et même du continent.

Mais la tâche est complexe: l'État de Kano, carrefour culturel du nord du Nigeria ayant donné son surnom au cinéma local - "Kannywood" -, est régi par la charia (loi islamique) et une commission de censure gouvernementale contrôle la production musicale et cinématographique.

Lors d'un récent tournage, deux acteurs prennent place devant une caméra, dans la cour intérieure d’un immeuble d’un quartier d’affaires de Kano. À quelques mètres, une autre participante au tournage, en tenue traditionnelle, révise ses répliques dans une longue robe blanche aux touches dorées.

"Coupez. C’est bien, mais on peut faire mieux. On reprend", lance quelques minutes plus tard Kamilu Ibrahim, le réalisateur.

Un jour de tournage ordinaire à Kannywood, qui produit quelque 200 films par mois.

À l’instar du cinéma du sud du Nigeria, celui du nord explore l’amour, la vengeance et la trahison, mais se distingue par le respect des codes islamiques et l’usage de la langue haoussa plutôt que de l’anglais.

Nés au début des années 1990, les films de Kannywood sont soumis à un bureau de censure gouvernemental contrôlant toute production audiovisuelle - l'Etat de Kano est soumis à la charia, la loi islamique.

"Il est interdit pour ces films de contenir des scènes de nudité ou sexuelles", ainsi que d'être "contraires aux coutumes, aux traditions et à la religion", explique Abba El-Mustapha, secrétaire exécutif du bureau de la censure à Kano, qui est également réalisateur, producteur et acteur.

Kannywood s’est imposé comme un phénomène culturel, suivi par plus de 80 millions de locuteurs haoussas en Afrique de l’Ouest. Certains professionnels veulent élargir sa portée et appellent à des changements de fond et de forme.

Viser un public plus large 

Le réalisateur Kamilu Ibrahim affirme avoir amorcé cette évolution, en ajoutant des sous-titres en anglais et en explorant "des aspects rarement présents dans les films haoussas".

"Nous n’avons pas l’habitude de voir quelqu’un poursuivre un rêve sans le consentement de sa famille. Nous remettons donc en question certains sujets sociaux importants, sans jamais aller à l’encontre de la culture ou de la religion", indique-t-il.

Ce jour-là, il a prévu de filmer plusieurs scènes de la saison 2 de la série Wata Shida ("Six mois") avec son équipe, sous une chaleur écrasante et au rythme des appels à la prière d’une mosquée voisine.

La série raconte l’histoire d’une femme qui, pour fuir un mariage forcé, conclut un mariage blanc de six mois. Ce pacte se transforme rapidement en une intrigue mêlant amour, rivalités et querelles d’héritage.

L’un des acteurs principaux, Adam Garba, espère voir Wata Shida diffusée sur des plateformes de streaming afin de toucher la diaspora haoussa et un public international. Pour l’instant, la série est diffusée sur YouTube et une chaîne locale.

Les films nigérians sur les grandes plateformes telles que Netflix ou Prime Video viennent surtout du sud, des peuples yorubas et igbos, et le haoussa y est minoritaire.

"Ils ont plus de budget, plus d’équipements, plus de sponsors, plus d’investisseurs", explique M. Garba.

Lui souhaiterait que Kannywood bénéficie un jour des mêmes opportunités, malgré la barrière linguistique.

Plateforme de streaming 

Une plateforme de streaming locale, Arewaflix, a été créée récemment pour rassembler les productions du nord du Nigeria, à l'initiative d’Abdurrahman Muhammad Amart, patron d'une société de production nigériane.

Selon ce dernier, "cette plateforme offrira des opportunités non seulement aux films haoussas, mais également à ceux réalisés dans d’autres langues du nord du Nigeria", telles que le kanouri et le nupe .

Arewaflix prévoit d’ajouter des sous-titres en anglais, puis progressivement en français et en arabe.

Ce projet n’est pas le premier du genre. En 2019, Jamilu Abdussalam, promoteur immobilier et propriétaire d’une académie de football, avait fondé la plateforme Northflix, avant de la fermer en 2023.

"Nous avons investi des centaines de millions dans cette industrie et n’avons eu d’autre choix que d’abandonner", a déploré M. Abdussalam. Northflix comptait pourtant plus de 105.000 abonnés répartis dans plus de 100 pays. Il explique sa décision par un manque de formation et de rigueur des professionnels du secteur, ce qui a freiné le développement de la plateforme.

Pour Abba El-Mustapha, la sécurité reste un défi majeur pour les plateformes locales.

"Lorsqu’un film est accessible à une centaine de personnes sur une plateforme peu sécurisée, il peut rapidement être piraté et circuler partout", prévient-il.

Il estime aussi que Kannywood a besoin de meilleurs équipements et d’un soutien financier de l’État pour accéder aux grandes plateformes internationales.

Le réalisateur Umar Abdulmalik, alias Umr Jos ou "The Youngest", insiste aussi sur l’importance d’outils de production performants pour renforcer la narration.

À 41 ans, il veille à l’authenticité de ses histoires et espère que ses productions traverseront les frontières,  comme celles de Bollywood, le cinéma indien, "que beaucoup regardent à Kano sans comprendre l’anglais et l'hindi, car ils sont transportés par les émotions des personnages ".


Imaan Hammam brille en demoiselle d'honneur

 Le top model Imaan Hammam a récemment assisté au mariage de sa meilleure amie et collègue top model Cindy Bruna, qui a épousé l'ancien basketteur et acteur Blondy Baruti lors d'une cérémonie intime à Paris. (Instagram)
Le top model Imaan Hammam a récemment assisté au mariage de sa meilleure amie et collègue top model Cindy Bruna, qui a épousé l'ancien basketteur et acteur Blondy Baruti lors d'une cérémonie intime à Paris. (Instagram)
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  • Imaan Hammam assiste au mariage de sa meilleure amie et mannequin Cindy Bruna
  • Hammam et Bruna sont des amis proches depuis des années et apparaissent souvent ensemble lors d'événements de mode et de défilés internationaux

DUBAI : Le mannequin Imaan Hammam a récemment assisté au mariage de sa meilleure amie et collègue mannequin Cindy Bruna, qui a épousé l'ancien basketteur et acteur Blondy Baruti lors d'une cérémonie intime à Paris.

Mme Bruna, mannequin franco-congolais connu pour son travail avec Victoria's Secret et de grandes maisons de couture, s'est mariée lors d'une célébration privée à laquelle ont assisté des amis proches et des membres de sa famille. Elle portait une robe personnalisée du créateur libanais Elie Saab.
Hammam faisait partie du cortège nuptial en tant que demoiselle d'honneur de Bruna. Le mannequin néerlando-maroco-égyptien portait une longue robe rouge bordeaux sans manches.

La robe a été associée à des gants longueur coude assortis dans la même teinte rouge foncé, créant un look coordonné et frappant qui se distinguait tout en étant conforme à l'événement formel.

Sur Instagram, elle a posté des images avec la légende : "Week-end très spécial pour célébrer ma sœur et Blondy. La plus belle des mariées ... vraiment. Mon cœur est tellement plein. Nous avons dansé, nous avons ri et nous avons aimé chaque moment".

La robe, longue comme le sol, présentait des lignes épurées et une coupe aérodynamique, permettant à la riche couleur d'occuper le devant de la scène. Hammam a opté pour un style minimal, laissant la robe et les gants faire le plus gros du travail.

Hammam et Bruna sont des amis proches depuis des années et apparaissent souvent ensemble lors d'événements de mode et de défilés internationaux.

Hammam est l'un des mannequins les plus demandés de l'industrie. Elle a été repérée à la gare centrale d'Amsterdam avant de faire ses débuts sur les podiums en 2013 en participant au défilé de couture de Jean Paul Gaultier.

Hammam a défilé pour Burberry, Fendi, Prada, Bottega Veneta, Marc Jacobs, Moschino, Balenciaga et Carolina Herrera. Il a également participé à des campagnes internationales, notamment pour DKNY, Celine, Chanel, Versace, Givenchy, Giorgio Armani et Tiffany & Co.

Au début de cette année, elle a lancé Ayni, une plateforme d'archivage dédiée à la préservation et à la célébration de l'expression artistique arabe de son point de vue.

"Pour moi, cela a toujours été bien plus profond que la simple mode. Il s'agit de rester connectée à mes racines, de raconter des histoires qui me touchent et de mettre en lumière les voix qui ont besoin d'être entendues."

Elle a ajouté qu'elle espérait qu'Ayni dépasserait sa vision personnelle pour devenir une "véritable communauté".