Pourquoi le sommet du G20 en Inde connaît-il une présence exceptionnelle du Moyen-Orient?

Le président égyptien Abdel Fattah Saeed Hussein Khalil El-Sisi est accueilli chaleureusement à son arrivée à New Delhi, en Inde, le 8 septembre 2023, pour le sommet du G20. (Communiqué du ministère indien des affaires extérieures via EPA)
Le président égyptien Abdel Fattah Saeed Hussein Khalil El-Sisi est accueilli chaleureusement à son arrivée à New Delhi, en Inde, le 8 septembre 2023, pour le sommet du G20. (Communiqué du ministère indien des affaires extérieures via EPA)
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Publié le Samedi 09 septembre 2023

Pourquoi le sommet du G20 en Inde connaît-il une présence exceptionnelle du Moyen-Orient?

  • L’Égypte, Oman et les Émirats arabes unis ont été conviés en tant qu'invités non membres, soulignant ainsi l'importance du Moyen-Orient dans la politique étrangère indienne
  • Les relations avec les pays du CCG ont toujours figuré au sommet des priorités du gouvernement dirigé par le Premier ministre Narendra Modi

RIYAD/VARSOVIE : En accueillant les dirigeants du monde entier à New Delhi vendredi, l'Inde a établi un précédent dans l'histoire du G20 en invitant un nombre inédit de pays du Moyen-Orient à participer en tant qu'invités au sommet clé du groupe.

Le Groupe des 20 plus grandes économies mondiales, a toujours joué un rôle important pour la région du Moyen-Orient depuis sa création en 1999, notamment en raison de la présence de l'Arabie saoudite et de la Turquie parmi ses membres.

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Un homme passe devant un panneau lumineux affichant le logo du sommet du G20 en Inde le long d'une route à New Delhi le 6 septembre 2023, avant le début du sommet. (AFP)

Cependant, ce n'est qu'en 2008 que le groupe a commencé à organiser son sommet annuel des dirigeants, ouvrant la porte à la participation de pays non membres,comme ceux du Moyen-Orient.

Les pays hôtes, ainsi que ceux qui occupent la présidence tournante du groupe, peuvent inviter des pays non membres à leurs réunions ministérielles, de sherpa et de travail, ainsi qu'au sommet des dirigeants.

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Le vice-Premier ministre d'Oman, Sayyid Asaad, accueilli par les autorités indiennes à son arrivée à l'aéroport militaire de Palam à New Delhi pour le sommet du G20. (Photo du ministère indien des Affaires étrangères via EPA)

Ces invitations visent à renforcer la légitimité du G20 et à favoriser son rayonnement mondial. Alors que certains pays, comme l'Espagne, sont des invités permanents, l’invitation d’autres pays non membres varie généralement d'une année à l'autre.

Cette année, sous la présidence de l'Inde, les pays arabes non-membres ont bénéficié d'une représentation sans précédent, avec trois d'entre eux participant aux réunions ministérielles, sherpa et de groupes de travail depuis le début de l'année.

Ils seront également présents au sommet des dirigeants qui se tiendra samedi et dimanche.

L'Inde a adressé des invitations à neuf pays non-membres, dont l'Égypte, Oman et les Émirats arabes unis.

«Les Émirats arabes unis, Oman et l'Égypte, ainsi que l'Arabie saoudite, sont les partenaires économiques et de défense les plus étroits de l'Inde au Moyen-Orient. Il n'est donc pas surprenant que New Delhi ait choisi de les inviter au sommet du G20, parmi quelques autres nations», déclare à Arab News le Dr. Hasan T. Alhasan, chercheur en politique au Moyen-Orient à l'Institut international d'études stratégiques.

«L'Inde profite de sa présidence du G20 pour mettre en avant son influence mondiale auprès de ses partenaires du Moyen-Orient et montrer l'étendue de ses partenariats aux autres États membres du G20.»

Les liens de l'Inde au Moyen-Orient sont particulièrement solides avec l'Arabie saoudite, mais la décision de Delhi d'engager ses trois autres partenaires majeurs du Moyen-Orient montre à quel point elle accorde une importance à ces relations, qui vont au-delà de la politique étrangère de l'Inde.

Les relations, en particulier avec les pays du Conseil de coopération du Golfe, ont été une priorité pour l'administration du Premier ministre Narendra Modi au cours des neuf dernières années.

«Depuis l'accession de Modi au pouvoir en 2014, l'Inde a considérablement renforcé sa coopération en matière de sécurité et de défense dans le Golfe avec l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Oman. Elle organise désormais régulièrement des exercices militaires et des consultations de haut niveau en matière de défense avec ses trois partenaires du Golfe» déclare Alhasan.

Cette coopération s'étend également à la sécurité énergétique. L'Inde représente le troisième plus grand marché pétrolier du CCG et tire environ un tiers de son approvisionnement en pétrole des six États membres de ce bloc. De plus, la moitié de son approvisionnement en gaz naturel liquéfié provient du Qatar, des Émirats arabes unis et d'Oman.

«Étant donné que l'Inde devrait contribuer de manière significative à la croissance de la demande mondiale de pétrole d'ici 2045, les exportateurs de pétrole du CCG sont déterminés à sécuriser une part à long terme sur le marché pétrolier indien»,  ajoute Alhasan.

«De manière similaire, l'Inde a consolidé ses relations politiques avec les exportateurs de pétrole et de gaz du CCG pour se prémunir contre les bouleversements géopolitiques et garantir un approvisionnement stable en énergie.»

L'Inde possède des intérêts cruciaux au Moyen-Orient. Bien que l'importance de sa politique étrangère dans cette région soit devenue manifeste sous Modi, cette orientation remonte à environ trois décennies, comme en témoigne le nombre croissant de citoyens indiens ayant choisi de s'installer et de travailler dans les pays du Golfe.

À l’heure actuelle, environ 9 millions d'Indiens résident en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Koweït, au Qatar, à Oman et à Bahreïn.

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Arrivée du président des Émirats arabes unis, Sheikh Mohamed bin Zayed Al-Nahyan pour participer au sommet du G20 à New Delhi, en Inde, le 8 septembre 2023. (Cour présidentielle des Émirats arabes unis/Handout via REUTERS)

Pour le Dr. Krzysztof Iwanek, chef du Centre de recherche sur l'Asie à l'Université des études militaires de Varsovie, en Pologne, outre le pétrole brut, la «présence massive de main-d'œuvre indienne» est l'un des piliers de la coopération de l'Inde avec les États arabes.

«Il existe un potentiel de coopération encore plus important dans d'autres domaines, tels que la sécurité alimentaire et l'attraction d'investissements supplémentaires des pays du Golfe vers l'Inde. Ainsi, au cours des dernières décennies, la politique étrangère indienne a réussi à établir des relations positives et apaisées avec les pays musulmans du Moyen-Orient», déclare-t-il.

«À titre d’exemple, l'Inde a refusé de participer à l'offensive américaine en Irak en 2003, consciente que cela aurait été mal perçu par de nombreux États arabes.»

Il existe également une dynamique de concurrence avec le rival régional de l'Inde, la Chine. En effet, les relations entre Delhi et Pékin sont de plus en plus tendues, non seulement en raison de leur différend frontalier, qui a récemment connu des épisodes de violences, mais aussi en raison de leurs efforts pour se positionner en tant que superpuissances.

La plateforme du G20 a donné à l'Inde une opportunité significative pour renforcer ses engagements au Moyen-Orient par rapport à la Chine.

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Arrivée du ministre des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, le prince Faisal bin Farhane, pour le Sommet du G20 à l'aéroport militaire de Palam, à New Delhi, le 8 septembre 2023. (Communiqué du ministère indien des Affaires étrangères)

Selon Marita Kassis, analyste politique basée à Beyrouth et spécialiste des médias au Moyen-Orient : «L'Inde semble avoir un intérêt national indéniable à consolider ses relations avec les pays de la région.»

«Pendant les derniers mois, l'Inde a utilisé la dynamique du G20 pour développer son cadre géopolitique. À la suite des affrontements frontaliers de 2020, les relations entre l'Inde et la Chine se sont tendues. Les deux pays sont engagés dans une stratégie de sécurité concurrentielle dans leur ouverture au Moyen-Orient.»

L'approche de Delhi vise également à renforcer la coopération avec les partenaires traditionnels des États-Unis dans la région, une démarche que Kassis qualifie de « compétition directe» avec Pékin.

«L'accent est mis sur la géoéconomie en favorisant les connexions régionales, les projets basés sur la science, la collaboration économique et militaire grâce à une entente avec le Commandement central des États-Unis à Bahreïn via la Marine indienne", explique-t-elle.

«L'intérêt pour le renforcement des relations entre l’Inde et le Moyen-Orient demeure un plan stratégique significatif alors que la région cherche à entreprendre de nouveaux projets, à saisir de nouvelles opportunités économiques et technologiques, et à créer de nouvelles dynamiques politiques à l’échelle mondiale.»

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Guerre au Moyen-Orient: le chef de la diplomatie française en visite au Liban jeudi

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot participe à une conférence de presse conjointe avec le ministre allemand des Affaires étrangères après des entretiens au ministère des Affaires étrangères à Berlin, le 18 mars 2026. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot participe à une conférence de presse conjointe avec le ministre allemand des Affaires étrangères après des entretiens au ministère des Affaires étrangères à Berlin, le 18 mars 2026. (AFP)
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  • Le ministre français Jean-Noël Barrot se rend au Liban pour exprimer le soutien de la France et discuter d’une désescalade avec les dirigeants libanais
  • Le conflit entre Hezbollah et Israël a causé près de 1 000 morts et déplacé plus d’un million de personnes, tandis que Paris renforce son aide humanitaire

PARIS: Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, se rendra jeudi au Liban, où l'armée israélienne mène des opérations militaires contre le Hezbollah pro-iranien qui ont provoqué des déplacements massifs de population, a annoncé mercredi à l'AFP le ministère des Affaires étrangères.

"Cette visite témoigne du soutien et de la solidarité de la France avec le peuple libanais, entraîné dans une guerre qu'il n'a pas choisie", affirme le ministère, en indiquant que "le ministre consultera les principales autorités du pays sur la situation au Liban et les voies d'une désescalade, dans le prolongement de leurs échanges avec le président de la République".

Selon une source diplomatique, M. Barrot devrait notamment s'entretenir avec le président, Michel Aoun, le Premier ministre, Nawaf Salam et le président du Parlement, Nabih Berri.

Cette visite intervient notamment après des discussions téléphoniques avec ses homologues israélien, Gideon Sarr, et américain, Marco Rubio, mercredi, a-t-on précisé de même source.

Le président français, Emmanuel Macron, s'est entretenu vendredi avec MM. Aoun, Salam et Berri, et a appelé le lendemain Israël à accepter des "discussions directes" avec l'exécutif libanais et "toutes les composantes" du Liban. M. Macron s'est dit prêt à "faciliter" ces discussions en "les accueillant à Paris", afin d'empêcher que "le Liban ne sombre dans le chaos".

Le mouvement chiite Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale au Moyen-Orient le 2 mars, en lançant des missiles sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Israël mène depuis des bombardements massifs sur de vastes parties du Liban, y compris la capitale Beyrouth, et des incursions au sol dans le sud du pays avec des soldats et des blindés.

Les frappes israéliennes ont fait au moins 968 morts parmi lesquels 116 enfants, selon les autorités, et jeté sur les routes plus d'un million de personnes, soit plus du sixième de la population de ce petit pays.

La France a envoyé la semaine dernière 60 tonnes d'aide humanitaire, et Jean-Noël Barrot devrait "annoncer un nouveau paquet d'aide humanitaire pour venir en aide aux Libanais", a indiqué le ministère.


Pour le ministre saoudien des AE, la patience de son pays n'est «pas illimitée»,  se réserve le droit d'agir contre l'Iran

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan. (AFP)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan. (AFP)
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  • Dans des propos parmi les plus fermes qu'il ait tenus depuis le début du conflit, le prince Fayçal a déclaré que l'Arabie saoudite "se réservait le droit d'entreprendre une action militaire si elle le jugeait nécessaire"
  • Il a ajouté que le "peu de confiance" rétabli avec Téhéran après le rétablissement des liens diplomatiques en 2023 "a été complètement brisé"

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a averti jeudi que la retenue du Royaume face à l'escalade des attaques iraniennes "n'est pas illimitée", signalant que l'action militaire reste une option.

"Le Royaume et ses partenaires possèdent d'importantes capacités et la patience dont nous avons fait preuve n'est pas illimitée. Cela pourrait prendre un jour, deux jours ou une semaine - je ne le dirai pas", a-t-il déclaré aux journalistes à l'issue d'une réunion d'urgence des ministres des affaires étrangères arabes et islamiques à Riyad.

Dans des propos parmi les plus fermes qu'il ait tenus depuis le début du conflit, le prince Fayçal a déclaré que l'Arabie saoudite "se réservait le droit d'entreprendre une action militaire si elle le jugeait nécessaire", avertissant que la poursuite de l'escalade iranienne aurait des conséquences politiques et morales.

Il a ajouté que le "peu de confiance" rétabli avec Téhéran après le rétablissement des liens diplomatiques en 2023 "a été complètement brisé" et a averti que de nouvelles attaques pourraient ne laisser "presque rien" à sauver dans les relations.

Depuis le 28 février, l'Iran a lancé des vagues de missiles et de drones armés visant l'Arabie saoudite et les États voisins du Golfe, notamment les Émirats arabes unis, le Koweït, Bahreïn et le Qatar, en représailles, selon Téhéran, aux frappes américano-israéliennes sur des cibles en Iran.

Le conflit s'est intensifié mercredi après que l'Iran a accusé Israël d'avoir frappé des installations du champ gazier de South Pars et a promis de cibler des infrastructures énergétiques dans tout le Golfe. Les autorités d'Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats arabes unis ont signalé le même jour des attaques contre des installations pétrolières et gazières.

Dans la capitale saoudienne, les défenses aériennes ont intercepté quatre missiles balistiques visant Riyad, selon le ministère de la défense. Les débris des projectiles interceptés sont tombés près d'une raffinerie au sud de la ville, tandis que les habitants ont signalé avoir entendu des explosions et reçu des alertes d'urgence, ce qui constitue un rare moment où le conflit a été directement ressenti dans la capitale.

Les responsables saoudiens de la défense affirment que les défenses aériennes ont intercepté au moins 457 drones, 40 missiles balistiques et sept missiles de croisière depuis le début de l'escalade. Les Émirats arabes unis auraient été confrontés à un volume d'attaques encore plus important, tandis que d'autres États du Golfe ont également été touchés.

"Préparés à l'avance

Le prince Faisal a déclaré que les frappes semblaient avoir été "préparées à l'avance" et a accusé l'Iran de mener des "actions hostiles préméditées" contre ses voisins, à la fois directement et par l'intermédiaire de mandataires régionaux.

Il a également confirmé que deux raffineries de pétrole saoudiennes avaient été visées, contredisant ainsi les affirmations de l'ambassadeur iranien selon lesquelles les frappes se limitaient aux installations américaines.

"L'Iran n'a pas traité ses voisins dans un esprit de fraternité, mais dans une optique hostile", a-t-il déclaré, ajoutant que les États du Golfe avaient à plusieurs reprises exhorté Téhéran à cesser de soutenir des groupes armés et à assurer la sécurité de la navigation maritime.

L'Iran est accusé de soutenir le mouvement Houthi, qui a pris pour cible la navigation commerciale dans le Bab el-Mandeb, ainsi que le Hezbollah, dont la confrontation avec Israël a intensifié la crise au Liban.

Les frappes israéliennes au Liban depuis le début du mois de mars - déclenchées par les attaques du Hezbollah en soutien à l'Iran - ont tué au moins 968 personnes et en ont blessé plus de 2 400, selon l'Associated Press, citant le ministère libanais de la santé. Plus d'un million de personnes ont été déplacées à la suite d'avertissements d'évacuation généralisés.

Malgré l'escalade, le prince Faisal a déclaré que l'Arabie saoudite préférait toujours la diplomatie, mais il a averti que la poursuite des attaques pourrait fermer la porte à une désescalade.

Plus d'un million de personnes ont été déplacées, Israël ayant émis de nombreux avis d'évacuation dans certaines parties du pays.


L'Arabie saoudite abat 4 missiles balistiques visant Riyad

Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont réussi à intercepter des drones et des missiles tirés sur le Royaume depuis le début du conflit. (Capture d'écran du ministère saoudien de la Défense)
Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont réussi à intercepter des drones et des missiles tirés sur le Royaume depuis le début du conflit. (Capture d'écran du ministère saoudien de la Défense)
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  • Le quartier des ambassades à Riyad est la cible d'un drone, des débris de missiles balistiques tombent près de la base aérienne Prince Sultan.
  • Les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït interceptent également les attaques de drones

RIYAD: Les systèmes de défense aérienne de l'Arabie saoudite ont intercepté des vagues de drones et de missiles balistiques tirés sur le Royaume mercredi.

Un drone a été intercepté et détruit alors qu'il s'approchait du quartier diplomatique de Riyad, a déclaré un porte-parole du ministère de la défense vers midi.

Vers 19h30, le ministère a déclaré que les défenses aériennes traitaient une menace balistique à Riyad.

Plus tôt, un missile balistique lancé vers le gouvernorat d'Al-Kharj a été abattu et les débris de l'interception sont tombés près de la base aérienne Prince Sultan "sans causer de dommages", a déclaré un porte-parole.

Deux autres missiles balistiques lancés vers la province orientale ont été interceptés et détruits dans la soirée.

Le ministère a fait état de neuf drones ciblant la même région depuis minuit heure locale.

Les attaques contre l'Arabie saoudite s'inscrivent dans le cadre d'une nouvelle journée de tentatives iraniennes de frapper les pays du Golfe.

Aux Émirats arabes unis, le ministère de la défense a déclaré avoir abattu 13 missiles balistiques et 27 drones lancés depuis l'Iran mercredi.

De fortes détonations ont été entendues au-dessus de Dubaï dans la matinée.

Les Émirats ont également cité les six victimes civiles des attaques iraniennes depuis le début du conflit, le 28 février.

Il s'agit notamment de la Palestinienne Alaa Mushtaha, qui a été tuée lundi à Abou Dhabi lorsqu'un missile est tombé sur sa voiture. Ses funérailles ont eu lieu mardi soir, ont rapporté les médias locaux.

Le ministre des affaires étrangères, Sheikh Abdullah, a exprimé mercredi ses "sincères condoléances et sa profonde sympathie aux familles des victimes des attaques terroristes non provoquées de l'Iran contre les Émirats arabes unis".

Il a condamné les attaques de missiles et de drones iraniens visant des infrastructures civiles essentielles, des aéroports, des zones résidentielles et des sites civils dans l'ensemble des Émirats arabes unis.

Le Qatar et le Koweït ont également signalé avoir intercepté des attaques de drones mercredi.