Des équipes de secouristes bénévoles partent pour le Maroc

Cette photo prise et diffusée le 10 septembre 2023 par l'Unité militaire d'urgence (UME) espagnole montre des membres de l'UME prêts à embarquer dans un avion militaire Airbus A400 sur la base aérienne de Saragosse. (Photo fournie / UME / AFP)
Cette photo prise et diffusée le 10 septembre 2023 par l'Unité militaire d'urgence (UME) espagnole montre des membres de l'UME prêts à embarquer dans un avion militaire Airbus A400 sur la base aérienne de Saragosse. (Photo fournie / UME / AFP)
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Publié le Mercredi 13 septembre 2023

Des équipes de secouristes bénévoles partent pour le Maroc

  • Des pompiers lyonnais bénévoles de l'association Casc Appui sont arrivés vers 01H00 dimanche matin à Marrakech
  • A Saint-Etienne, l'association PHF spécialiste de protection civile a envoyé dimanche après midi une équipe de huit personnes à Marrakech -un médecin, deux infirmiers et trois secouristes- et du matériel, par un vol commercial depuis Lyon

LYON, France : De Lyon, Nice ou Saint-Etienne, des équipes bénévoles partent vers le Maroc pour participer aux secours après le séisme meurtrier qui a fait plus de 2.000 morts, selon les informations obtenues par l'AFP de différentes sources

Des pompiers lyonnais bénévoles de l'association Casc Appui sont arrivés vers 01H00 dimanche matin à Marrakech, accueillis au siège de la protection civile, et ont été dirigés à une cinquantaine de km de la capitale touristique, selon des informations relayées par la préfecture du Rhône.

Composée de 4 secouristes spécialistes de sauvetage et  recherche, d'un infirmier, et d'un spécialiste avec son chien, l'équipe dont le départ a été relayé par la presse locale a embarqué environ 300 kilos de matériel, selon la même source.

A Saint-Etienne, l'association PHF spécialiste de protection civile a envoyé dimanche après midi une équipe de huit personnes à Marrakech -un médecin, deux infirmiers et trois secouristes- et du matériel,  par un vol commercial depuis Lyon.

«On a fait le choix d’envoyer dès maintenant une équipe pour être le plus efficace possible. Une fois sur place, on se mettra à la disposition des autorités locales», a déclaré à l’AFP Mathieu Beaugiraud, le vice-président de l'association.

Sur le réseau social X, le maire de Nice Eric Ciotti et le président du département des Alpes-Maritimes Charles Ange Ginésy ont indiqué avoir accompagné à l'aéroport des équipes cynophiles de l'association Unité Légère d’Interventions et de Secours U.L.I.S pour prêter secours aux autorités marocaines.

De la France aux Etats-Unis, en passant par Israël, des pays du monde entier ont proposé leur aide au Maroc et la plupart attendent encore le feu vert officiel de Rabat pour déployer des secours.

La France est prête à «intervenir» pour venir en aide au Maroc «à la seconde» où les autorités marocaines le «jugeront utiles», a ainsi rappelé dimanche le président Emmanuel Macron en marge du sommet du G20 à New Delhi, alors que l'Espagne a déjà expédié des secours.

Le président de l'ONG française Secouristes sans frontières, Arnaud Fraisse, a pour sa part indiqué dimanche matin sur France Inter que des équipes étaient restées à l'aéroport d'Orly «car le gouvernement marocain bloque complètement toutes les équipes de secours».

Au moins 2.012 personnes ont péri dans un puissant séisme qui a frappé le Maroc dans la nuit de vendredi à samedi, provoquant d'énormes dégâts et semant la panique à Marrakech, haut lieu du tourisme, et plusieurs autres villes.

Une mission de l'Unesco s'est rendue samedi dans la médina de Marrakech pour «inventorier les dégâts sur le patrimoine», «mettre les bâtiments en sécurité et préparer la reconstruction», a indiqué sur X (ex-Twitter) sa directrice générale Audrey Azoulay.

Séisme au Maroc: 4 Français tués et 15 blessés

Le tremblement de terre au Maroc a pour l'instant fait quatre morts et quinze blessés français, a annoncé dimanche le ministère français des Affaires étrangères, dans un nouveau bilan communiqué à l'AFP.

«Nous déplorons le décès de trois autres ressortissants français à proximité de Marrakech, ce qui porte le bilan, à ce stade, à quatre victimes françaises. Quinze ressortissants français blessés ont été identifiés», a fait savoir le Quai d'Orsay dans une court déclaration écrite.

Samedi, le ministère des Affaires étrangères avait annoncé la mort d'un Français à Agadir.


L'Iran annonce des «accords» avec Oman sur un partage des revenus du détroit d'Ormuz

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
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  • Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz
  • Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires"

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime.

"Au cours des négociations avec Oman, certains accords ont été conclus concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit et la part de l'Iran et d'Oman dans ses revenus", a déclaré le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi.

Il a accusé les Etats-Unis d'"entraver les travaux" visant à finaliser un accord.

Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et y prévoyant une opération de déminage.

Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires".

Le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.

L'Iran discute depuis des semaines avec Oman, tout en affirmant que le détroit restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, prévoyant notamment la levée du blocus américain et des sanctions économiques contre Téhéran.

 


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

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  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.


Dans le sud du Liban, Israël accusé d'incendier terres agricoles et forêts

Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays. (AFP)
Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays. (AFP)
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  • En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi
  • La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée

BEYROUTH: Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays.

Depuis la limite de la zone occupée par Israël dans le sud du pays, Haïdar Qoteich a vu les champs et les vergers de son village de Houla, tenu par l'armée israélienne et situé à cinq kilomètres de là, disparaître dans les flammes.

"Ils ont tout brûlé (..) les champs du village sont tout noirs", affirme à l'AFP ce père de quatre enfants, âgé de 36 ans, joint par téléphone.

Selon les autorités libanaises, plus de 16.000 hectares ont été brûlés depuis le début des hostilités entre le mouvement pro-iranien Hezbollah et Israël en octobre 2023, marquées par un cessez-le-feu en novembre 2024 avant une reprise des affrontements début mars, et une accalmie relative ces dernières semaines.

En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi.

La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée.

Incendies "systématiques" 

Les feux résultent de frappes israéliennes, de "bombes explosives et de drones", indique à l'AFP Hussein Fakih, directeur de la Défense civile à Nabatiyé, la capitale du gouvernorat. Il fait aussi état de "bombes au phosphore et bombes à sous-munitions pour déclencher" les incendies.

Ses équipes, qui n'ont pas accès aux zones occupées, ont recensé en juillet et en août des incendies à la lisière de ces secteurs.

Des responsables libanais, des ONG et des habitants dénoncent une "politique de la terre brûlée" pratiquée par Israël qui cherche à éloigner les combattants du Hezbollah de la frontière.

Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir "conscience de l’impact environnemental potentiel de ses activités dans la région" et assure prendre "des mesures de précaution pour réduire les dommages causés aux civils et à l’environnement".

Aux confins du village de Kfar Chouba, jouxtant la zone occupée, un incendie s'est déclaré le 5 août "à la suite de tirs des forces israéliennes", rapporte le maire, Kassim Al-Kadri. Le feu a ravagé une zone forestière d’environ 2 km².

Il a fallu, selon le maire, deux jours pour le maîtriser avec des moyens rudimentaires, la défense civile n'ayant obtenu que le lendemain une autorisation d'accès de la part d'Israël. "Le feu avait tout ravagé", déplore-t-il.

Au siège du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), à Beyrouth, des images satellitaires projetées sur écran géant montrent des vergers et forêts avant et après leur disparition depuis 2023, sous l’effet des incendies et du défrichement, y compris l'arrachement d'oliviers centenaires.

Des photos de Khiam, bourgade occupée, montrent ainsi des étendues verdoyantes avant 2024 transformées en terres arides.

Le CNRS a recensé la destruction par le feu d'environ 8.500 hectares au cours de la guerre précédente (octobre 2023-novembre 2024) et de 7.500 hectares au cours de la dernière.

Le secrétaire général du CNRS, Chadi Abdallah, accuse Israël "d'incendier de manière systématique" ces zones.

"Ecocide" 

"Cela montre qu’ils cherchent à créer un espace dépourvu d’habitations, de constructions et de toute forme de vie" pour empêcher tout retour des habitants, affirme-t-il, en parlant de la majorité des personnes résidant dans les villages frontaliers qui ont dû fuir les bombardements israéliens.

Il souligne que 350 hectares ont été incendiés entre la date de signature d'un accord-cadre entre le Liban et Israël en juin et le 13 août.

L'agence de presse officielle libanaise ANI fait état régulièrement d'opérations de démolitions et explosions déclenchées par Israël dans le sud. Et le Liban a plusieurs fois dénoncé des destructions "systématiques" dans cette région.

Dans le village de Zawtar el-Charqiyé, l’armée israélienne a en outre déraciné 600 oliviers en août, selon l'ANI.

L’association "Les Verts du Sud", qui documente les dégâts environnementaux dans cette région, a accusé Israël de mettre le feu "aux maisons, forêts, bois et terrains agricoles", et notamment à une réserve naturelle située à Wadi Slouqi.

La ministre libanaise de l’Environnement, Tamara el-Zein, avait déjà dénoncé un "écocide" dans le sud, et des incendies "délibérés".

De Chaqra, où il a trouvé refuge, Haïdar Qoteich contemple les plaines incendiées de son village. "Il faut toute une vie pour reboiser un village devenu un désert", soupire-t-il.