Affrontements à Port-Soudan pour la première fois depuis le début de la guerre

Des Soudanais attendent dans un bureau des services des passeports et de l'immigration à Port-Soudan, le 3 septembre 2023 (Photo, AFP).
Des Soudanais attendent dans un bureau des services des passeports et de l'immigration à Port-Soudan, le 3 septembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 19 septembre 2023

Affrontements à Port-Soudan pour la première fois depuis le début de la guerre

  • Port-Soudan abrite le seul aéroport encore opérationnel du pays et où l'ONU a établi son centre logistique
  • Depuis fin août, Port-Soudan a notamment servi de nouvelle base au chef de l'armée après que le quartier général de l'armée

PORT-SOUDAN: Des affrontements ont éclaté lundi soir entre l'armée soudanaise et une milice tribale à Port-Soudan (est), ville qui avait jusqu'à présent été épargnée par la guerre qui fait rage depuis cinq mois au Soudan, selon des témoins.

Il y a eu "un échange de coups de feu entre l'armée et une milice dirigée par Sheba Darar", un chef de la tribu locale Beja, dans le centre de Port-Soudan, a indiqué un témoin qui réside dans cette ville côtière de la mer Rouge.

Un autre habitant a fait état, sous couvert d'anonymat, d'un "retour au calme" peu après, avec "des soldats de l'armée déployés dans la zone" à la suite de la suppression de "points de contrôle mis en place par les milices".

Depuis le 15 avril, la guerre entre l'armée, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, et les Forces de soutien rapide (FSR) de son ancien adjoint, Mohamed Hamdan Daglo, était principalement concentrée à Khartoum, la capitale, et dans la région occidentale du Darfour.

Port-Soudan, qui abrite le seul aéroport encore opérationnel du pays et où l'ONU a établi son centre logistique, avait été jusque-là épargnée par les combats qui ont fait des milliers de morts et des millions de déplacés.

Depuis fin août, cette ville a notamment servi de nouvelle base au chef de l'armée après que le quartier général de l'armée, à Khartoum, a été assiégé par les FSR.

Depuis Port-Soudan, le général Burhane a effectué six voyages à l'étranger dans le cadre de ce que les analystes considèrent comme un effort diplomatique visant à redorer son blason dans l'éventualité de négociations visant à mettre fin au conflit avec Daglo.

«Tirs d'artillerie»

Sheba Darar, le chef des Beja, a soutenu l'armée au début de la guerre avant de se rebeller contre les représentants du gouvernement qui s'installaient dans l'Est du Soudan. Il n'a toutefois pas annoncé d'alliance avec les paramilitaires qui forment les FSR.

D'autres tribus dans l'Est du pays ont de leur côté promis de soutenir l'armée.

Le conflit a fait près de 7.500 morts, selon une estimation prudente de l'ONG Armed Conflict Location & Event Data Project.

Les combats se sont intensifiés à Khartoum depuis samedi, provoquant des incendies dans plusieurs bâtiments clés du centre de la capitale.

Des témoins à Omdourman, une banlieue du nord-ouest de Khartoum, ont indiqué que l'armée avait attaqué les bases des paramilitaires avec des "tirs d'artillerie".

Pour la troisième journée consécutive, les FSR ont attaqué le quartier général de l'armée dans le centre de la capitale, tandis que l'armée a répondu par des frappes aériennes et des drones, d'après ces mêmes sources.

Les deux parties se sont mutuellement accusées d'avoir détruit le ministère de la Justice et la tour de la Greater Nile Petroleum Oil Company, un bâtiment conique aux façades de verre situé à Khartoum.

Les FSR ont déclaré que les bâtiments avaient été détruits par des "attaques ciblées" de l'armée de l'air, tandis qu'un communiqué du ministère des Affaires étrangères, allié au général Burhane, a décrit lundi les incendies comme faisant partie d'une "campagne diabolique et systématique de la milice rebelle visant à détruire la capitale".

Les belligérants ont été accusés par des militants des droits humains et des organisations internationales de cibler les infrastructures et de ne pas protéger les civils.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.