Le Moyen-Orient confronté à la perspective d'une «catastrophe environnementale», selon le Premier ministre irakien

Le Premier ministre irakien, Mohammed Chia al-Soudani, s'adresse à la 78e session de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le 22 septembre 2023 (Photo, REUTERS).
Le Premier ministre irakien, Mohammed Chia al-Soudani, s'adresse à la 78e session de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le 22 septembre 2023 (Photo, REUTERS).
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Publié le Samedi 23 septembre 2023

Le Moyen-Orient confronté à la perspective d'une «catastrophe environnementale», selon le Premier ministre irakien

  • Mohammed Chia al-Soudani souligne les efforts déployés par l'Iraq pour créer un groupe régional de lutte contre le changement climatique
  • Selon un rapport du ministère des Ressources en eau, le Tigre et l'Euphrate pourraient s'assécher complètement d'ici 2040

NEW YORK: Le Moyen-Orient sera à l'avant-garde d'une «catastrophe environnementale» si la communauté internationale ne parvient pas à reprendre ses efforts pour freiner le changement climatique, a déclaré vendredi le Premier ministre irakien.

Mohammed Chia al-Soudani a signalé à l'Assemblée générale des Nations unies à New York que son pays subissait déjà les effets néfastes de la hausse des températures, avec la baisse des eaux du système fluvial Tigre-Euphrate.

«La catastrophe environnementale sera plus grave pour l'Irak et les pays de la région, avec une hausse sans précédent des températures, qui rendra les formes de vie normales extrêmement difficiles, voire impossibles», a-t-il prévenu.

«Nos deux fleuves sont exposés au plus fort des effets de la sécheresse résultant du changement climatique. Il est urgent de préserver les droits sur les ressources en eau et les bassins fluviaux internationaux», a-t-il ajouté.

Un rapport du ministère irakien des Ressources en eau datant de 2021 prévient que le Tigre et l'Euphrate seront complètement asséchés d'ici 2040 à cause de la persistance des sécheresses et de la baisse des niveaux d'eau provoquées par le changement climatique.

Al-Soudani a souligné les efforts déployés par l'Iraq pour collaborer avec les pays voisins en vue de créer un mécanisme de coordination régionale pour la gestion des systèmes d'eau transfrontaliers et pour lutter contre la sécheresse, les tempêtes de poussière et les vagues de chaleur.

«Nous appelons à la création d'un groupement régional qui inclurait les pays du Golfe, de l'Irak à l'Iran, et les États membres du Conseil de coopération du Golfe — les pays les plus exposés à la hausse des températures», a-t-il avisé.

«Au niveau national, nous avons pris les mesures nécessaires pour réduire les émissions et cesser de brûler les gaz associés et de polluer l'environnement», a-t-il mentionné.

«Nous avons également lancé plusieurs projets dans le domaine du recyclage des déchets et de la promotion de l'énergie propre», a soutenu Al-soudani.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.