Keolis MHI reçoit une distinction prestigieuse du CCG en matière d'«émiratisation»

Keolis MHI Rail Management and Operation LLC est un consortium composé de Keolis, de Mitsubishi Heavy Industries Engineering et de Mitsubishi Corporation. (Photo fournie)
Keolis MHI Rail Management and Operation LLC est un consortium composé de Keolis, de Mitsubishi Heavy Industries Engineering et de Mitsubishi Corporation. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 26 septembre 2023

Keolis MHI reçoit une distinction prestigieuse du CCG en matière d'«émiratisation»

  • Le directeur général de Keolis MHI, Wallace Weatherill, a exprimé sa fierté immense pour la réussite de l'entreprise
  • Pour Amel Abdellatif, directrice des ressources humaines de l'entreprise, «notre engagement indéfectible s'aligne sur le leadership visionnaire des Émirats arabes unis»

BEYROUTH: Dans le cadre de la 9e réunion du Conseil de coopération du Golfe (CCG) des ministres du Travail qui s’est tenue en septembre 2023 à Mascate, dans le sultanat d'Oman, Keolis MHI Rail Management and Operation a reçu une distinction prestigieuse pour ses réalisations exceptionnelles en matière d'«émiratisation».

À propos de Keolis MHI

  • Keolis MHI Rail Management and Operation LLC est un consortium composé de Keolis, de Mitsubishi Heavy Industries Engineering et de Mitsubishi Corporation.
  • Keolis MHI est spécialisé dans l'exploitation et la maintenance du métro de Dubaï ainsi que dans l'exploitation du tramway. La société a commencé ses opérations le 8 septembre 2021 dans le cadre d'un contrat à long terme en partenariat avec l'Autorité des routes et des transports de Dubaï (RTA).

Le directeur général de Keolis MHI, Wallace Weatherill, a exprimé sa fierté immense pour la réussite de l'entreprise: «Nous sommes profondément honorés d'être reconnus comme des leaders dans cette entreprise, car l'émiratisation demeure un pilier de notre vision stratégique.»

Il a par ailleurs affirmé que ce prix soulignait «davantage notre engagement à favoriser le talent local et à repousser constamment les limites de son développement». 

En effet, le personnel des entreprises privées des Émirats arabes unis (EAU) devra être composé de 10% d'Émiratis d’ici à 2026. Cette mesure vise à promouvoir l’émiratisation et à accroître la participation des Émiratis dans le secteur privé à Dubaï et aux EAU. 

Ce processus contribue à réduire la dépendance à l’égard de la main-d’œuvre étrangère et à favoriser le développement des compétences locales, renforçant ainsi l’économie nationale.

Pour Amel Abdellatif, directrice des ressources humaines de l'entreprise, «notre engagement indéfectible s'aligne sur le leadership visionnaire des Émirats arabes unis. Cette reconnaissance réaffirme notre engagement à créer des opportunités pour les talents émiratis et renforce notre détermination à repousser les limites de la transformation des ressources humaines, permettant à un nombre encore plus grand d'individus de s'épanouir alors que nous continuons à croître».

La dévouement constant et exemplaire de Keolis MHI à l'émiratisation a donné lieu à une histoire de réussite retentissante, avec des contributions notables à la création d'emplois pour les citoyens des EAU. 

La société, qui a dépassé les objectifs d'émiratisation du pays, a déjà reçu le prix Nafis des EAU en 2022. Cette distinction prestigieuse, lancée par le Conseil de compétitivité des talents émiratis, récompense les meilleures entreprises du secteur privé qui ont excellé dans la réalisation des objectifs d'émiratisation au sein du pays.

 


Le promoteur saoudien KEC signe deux contrats d'une valeur de 78 millions de dollars pour le projet Al-Alya   

Knowledge Economic City Co. s'apprête à livrer 396 appartements résidentiels dans le cadre de la première phase de son projet à usage mixte Al-Alya, après avoir signé deux contrats. Photo fournie
Knowledge Economic City Co. s'apprête à livrer 396 appartements résidentiels dans le cadre de la première phase de son projet à usage mixte Al-Alya, après avoir signé deux contrats. Photo fournie
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  • La société cotée en bourse a annoncé les accords avec Elkhereiji Commerce and Contracting Co., d'une valeur de 288,6 millions de riyals saoudiens
  • Al-Alya a pour objectif de créer un environnement dynamique en accord avec la Vision 2030 du Royaume

RIYAD: Le principal promoteur saoudien Knowledge Economic City Co. a conclu deux contrats pour livrer 396 appartements résidentiels dans la première phase de son projet mixte Al-Alya.

Dans des documents Tadawul, la société cotée en bourse a annoncé les accords avec Elkhereiji Commerce and Contracting Co., d'une valeur de 288,6 millions de riyals saoudiens (SAR), soit 77,92 millions de dollars américains (1 dollar = 0,94 euro).

Le premier accord porte sur l’exécution complète des travaux de construction pour des bâtiments résidentiels supplémentaires dans la première phase du projet mixte Al-Alya. Il s’agit d’un complexe de quatre immeubles, offrant 132 appartements de différentes tailles d'une valeur de 117,5 millions de SAR, hors taxe sur la valeur ajoutée.

Le deuxième accord concerne l’exécution des travaux électromécaniques, de finition, d’aménagement paysager et de coordination sur site pour un groupe de huit bâtiments résidentiels d'une valeur de 171,13 millions de SAR. Dans ce cadre, 264 appartements seront fournis, a déclaré la société dans un communiqué adressé à Tadawul.

Selon l'avancement des travaux, les deux contrats seront payés par des versements échelonnés sur la base de certificats de paiement mensuels.

L’entreprise a commenté le second contrat en précisant: «En conséquence, l'impact financier se traduit par une sortie de trésorerie correspondant au montant payable à l'entrepreneur sur une période de vingt mois à compter de la fin de mai 2024.»

Elle a également précisé que l'impact financier du premier contrat se matérialise par une sortie de trésorerie correspondant au montant payable à l'entrepreneur sur une période de vingt-quatre mois.

Al-Alya est l'un des projets phares de la Knowledge Economic City. Il s’agit d’un programme comprenant diverses composantes à usage mixte au sein d'un complexe fermé, regroupant notamment des installations d'hospitalité, des logements, des bureaux, ainsi que des services commerciaux et éducatifs.

Conçu pour répondre à la tendance urbaine d’humanisation des villes et au programme de qualité de vie privilégiant les espaces verts et les voies piétonnes, Al-Alya vise à créer un environnement dynamique en accord avec la Vision 2030 du Royaume.

Le projet permettra également aux entreprises locales et étrangères, aux hommes d'affaires et aux entrepreneurs numériques de travailler à Médine.

En octobre dernier, Knowledge Economic City Co. a signé un accord avec Gulf International Bank Capital pour 3,5 milliards de SAR en vue de créer un fonds d'investissement immobilier.

Cette initiative s'apprête à lancer la phase initiale du District du monde islamique à Médine, qui couvrira plus de 140 000 mètres carrés, transformant la zone en un complexe à usage mixte.

Le site comprendra des espaces d'hospitalité, de résidence, de commerce, de divertissement et de culture, offrant plus de 5 000 chambres d'hôtel, 743 appartements résidentiels, ainsi qu'une zone commerciale de 24 000 mètres carrés.

GIB Capital, partenaire de ce projet, est une filiale de Gulf International Bank, détenue par les gouvernements du Conseil de coopération du Golfe, dont le Fonds d'investissement public d'Arabie saoudite détient une participation de 97,2%, selon le rapport annuel de la banque de 2022.

Le projet vise à améliorer l'expérience des visiteurs à Médine, une ville qui revêt une importance historique en tant que première capitale de la civilisation islamique et une destination qui attire des millions de pèlerins et de touristes chaque année.


OpenAI ouvre à Tokyo son premier bureau en Asie

La société a aussi annoncé lundi le lancement progressif dans l'archipel nippon d'une version de son dernier modèle d'agent conversationnel GPT-4 "spécifiquement optimisée" pour la langue japonaise, et qui fonctionne "trois fois plus vite" que son prédécesseur GPT-4 Turbo. (AFP).
La société a aussi annoncé lundi le lancement progressif dans l'archipel nippon d'une version de son dernier modèle d'agent conversationnel GPT-4 "spécifiquement optimisée" pour la langue japonaise, et qui fonctionne "trois fois plus vite" que son prédécesseur GPT-4 Turbo. (AFP).
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  • Le grand allié d'OpenAI, le géant technologique américain Microsoft, a annoncé la semaine dernière qu'il allait investir 2,9 milliards de dollars au Japon
  • Le gouvernement japonais mise notamment sur l'IA pour dynamiser la croissance économique de l'archipel à l'avenir

TOKYO: La start-up américaine OpenAI, créatrice du très populaire outil d'intelligence artificielle (IA) ChatGPT, a ouvert lundi à Tokyo son premier bureau en Asie, et son troisième hors des Etats-Unis après Londres et Dublin l'an dernier.

"Nous nous engageons à collaborer avec le gouvernement japonais, les entreprises locales et les instituts de recherche pour développer des outils d'IA sûrs qui répondent aux besoins spécifiques du Japon et ouvriront de nouvelles perspectives" a déclaré OpenAI dans un communiqué publié sur son blog.

La société a aussi annoncé lundi le lancement progressif dans l'archipel nippon d'une version de son dernier modèle d'agent conversationnel GPT-4 "spécifiquement optimisée" pour la langue japonaise, et qui fonctionne "trois fois plus vite" que son prédécesseur GPT-4 Turbo.

Le patron d'OpenAI, Sam Altman, avait rencontré il y a un an le Premier ministre japonais Fumio Kishida à Tokyo, et il s'était de nouveau rendu dans le pays quelques mois plus tard.

Le grand allié d'OpenAI, le géant technologique américain Microsoft, a annoncé la semaine dernière qu'il allait investir 2,9 milliards de dollars au Japon, notamment pour y accélérer le développement de l'IA et former trois millions de salariés japonais à ces nouveaux outils sur trois ans.

Le gouvernement japonais mise notamment sur l'IA pour dynamiser la croissance économique de l'archipel à l'avenir, tout en voulant créer des garde-fous pour encadrer son usage.

L'IA est de plus en plus perçue par des entreprises nippones comme un moyen d'améliorer la productivité du travail dans le pays, qui est parmi les plus faibles au sein des pays de l'OCDE, à cause notamment d'un marché nippon de l'emploi encore rigide et d'une culture d'entreprise désuète, reposant essentiellement sur l'ancienneté.

Pour ses partisans, l'IA devrait aussi aider à faire face à la pénurie de main-d'oeuvre devenant critique dans de nombreux secteurs au Japon, où plus de 29% de la population est âgée de 65 ans et plus.


Cette «Bidenflation» qui colle aux semelles du président américain

Ces derniers mois Joe Biden, qui affrontera le républicain Donald Trump en novembre, savourait le relatif retour au calme sur le front de l'inflation. (AFP)
Ces derniers mois Joe Biden, qui affrontera le républicain Donald Trump en novembre, savourait le relatif retour au calme sur le front de l'inflation. (AFP)
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  • Mercredi, le département du Travail américain a fait état d'un rebond de l'inflation et vendredi, l'université du Michigan a constaté une baisse de la confiance des consommateurs
  • La droite accuse Joe Biden d'avoir alimenté la flambée de prix avec sa politique de relance par la dépense publique

WASHINGTON: Il voudrait parler de "Bidenomics" mais c'est la "Bidenflation" qui lui colle aux semelles: en campagne pour un second mandat, le président américain bute à nouveau sur le coût élevé de la vie, qui parasite les succès de sa politique économique.

Le haut niveau des prix plombe sa popularité et le budget des familles américaines depuis l'été 2021, tout en brouillant son image d'enfant de la classe moyenne, attentif aux soucis du quotidien.

Ces derniers mois Joe Biden, qui affrontera le républicain Donald Trump en novembre, savourait le relatif retour au calme sur le front de l'inflation.

Mais cette semaine a été une suite de mauvaises nouvelles pour le démocrate.

Mercredi, le département du Travail américain a fait état d'un rebond de l'inflation et vendredi, l'université du Michigan a constaté une baisse de la confiance des consommateurs.

"Il y a une inquiétude sur le fait que le ralentissement de l'inflation touche à sa fin", explique pour l'AFP Joanne Shu, qui pilote l'étude mensuelle, très suivie, de cette université sur le moral des ménages.

De quoi rendre nerveux les proches du démocrate de 81 ans, jusqu'à Ron Klain, son ancien "chief of staff", poste le plus stratégique de la machine présidentielle américaine.

Biden et ses ponts

"Je pense que le président passe trop de temps à parler de ponts", ce qui n'a rien de "très intéressant", et pendant ce temps, "vous allez au supermarché, et les oeufs et le lait coûtent cher..." a-t-il déploré récemment, selon Politico.

Grands chantiers de ponts, donc, et de diverses infrastructures aux quatre coins du pays, implantations d'usines, emploi au beau fixe, croissance solide... La Maison Blanche a tenté, avec un succès mitigé, de donner un nom à cette ère de relance: les "Bidenomics."

Cette vision résolument optimiste ne prend pas, quand de nombreuses familles américaines peinent à remplir leurs chariots de supermarché, accumulent les découverts bancaires et doivent puiser dans leur épargne.

"Nous avons un plan" pour gérer l'inflation, a assuré Joe Biden jeudi, en référence à diverses mesures de pouvoir d'achat qu'il a lancées, sur le prix des médicaments ou sur le logement.

Sa stratégie consiste aussi à critiquer les grandes entreprises, qui selon lui accumulent des "profits record" sur le dos des consommateurs.

Cette parade sera-t-elle politiquement efficace, face à une opposition conservatrice qui l'étrille sans relâche sur le sujet des prix?

"Tous les Américains ressentent les effets (de l'inflation). Les Etats-Unis ne pourront pas supporter quatre années de plus de cette gestion désastreuse", a déclaré jeudi sur X un élu républicain du Colorado, Doug Lamborn.

Le prix des oeufs 

"La manière dont l'inflation évoluera d'ici à l'élection présidentielle pourrait peser lourdement sur le résultat", commente Ryan Sweet, économiste chez Oxford Economics.

La droite accuse Joe Biden d'avoir alimenté la flambée de prix avec sa politique de relance par la dépense publique, et s'appuie sur des exemples aussi concrets qu'imparables.

Le prix des oeufs, par exemple, déjà évoqué par Ron Klain. Juste après l'investiture de Joe Biden, en février 2021, ce composant incontournable du "breakfast" des Américains se vendait 1,60 dollars la douzaine, contre 3 dollars en février dernier. Près du double, donc.

L'inflation collante retarde une possible baisse des taux de la banque centrale américaine.

La Fed, qui donne le la pour les banques, a pour mission de garder les prix sous contrôle. Si elle baisse ses taux, elle nourrit l'inflation, puisque les ménages seront plus disposés à consommer à crédit.

Voilà donc les Américains face à une vie chère, et à des taux d'intérêt élevés, qui les forcent à remettre à plus tard leurs projets immobiliers, par exemple.

Ce n'est pas la première fois que Joe Biden peine à trouver le ton juste sur le coût de la vie.

Lorsque l'inflation a réellement flambé en 2021, il lui avait fallu des semaines voire des mois pour cesser d'y voir un phénomène "transitoire".

Face à une poussée des prix jamais vue depuis trente ans, le président américain avait fini par promettre, à l'automne 2021, d'en faire une "priorité absolue".