Appels à faire justice un an après le «vendredi sanglant» en Iran

es groupes de défense des droits humains ont réclamé samedi, un an après la répression sanglante de manifestations dans le sud-est de l'Iran, que les auteurs de ces violences soient jugés (Photo d'illustration, AFP).
es groupes de défense des droits humains ont réclamé samedi, un an après la répression sanglante de manifestations dans le sud-est de l'Iran, que les auteurs de ces violences soient jugés (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Dimanche 01 octobre 2023

Appels à faire justice un an après le «vendredi sanglant» en Iran

  • Les manifestations ont été déclenchées après des accusations selon lesquelles un chef de la police d'une autre ville de la province aurait violé une adolescente
  • Au moins 104 personnes ont été tuées, selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège

PARIS: Des groupes de défense des droits humains ont réclamé samedi, un an après la répression sanglante de manifestations dans le sud-est de l'Iran, que les auteurs de ces violences soient jugés.

Selon des militants, les forces de sécurité iraniennes ont tiré sur des manifestants le 30 septembre 2022 à Zahedan, ville de la province du Sistan-Baloutchistan, dans le sud-est de l'Iran.

Au moins 104 personnes ont été tuées, selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, lors de cette journée baptisée le "vendredi sanglant".

Les manifestations ont été déclenchées après des accusations selon lesquelles un chef de la police d'une autre ville de la province aurait violé une adolescente appartenant à la minorité baloutche.

Elles se sont tenues par ailleurs dans un contexte déjà tendu, marqué par une vague de manifestations à travers le pays après la mort de Mahsa Amini, une Iranienne kurde de 22 ans, décédée trois jours après son arrestation pour infraction au code vestimentaire strict de la République islamique.

Des militants déplorent régulièrement que la minorité baloutche, qui est fortement présente au Sistan-Balouchistan et adhère majoritairement à l'islam sunnite et non au chiisme dominant en Iran, soit victime de discriminations de la part du pouvoir à Téhéran.

"Aucun officiel n'a été tenu responsable pour le meurtre illégal le 30 septembre 2022 de nombreux hommes, femmes et enfants issus de la minorité baloutche opprimée", a déclaré dans un communiqué Amnesty International.

"Pour l'anniversaire du +vendredi sanglant+, nous (...) restons mobilisés pour que justice soit rendue" aux victimes, a ajouté l'ONG.

Si le mouvement de protestation s'est nettement réduit ailleurs dans le pays, les habitants de Zahedan organisent des manifestations hebdomadaires depuis un an, comme vendredi malgré des mesures de sécurité renforcées, selon des militants.

Les forces de sécurité ont tiré à balles réelles et lancé du gaz lacrymogène sur les protestataires, blessant au moins 25 personnes, selon l'ONG Baloch Activists Campaign.

Des images postées sur les réseaux sociaux montrent des gens courant dans la rue pour chercher un abri, sur fond de bruit de tirs, ou des hôpitaux recevant de nombreux blessés, parmi lesquels des enfants.

"C'est la démonstration horrible de la violence aveugle de la République islamique" qui "tente de mettre fin aux manifestations pacifiques", a déclaré Hadi Ghaemi, directeur exécutif du Center for Human Rights in Iran (CHRI), basé à New York.

"Il est impératif que les responsables iraniens soient tenus responsables par la communauté internationale", a-t-il dit.


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.