Un Italo-Palestinien détenu par Israël va être libéré, selon son avocat

Des véhicules font la queue du côté jordanien du pont Roi Hussein (également connu sous le nom de pont Allenby) qui traverse la Cisjordanie et la Jordanie, le 19 juillet 2022. (AFP)
Des véhicules font la queue du côté jordanien du pont Roi Hussein (également connu sous le nom de pont Allenby) qui traverse la Cisjordanie et la Jordanie, le 19 juillet 2022. (AFP)
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Publié le Dimanche 01 octobre 2023

Un Italo-Palestinien détenu par Israël va être libéré, selon son avocat

  • Son épouse, Francesca Antinucci, et son fils de quatre ans, ainsi que sa mère, étaient présents lors de l'arrestation
  • Sa famille à Rome avait appelé en septembre l'Italie à intervenir pour aider cet étudiant en langues à l'université Sapienza de la capitale italienne, né en Palestine et citoyen italien

ROME: Un étudiant italo-palestinien détenu sans inculpation depuis fin août en Israël va être remis en liberté, a annoncé dimanche à Rome son avocat.

Khaled El Qaisi, 27 ans, avait été arrêté le 31 août au point de passage Allenby entre la Cisjordanie et la Jordanie après des vacances en famille dans sa ville natale de Bethléem.

Son épouse, Francesca Antinucci, et son fils de quatre ans, ainsi que sa mère, étaient présents lors de l'arrestation.

Sa famille à Rome avait appelé en septembre l'Italie à intervenir pour aider cet étudiant en langues à l'université Sapienza de la capitale italienne, né en Palestine et citoyen italien.

Son avocat italien, Flavio Rossi Albertini, a confirmé dimanche à l'AFP que Khaled El Qaisi allait être relâché, précisant toutefois que "nous n'avons pas d'information officielle".

Mercredi dernier, l'avocat avait dénoncé la détention du jeune homme lors d'une conférence de presse à la chambre des députés à Rome, précisant qu'une audience était prévue dimanche durant laquelle il pourrait être inculpé ou libéré les jours suivants.

L'épouse de l'étudiant a pour sa part déclaré au quotidien Il Manifesto que le consul italien en Israël lui avait confirmé sa libération imminente.

Khaled El Qaisi devra verser une caution et se verra interdire de quitter Israël durant sept jours, a-t-elle précisé.

La famille de l'étudiant avait indiqué qu'il était soumis depuis son arrestation à des interrogatoires quotidiens dans une prison près de Tel Aviv.

Elle redoutait de le voir placé en rétention administrative, ce qui aurait permis à Israël de le garder sous ce statut pendant des périodes renouvelables de six mois sans l'inculper formellement.

Selon Israël, cette mesure de sécurité controversée vise à permettre aux autorités de détenir des suspects tout en continuant à rassembler des preuves, dans le but de prévenir les attentats ou les atteintes à la sécurité.

La rétention administrative est principalement utilisée contre les Palestiniens, les autorités israéliennes étant critiquées par les groupes de défense des droits humains pour avoir abusé de cette mesure.

Khaled El Qaisi est le cofondateur du Centre de documentation palestinienne de l'Université Sapienza, décrit comme un groupe faisant progresser la culture palestinienne en Italie.


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.