Egypte: incendie au QG de la police à Ismaïlia, 38 blessés

Des pompiers tentent d'éteindre un incendie dans le quartier général de la police à Ismaïlia, le 2 octobre 2023. Un énorme incendie s'est déclaré au siège de la police dans la ville égyptienne d'Ismaïlia le 2 octobre, blessant au moins 25 personnes, selon des sources de sécurité. (AFP)
Des pompiers tentent d'éteindre un incendie dans le quartier général de la police à Ismaïlia, le 2 octobre 2023. Un énorme incendie s'est déclaré au siège de la police dans la ville égyptienne d'Ismaïlia le 2 octobre, blessant au moins 25 personnes, selon des sources de sécurité. (AFP)
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Publié le Lundi 02 octobre 2023

Egypte: incendie au QG de la police à Ismaïlia, 38 blessés

  • Le feu, dont l'origine n'était pas connue dans l'immédiat, s'est déclaré au siège de la Direction de la Sûreté avant l'aube
  • Le ministère de la Santé a déployé 50 ambulances sur les lieux, ainsi que des services d'urgences militaires incluant deux avions, selon les médias d'État

ISMAÏLIA: Au moins 38 personnes ont été blessées dans un incendie ayant ravagé lundi le QG de la police à Ismaïlia, l'un des plus grands bâtiments de cette ville égyptienne située sur la rive occidentale du canal de Suez, selon le ministère de la Santé.

Maîtrisé dans la matinée, le feu, dont l'origine n'était pas connue dans l'immédiat, s'était déclaré au siège de la Direction de la Sûreté avant l'aube.

Des images mises en ligne montrent d'immenses flammes dévorant les nombreux étages de l'imposant immeuble de pierre, occupé par des policiers.

A l'arrivée des premiers services de secours, l'incendie avait envahi tout le bâtiment de la Direction de la Sûreté de cette ville du nord-est de l'Egypte.

Les flammes se sont propagées dans plusieurs étages du bâtiment, complètement couvert par un énorme nuage de fumée.

A l'aube, le QG était totalement carbonisé alors que les services d'urgence effectuaient des opérations de refroidissement pour éviter qu'un autre incendie ne se déclare.

Sur les réseaux sociaux, des internautes ont partagé des images de l'incendie qui montraient des personnes piégées à l'intérieur du bâtiment, appelant à l'aide par les fenêtres.

Les forces de sécurité ont bouclé le secteur, où des correspondants de l'AFP ont vu des sauveteurs tenter d'évacuer les personnes prises au piège dans le bâtiment, à l'aide d'une grue.

Services d'urgence

Les autorités n'ont pas précisé le nombre de policiers et de détenus qui se trouvaient à l'intérieur du bâtiment.

Le ministre de l'Intérieur, Mahmoud Tawfik, a ordonné une enquête sur les causes de l'incendie, ainsi qu'un "examen des normes de sécurité" du bâtiment, a indiqué son ministère dans un communiqué.

Sur "26 blessés" évacués vers un hôpital local, selon le ministère de la Santé, 24 souffraient "d'asphyxie" et deux de brûlures. Douze autres ont été soignés sur place.

Le ministère de la Santé a déployé 50 ambulances sur les lieux. Des services d'urgences militaires incluant deux avions ont également été mobilisés, selon les médias d'Etat.

Les incendies provoqués souvent par des courts-circuits ne sont pas rares en Egypte, pays arabe le plus peuplé avec 105 millions d'habitants, doté d'infrastructures vétustes et mal entretenues.

L'incendie de lundi a eu lieu dans l'un des dizaines de nouveaux bâtiments de la police construits ou rénovés à travers le pays au cours de la dernière décennie.

En août 2022, un incendie accidentel avait tué 41 fidèles dans une église située dans une ruelle d'un quartier populaire du Caire, déclenchant une vive polémique sur les infrastructures et le temps de réaction des pompiers.

En mars 2021, au moins 20 personnes avaient péri dans l'incendie d'une usine textile dans la banlieue est du Caire. En 2020, deux incendies dans des hôpitaux avaient fait quatorze morts.


Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
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  • "L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban"
  • L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

"L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région", a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.

 


Un mort et des blessés lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban

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  • Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé
  • Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et plusieurs blessés dimanche, a indiqué le ministère de la Santé, l'armée israélienne affirmant avoir visé des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah.

Israël mène régulièrement des frappes au Liban malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement pro-iranien.

L'armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures, et maintient des troupes dans cinq zones frontalières du sud du Liban.

Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé, dans le sud du pays.

Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué avoir ciblé un membre du Hezbollah près d'Abba, "en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah".

Plus tôt dimanche, le ministère libanais de la Santé avait fait état d'une frappe dans la région de Saïda, loin de la frontière israélienne, qui a blessé une personne.

D'après l'ANI, elle visait un bulldozer "alors qu'il s'efforçait de déblayer les décombres" du site d'une précédente frappe israélienne.

L'armée israélienne a, elle, dit avoir visé "plusieurs véhicules d'ingénierie du Hezbollah" utilisés "pour rétablir des sites d'infrastructure terroriste dans la région", précisant toutefois qu'ils se trouvaient dans une autre zone du sud du Liban que celle mentionnée par le ministère.

Toujours dimanche, l'ANI a indiqué que l'armée israélienne avait largué des tracts visant à intimider les habitants de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, près de la frontière. Elle a publié une photographie de l'un de ces tracts, qui comportait un avertissement aux habitants selon lequel des membres du Hezbollah utilisaient un hôpital de la ville.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé a condamné "avec la plus grande fermeté les menaces contre les hôpitaux du sud, et les considère comme une attaque grave et une violation flagrante des lois et conventions internationales".

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil, géré par le Comité islamique de santé affilié au Hezbollah, a indiqué dans un communiqué que les tracts contenaient "une menace claire contre l'hôpital, fondée sur des prétextes fallacieux dépourvus de tout fondement", et a rejeté ce qu'il a décrit comme des tentatives de ternir l’image de l’établissement.

L'enceinte de l'hôpital Salah Ghandour et ses abords ont été frappés en 2024 lors des hostilités avec le Hezbollah.

Sous forte pression américaine et par crainte d'une intensification des frappes israéliennes, le Liban s'était engagé, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu, à désarmer le Hezbollah et à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 ses structures militaires entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Israël a mis en doute l'efficacité de l'armée libanaise dans ce processus et accusé le Hezbollah de se réarmer, tandis que le mouvement chiite a rejeté les appels à abandonner ses armes.

Plus de 360 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les statistiques du ministère libanais de la Santé.


La position de l'Arabie saoudite sur l'escalade régionale n'a pas changé, selon une source saoudienne à Asharq Al-Awsat

Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respectait la souveraineté de Téhéran
  • Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue

RIYAD: Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat.

La source a souligné au journal que l'Arabie saoudite soutient les efforts visant à trouver une solution pacifique par la diplomatie et le dialogue à tous les différends entre les États-Unis et l'Iran.

La source a également réitéré le rejet par le Royaume de l'utilisation de son espace aérien et de ses territoires dans toute opération militaire contre l'Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respecte la souveraineté de Téhéran et que le Royaume ne permettra pas que son espace aérien ou ses territoires soient utilisés dans toute opération militaire contre l'Iran.

Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue dans le but de soutenir la sécurité et la stabilité régionales.

M. Pezeshkian a déclaré que ses entretiens avec le prince héritier avaient porté sur l'évolution de la situation en Iran et sur le dossier nucléaire.

Il a exprimé sa gratitude à l'Arabie saoudite pour sa position ferme en matière de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Iran. Il a également salué le rôle et les efforts du prince Mohammed dans l'instauration de la sécurité et de la stabilité dans la région.