Trafic de migrants en Libye: Les services de sécurité libanais arrêtent deux Syriens

Des véhicules stationnés au poste frontière de Masnaa entre le Liban et la Syrie (Photo, Reuters).
Des véhicules stationnés au poste frontière de Masnaa entre le Liban et la Syrie (Photo, Reuters).
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Publié le Mardi 03 octobre 2023

Trafic de migrants en Libye: Les services de sécurité libanais arrêtent deux Syriens

  • Les suspects ont été accusés de faire passer des personnes de différentes nationalités de la Libye vers l'Europe à bord d'embarcations
  • L'annonce d'un «complot terroriste visant à faire exploser les colonnes de Baalbek» a suscité l’inquiétude

BEYROUTH: La Direction générale des Forces de sécurité intérieure du Liban a annoncé lundi l'arrestation de deux ressortissants syriens, âgés de 48 et 52 ans, soupçonnés de trafic d'êtres humains.

Les suspects ont été accusés de faire passer des personnes de différentes nationalités de la Libye vers l'Europe à bord d'embarcations. Leurs identités n'ont pas été divulguées.

Les deux suspects opéraient en coordination avec des personnes de nationalité libanaise dans la région de Wadi Khaled, dans le nord du Liban, à la frontière avec la Syrie.

Ces arrestations interviennent quelques semaines après le naufrage d'un bateau au large de la ville de Tobrouk, en Libye, qui a entraîné la mort de dizaines de migrants.

La direction a déclaré que les deux détenus avaient fui la Libye vers la Syrie lorsque l'un d'entre eux a subi une tentative d'assassinat de la part de familles de victimes. 

Ils sont ensuite entrés secrètement au Liban et se sont installés dans les villes de Lala et Bar Elias dans la Bekaa.

Le second suspect a été enlevé par des inconnus dans la région de Wadi Khaled et retenu en captivité pendant quatre mois.

Pendant sa captivité, il a été contraint de verser 43 000 dollars (1 dollar = 0,95 euro) de dédommagement aux personnes qu'il avait tenté de faire passer clandestinement en Europe via la Libye mais qu'il n'avait pas réussi à faire traverser après avoir pris leur argent. 

Selon la direction, les détenus ont avoué, lors des interrogatoires, avoir perçu 3 500 dollars par personne.

Ils auraient également admis que des centaines de personnes auraient traversé clandestinement depuis la Libye vers l'Italie et la Grèce à bord de bateaux.

Ces embarcations pouvaient transporter entre 250 et 500 personnes de différentes nationalités.

L'opération a été menée en collaboration avec le frère d'un des détenus vivant en Libye et une autre personne résidant en Grèce, ont-ils déclaré.

Lundi également, un article faisant état d'un complot terroriste visant à faire exploser les colonnes de la citadelle historique de Baalbek a provoqué de vives réactions, allant de la surprise, à la peur et au scepticisme.

L'article, publié lundi matin dans le journal An-Nahar, citait un rapport de sécurité.

Menace terroriste

Le rapport fait état d'un complot de groupes terroristes intégristes visant à faire exploser les colonnes de la citadelle de Baalbek parce qu'il s'agit d'un symbole païen, afin de lancer un avertissement au Hezbollah dans son fief.

Le ministre de la Culture, Mohammad Mortada, qui représente le mouvement Amal – un allié du Hezbollah dans le gouvernement sortant du Premier ministre Najib Mikati – n'a ni confirmé ni infirmé la nouvelle.

«Que ce soit vrai ou non, les colonnes de Jupiter restent un phare et un symbole de civilisation unique au monde», a affirmé M. Mortada.

«Il n'est donc pas improbable que nos ennemis envisagent de les prendre pour cible avec leurs outils obscurs et ignorants.»

«Quoi qu'il en soit, nous assurons aux Libanais que Baalbek et sa citadelle sont protégées et resteront debout malgré la haine de nos ennemis et les nuages du mal qui traversent notre région», a-t-il ajouté.

Le ministre a critiqué la diffusion de la menace terroriste alors que la citadelle historique a accueilli un grand nombre de touristes cette année.

Le gouverneur de Baalbek, Bachir Khodr, a également démenti l'information.

M. Khodr a estimé qu'il s'agissait «du résultat du succès retentissant de la saison touristique de cette année à Baalbek et du grand nombre de touristes, en particulier des étrangers, qu'ils essaient d'intimider».

«Laissez Baalbek tranquille», a-t-il lancé.

La ville de Baalbek et sa région sont considérées comme un fief important du Hezbollah. Le parti coexiste avec les tribus qui vivent dans la région.

Les mafias et les trafiquants de drogue bénéficieraient de la présence du Hezbollah dans le contexte de la prolifération d'armes illégales et de points de passage illégaux utilisés pour le trafic organisé vers et depuis la Syrie.

Des informations sur les groupes extrémistes, en particulier Daech, font parfois surface au Liban.

L'armée libanaise a annoncé une série d'opérations de sécurité au cours des deux dernières années qui ont abouti à l'arrestation de cellules armées affiliées à Daech qui se préparaient à exécuter des complots terroristes à l'intérieur du Liban.

Une source de sécurité a déclaré à Arab News que des cellules dormantes d'organisations terroristes étaient probablement présentes au Liban et qu'elles pouvaient être activées par une décision politique, et qu'il existait également des loups solitaires.

«Chaque fois que les solutions politiques se compliquent au Liban, la tension est apaisée par un événement sécuritaire spécifique, et ce qui s'est passé dans le camp de réfugiés palestiniens d'Ain al-Hilweh le mois dernier en est peut-être un exemple», a indiqué la source.

Dans ce contexte, le journal libanais Al-Joumhouria a cité une source de sécurité lundi: «La situation au Liban est très dangereuse, avec des mouvements suspects et des tentatives de sabotage et de perturbation de la sécurité.»

Selon cette source, la situation exige le plus haut niveau de vigilance.

«Les services de sécurité et l'armée sont en état d'alerte et accomplissent leur devoir de protection, en se coordonnant pour déjouer toute tentative d'atteinte à la sécurité et à la stabilité du pays.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite fournit plus de 142 milliards de dollars d’aide à 173 pays

Al-Rabeeah a déclaré que le Royaume avait mené à bien 8 406 projets humanitaires, d'aide, de développement et caritatifs d'une valeur totale de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays. (Fourni)
Al-Rabeeah a déclaré que le Royaume avait mené à bien 8 406 projets humanitaires, d'aide, de développement et caritatifs d'une valeur totale de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays. (Fourni)
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  • Al-Rabeeah a ajouté que, sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, les efforts humanitaires du Royaume s’étaient considérablement intensifiés

LONDRES : Le Dr Abdullah Al-Rabeeah, directeur général de KSrelief, a souligné le rôle de premier plan joué par l'Arabie saoudite dans l'action humanitaire mondiale.

Lors d’une conférence sur l’humanité en médecine au Zayed Centre for Research into Rare Disease in Children, au Great Ormond Street Hospital de Londres, Al-Rabeeah a indiqué que le Royaume avait réalisé 8 406 projets humanitaires, de secours, de développement et caritatifs, pour une valeur de plus de 142 milliards de dollars dans 173 pays.

Cela le classe au premier rang du monde arabe et en fait l’un des principaux donateurs au niveau international.

Al-Rabeeah a ajouté que, sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, les efforts humanitaires du Royaume s’étaient fortement développés.

Depuis sa création en 2015, KSrelief a à lui seul mis en œuvre 3 881 projets d’une valeur de plus de 8,25 milliards de dollars dans 109 pays, couvrant des secteurs clés tels que la santé, la sécurité alimentaire, l’éducation et l’eau.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les forces israéliennes tuent 13 personnes lors d'une opération dans le sud de la Syrie

Un homme assis sur des décombres dans un site endommagé à la suite d'un raid israélien vendredi à Beit Jinn, en Syrie. (Reuters)
Un homme assis sur des décombres dans un site endommagé à la suite d'un raid israélien vendredi à Beit Jinn, en Syrie. (Reuters)
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  • Des troupes israéliennes ont arrêté des membres présumés de ce que l’armée a appelé l’organisation Jemaah islamique lors d’une opération nocturne dans le village syrien de Beit Jinn
  • Au moins 10 personnes auraient été tuées lors du raid, selon la télévision d’État syrienne.

DUBAÏ : Au moins 13 personnes ont été tuées et 24 blessées par les forces israéliennes lors d’un raid nocturne sur le village de Beit Jinn, dans le sud de la Syrie, selon l’agence syrienne SANA.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a condamné l’opération comme un « crime de guerre » et accusé Israël de vouloir « enflammer la région ».

« Nous dormions quand nous avons été réveillés à trois heures du matin par des tirs », a raconté le blessé Iyad Taher à l’AFP depuis l’hôpital Al-Mouwassat à Damas.

« Nous sommes sortis pour voir ce qui se passait et nous avons vu l’armée israélienne dans le village, des soldats et des chars. Puis ils se sont retirés, l’aviation est arrivée et les obus ont commencé à tomber. J’ai été touché au cou par des éclats. »

Un responsable local a indiqué à l’AFP que les forces israéliennes avaient fait irruption dans le village pour capturer trois hommes, déclenchant des affrontements.

« Après les affrontements, les forces d’occupation israéliennes ont bombardé la zone à l’artillerie et aux drones », a déclaré le responsable du village, Abdul Rahman Al-Hamrawi.

À l’hôpital, Ahmad Kamal a raconté à l’AFP que lui et d’autres « avaient ouvert le feu sur la patrouille israélienne pour se défendre et les empêcher de nous emmener. Mon frère a été tué et j’ai été blessé. »

Les troupes israéliennes affirment avoir arrêté des membres présumés de la Jamaa Islamiya, groupe basé au Liban et allié au Hamas palestinien, lors de l’opération nocturne.

Selon l’armée israélienne, les soldats ont essuyé des tirs et ont riposté avec un soutien aérien, faisant six blessés dans leurs rangs.

L’armée affirme que toutes les cibles recherchées ont été arrêtées et que plusieurs combattants ont été tués, ajoutant que des troupes restent déployées dans la zone.

Israël a mené de nombreuses frappes en Syrie en 2025, visant des secteurs autour de Damas et dans le sud du pays, affirmant vouloir contrer des menaces et protéger la communauté druze proche de la frontière.

Israël dit agir contre des groupes qu’il considère comme hostiles, tandis que les autorités syriennes affirment que les frappes ont tué des soldats.

Depuis la chute du président syrien Bachar Al-Assad en décembre 2024 et l’arrivée d’un nouveau leadership à Damas, Israël a mené des centaines de frappes en Syrie.

Israël a également envoyé des troupes dans la zone tampon patrouillée par l’ONU, qui sépare les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan depuis 1974.

Israël occupe le Golan syrien depuis 1967 et l’a annexé en 1981, une décision non reconnue par la communauté internationale.

Dans une résolution adoptée le 6 novembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a réaffirmé son ferme soutien à la « souveraineté, l’indépendance, l’intégrité territoriale et l’unité nationale » de la Syrie.

Au cours de l’été, des contacts de haut niveau ont eu lieu entre responsables israéliens et syriens, avec l’aide de Paris et Washington.

L'envoyée spéciale adjointe de l’ONU pour la Syrie, Najat Rochdi, a condamné l’attaque israélienne, la qualifiant de « violation grave et inacceptable de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le métro de Riyad bat le record Guinness du plus long réseau sans conducteur

Un métro arrive à la station King Saud University à Riyad, le 27 avril 2025. (AFP)
Un métro arrive à la station King Saud University à Riyad, le 27 avril 2025. (AFP)
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  • Le métro de Riyad comprend six lignes intégrées et 85 stations, et intègre des technologies de pointe
  • Le système de transports publics de Riyad, incluant le métro et les bus, soutient le trafic, l’économie, le développement urbain et la vie sociale de la ville

LONDRES : Le Guinness World Records a officiellement certifié le métro de Riyad comme le plus long réseau de métro sans conducteur au monde, avec 176 kilomètres, mettant en lumière les avancées rapides de l’Arabie saoudite dans le domaine des transports modernes.

Le métro de Riyad constitue un élément essentiel de l’initiative de transport public dans la capitale saoudienne. Il comporte six lignes intégrées, 85 stations, et fait appel à des technologies de pointe.

Le système fonctionne selon un modèle automatisé sans conducteur, géré par des salles de contrôle avancées garantissant des niveaux élevés de précision, de sécurité et de qualité, selon l’agence de presse saoudienne (SPA).

L'ouvrage de référence annuel indique que le métro de Riyad a été « conçu pour améliorer la mobilité urbaine, réduire les embouteillages et promouvoir la durabilité grâce à des solutions de transport respectueuses de l'environnement ».

Le réseau de transports publics de Riyad, incluant métro et bus, soutient le trafic de la ville, son économie, son développement urbain et sa vie sociale.

Cette réalisation met en avant les efforts de la Commission royale pour la ville de Riyad visant à adopter des concepts de transport urbain innovants et durables, démontrant son engagement en faveur d’infrastructures modernes qui améliorent la qualité de vie et soutiennent la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, ajoute la SPA.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com