L'Arabie saoudite annonce sa candidature pour accueillir la Coupe du Monde 2034

Stade international King Abdullah de la Cité sportive King Abdullah à Djeddah. (@saudiFF)
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Publié le Dimanche 22 septembre 2024

L'Arabie saoudite annonce sa candidature pour accueillir la Coupe du Monde 2034

  • Le prince héritier, Mohammed ben Salmane, a souligné que la volonté de l’Arabie saoudite de se porter candidate à l’organisation de la Coupe du monde de football 2034 témoigne des progrès accomplis par le Royaume dans tous les secteurs

RIYAD: L’Arabie saoudite a annoncé mercredi son intention de présenter sa candidature à l’organisation de la Coupe du monde de football 2034.

Dirigée par la Fédération d’Arabie saoudite de football (SAFF), la candidature pour 2034 vise à organiser un tournoi de classe mondiale et s’inspirera de la transformation sociale et économique en cours en Arabie saoudite et de la passion profondément enracinée du pays pour le football.

La première demande de candidature de l’Arabie saoudite s’appuie sur l’expérience croissante du Royaume en matière d’organisation d’événements footballistiques de classe mondiale et sur ses projets en cours pour accueillir les supporters du monde entier lors de la Coupe du monde des clubs de la Fifa 2023 et de la Coupe d’Asie de l’AFC 2027.

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a souligné que la volonté de l’Arabie saoudite de se porter candidate à l’organisation de la Coupe du monde de football 2034 témoigne des progrès accomplis par le Royaume dans tous les secteurs.

Le Royaume s’est rapidement imposé comme un centre de premier plan et une destination internationale pour l’organisation de grands événements, grâce à son riche patrimoine culturel, à sa puissance économique et à l’ambition de son peuple.

Dans le cadre de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, le sport joue un rôle important en contribuant à la croissance économique du pays et en améliorant la qualité de vie de tous, et il possède une capacité unique à unir et à rassembler des cultures différentes.

Hôte renommé de certains des plus grands événements sportifs mondiaux depuis 2018, l’Arabie saoudite a accueilli plus de 50 événements internationaux pour les athlètes masculins et féminins, notamment dans les domaines du football, des sports automobiles, du tennis, de l’équitation, de l’e-sport et du golf.

L’Arabie saoudite s’est qualifiée pour la Coupe du monde à six reprises depuis 1994, la dernière étant en 2022, lorsque les Faucons verts ont remporté une victoire historique sur l’Argentine, qui a fini par être sacrée championne.

«L’organisation de la Coupe du monde de football en 2034 nous aiderait à réaliser notre rêve de devenir un pays leader dans le sport mondial et marquerait une étape importante dans la transformation du pays. En tant que pays émergent et accueillant pour tous les sports, nous pensons que l’organisation d’une Coupe du monde de football est une étape naturelle dans notre parcours footballistique», a déclaré le ministre des Sports, le prince Abdelaziz ben Turki.

«Nous pensons que le moment est venu pour l’Arabie saoudite d’accueillir la Coupe du monde de football», a indiqué Yasser al-Misehal, président de la SAFF.

«Notre candidature est motivée par l’amour du football et le désir de le voir se développer aux quatre coins du monde. Nous voulons célébrer notre culture du football et partager notre pays avec le monde entier.»

«L’enthousiasme de l’Arabie saoudite pour l’innovation et la croissance est au cœur de notre candidature pour ce tournoi emblématique; le parcours de transformation du Royaume est le moteur de notre candidature. Nous nous engageons à organiser un événement exceptionnel qui célèbre le football, captive les joueurs et les supporters et inspire les générations futures.»

«Notre candidature à l’organisation de la Coupe du monde de football n’est possible que grâce au soutien total des dirigeants du Royaume et nous les remercions pour leur engagement continu à faire avancer le pays et à ouvrir de nouvelles opportunités», a ajouté M. Al-Misehal.

Alors que la Coupe du monde comptera 48 équipes à partir de 2026, la logistique du tournoi est au centre des préoccupations des joueurs, des responsables et des supporters. L’Arabie saoudite organisera tous les matchs dans le Royaume, ce qui simplifiera les déplacements, optimisera la programmation des matchs et proposera aux supporters des expériences uniques dans les sites et les villes hôtes.

L’Arabie saoudite, nation jeune et dynamique dont plus de 70% de la population est âgée de moins de 35 ans, abrite également l’une des ligues les plus puissantes d’Asie, la Saudi Pro League. Accueillant et attirant des fans du monde entier, la ligue compte certains des meilleurs talents saoudiens et des joueurs vedettes internationaux de plus de 45 pays différents.

L’engagement de la SAFF à investir et à développer le jeu à tous les niveaux, tant chez les hommes que chez les femmes, se traduit par de récentes réalisations remarquables, notamment la victoire lors de la Coupe d’Asie de football des moins de 23 ans, l’augmentation de 160% des investissements dans le football des jeunes, l’ouverture de 18 centres de formation régionaux pour les jeunes, le passage du nombre d’entraîneurs enregistrés de 750 en 2018 à plus de 5 500 aujourd’hui, et l’augmentation du nombre de joueurs et de joueuses enregistrés de 56% et 86% respectivement depuis 2021.

L’ambition de l’Arabie saoudite de développer le sport et de créer de nouvelles opportunités à travers l’écosystème est égalée dans le football féminin. Depuis 2019, la SAFF a réussi à mettre en place une équipe nationale féminine senior et une équipe nationale pour les moins de 17 ans, deux ligues professionnelles féminines regroupant 38 clubs ainsi qu’une ligue scolaire qui a accueilli plus de 48 000 filles au cours de sa première semaine. De même, en seulement deux ans, le nombre de femmes entraîneurs a bondi de 800%.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères arrive au Caire pour rencontrer le président égyptien

 Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
Le prince Faisal bin Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères. (SPA)
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  • Le Prince Faisal bin Farhan discutera des développements régionaux avec les responsables égyptiens
  • Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne


LONDRES : Le prince Faisal ben Farhane, ministre saoudien des Affaires étrangères, est arrivé dimanche soir au Caire pour une visite officielle.

Il devrait rencontrer le président Abdel Fattah El-Sisi lundi et son homologue égyptien Badr Abdelatty, selon l'agence de presse saoudienne.

Le prince Fayçal discutera des moyens de renforcer les relations saoudo-égyptiennes dans divers secteurs, et les discussions porteront également sur les développements régionaux, a ajouté l'agence de presse saoudienne.


Soudan: plus de 100 morts dans des combats en une semaine au Darfour

Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales. (AFP)
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  • L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements
  • Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes

PORT-SOUDAN: Plus de 100 civils ont été tués en une semaine dans la province du Darfour-Nord, dans l'ouest du Soudan, où les combats entre l'armée et les paramilitaires se sont récemment intensifiés, ont indiqué dimanche à l'AFP deux sources médicales.

Un conflit oppose depuis avril 2023 l'armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui contrôlent notamment les cinq capitales de la vaste région du Darfour.

Les FSR ont ensuite concentré leur offensive sur la région voisine du Kordofan mais des combats continuent sporadiquement au Darfour.

"51 civils ont été tués (samedi) dans des frappes de drones de l'armée sur el-Zurq", a indiqué une source médicale de l'hôpital de cette ville, précisant que l'attaque avait visé un marché et des zones civiles.

Cette ville de l'Etat du Darfour-Nord abrite la résidence de certains membres de la famille du général Mohamed Daglo, le chef des paramilitaires.

L'attaque a conduit à la mort des chefs militaires Moussa Saleh Daglo et Awad Moussa Saleh Daglo, selon un témoin qui a assisté aux enterrements.

Ce témoin qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le chef de l'administration locale, Bachir Barma Berkah, comptait également parmi les victimes.

Centrale électrique bombardée 

Une autre source médicale a fait état de 63 civils tués et 57 blessés à Kernoi dans des attaques attribuées cette fois aux FSR.

Située à environ 170 km à l'ouest d'El-Zurq, Kernoi est tenue par des forces alliées à l'armée.

Des sources locales ont indiqué que 17 personnes étaient également portées disparues à l'issue de ces attaques.

Depuis fin décembre, plus de 7.500 personnes ont fui les localités de Kernoi et la loclité proche d'Oum Barou, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Nombreux d'entres elles font partie de l'ethnie Zaghawa, ciblée par les FSR et dont certains membres ont combattu dans les rangs des forces alliées à l'armée.

Fin octobre, les FSR se sont emparées d'El-Facher, la dernière capitale du Darfour qui leur échappait encore, asseyant leur domination sur l'ensemble du Darfour. Elles ont alors été accusées par des ONG et témoins de nombreuses exactions.

Depuis, les paramilitaires ont mené des attaques près la frontière tchadienne où se trouve notamment Kernoi. Ils ont surtout dirigé leur offensive au Kordofan voisin, région centrale stratégique qui se trouve sur l'axe entre le Darfour et la capitale Khartoum, que l'armée a reprise en mars.

Les FSR encerclent notamment la ville d'el-Obeid, capitale du Kordofan-Nord, où le courant a été coupé dimanche après une frappe de drone qui a visé sa centrale électrique, selon la compagnie d'électricité nationale.

"La centrale d'el-Obeid a été la cible à l'aube d'une attaque de drones qui a provoqué un incendie (...) entraînant l'interruption de l'alimentation électrique", a déclaré l'entreprise Soudan Electricité, précisant que la défense civile tentait de maîtriser l'incendie. Elle a imputé l'attaque à la "milice", en référence aux FSR.

Le 31 décembre, des forces alliées à l'armée avaient annoncé la reprise aux FSR de plusieurs villes situées au sud d'el-Obeid.

Selon une source militaire, cette progression pourrait ouvrir la route entre el-Obeid et Dilling", une ville assiégée par les FSR du Kordofan-Sud, tout comme la capitale Kadougli.

Depuis mi-décembre, plus de 11.000 personnes ont fui les régions du Kordofan-Sud et Kordofan-Nord "en raison d'une recrudescence des violences", selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le conflit au Soudan a fait plusieurs dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire au monde".

Les différentes tentatives de médiation pour mettre fin aux combats ont échoué.

 


Liban: deux morts dans une frappe israélienne 

Deux personnes ont été tuées dimanche dans un bombardement israélien sur le sud du Liban, ont annoncé les autorités libanaises, Israël indiquant de son côté avoir visé un membre du Hezbollah. (AFP)
Deux personnes ont été tuées dimanche dans un bombardement israélien sur le sud du Liban, ont annoncé les autorités libanaises, Israël indiquant de son côté avoir visé un membre du Hezbollah. (AFP)
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  • Le ministère de la Santé libanais a précisé que les deux personnes avaient été tuées dans une "frappe de l'ennemi israélien sur leur véhicule" près de la ville de Jmaijmeh, à 10 kilomètres de la frontière avec Israël
  • L'armée israélienne a de son côté déclaré dans un communiqué avoir "frappé" un membre du Hezbollah dans la zone, "en réponse à la violation continue du cessez-le-feu par le Hezbollah", qu'elle accuse de se réarmer

BEYROUTH: Deux personnes ont été tuées dimanche dans un bombardement israélien sur le sud du Liban, ont annoncé les autorités libanaises, Israël indiquant de son côté avoir visé un membre du Hezbollah.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le mouvement islamiste pro-iranien.

Le ministère de la Santé libanais a précisé que les deux personnes avaient été tuées dans une "frappe de l'ennemi israélien sur leur véhicule" près de la ville de Jmaijmeh, à 10 kilomètres de la frontière avec Israël.

L'armée israélienne a de son côté déclaré dans un communiqué avoir "frappé" un membre du Hezbollah dans la zone, "en réponse à la violation continue du cessez-le-feu par le Hezbollah", qu'elle accuse de se réarmer.

Sous forte pression américaine et la crainte d'une intensification des bombardements israéliens, Beyrouth s'est engagé à désarmer le Hezbollah, sorti très affaibli de la guerre meurtrière avec Israël.

L'armée libanaise s'était engagée à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 les structures militaires du Hezbollah - qui s'y oppose - entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Une réunion gouvernementale est prévue jeudi pour un point sur la situation. Une autre est aussi prévue dans la semaine du comité de surveillance du cessez-le-feu, qui comprend en plus du Liban et d'Israël, les Etats-Unis, la France et l'ONU.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a salué dimanche sur X les "efforts" du gouvernement et de l'armée libanaise, ajoutant toutefois qu'ils étaient "loin d'être suffisants".

Au moins 350 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les chiffres du ministère libanais de la Santé.