Les Etats-Unis annoncent avoir abattu un drone turc en Syrie

Le site où un obus a frappé, à la périphérie de la ville nord de Jisr al-Shoughour en Syrie (Photo, AP).
Le site où un obus a frappé, à la périphérie de la ville nord de Jisr al-Shoughour en Syrie (Photo, AP).
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Publié le Vendredi 06 octobre 2023

Les Etats-Unis annoncent avoir abattu un drone turc en Syrie

  • Cet incident est survenu au moment où la Turquie mène des frappes contre des cibles kurdes en Syrie
  • Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin a appelé à la «désescalade dans le nord de la Syrie»

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé jeudi avoir abattu un drone turc en Syrie, estimant qu'il représentait une menace potentielle contre des forces américaines sur place, au risque d'envenimer les relations entre les deux pays alliés dans l'Otan.

Cet incident est survenu au moment où la Turquie mène des frappes contre des cibles kurdes en Syrie à la suite d'un attentat suicide à Ankara revendiqué par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, kurde turc), qualifié de groupe "terroriste" par la Turquie et ses alliés occidentaux.

Les forces américaines ont vu des drones mener des frappes dans le nord-est de la Syrie jeudi matin, dont certaines près de Hassaké, à environ un kilomètre de troupes américaines, a déclaré à la presse le porte-parole du Pentagone, le général Pat Ryder.

Quelques heures plus tard, un drone turc est retourné dans cette zone, volant en direction des forces américaines.

"Les commandants américains ont estimé que ce drone, qui était (...) à moins de 500 mètres de forces américaines, représentait une menace potentielle et des chasseurs américains F-16 l'ont alors abattu en état de légitime défense", à -il déclare.

Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin s'est entretenu par téléphone avec son homologue turc Yasar Güler jeudi soir, et appelé à la "désescalade dans le nord de la Syrie", selon un communiqué du Pentagone.

Il a notamment insisté sur "l'importance de respecter strictement les protocoles en vigueur et la communication à travers les canaux habituels de l'armée à armée", ajoute le texte.

Avions abattus

Selon un communiqué du ministère turc de la Défense, qui ne fait pas référence à l'incident, les deux responsables ont évoqué "les derniers développements en Syrie" et "leur coordination étroite dans la région", le ministre turc affirmant que "la Turquie "était prête à une lutte conjointe avec les Etats-Unis contre Daech", acronyme arabe du groupe Etat islamique (EI).

Les Etats-Unis déploient environ 900 militaires en Syrie dans le cadre des efforts de la communauté internationale pour combattre l'EI et mènent fréquemment des attaques ciblant les djihadistes.

La Turquie a frappé de nouveau jeudi soir des positions et objectifs kurdes, dont "des dépôts d'armes et de munitions des PKK/YPG" dans le nord de la Syrie, ont rapporté des médias turcs.

Les YPG, ou Unités de protection du peuple, sont considérées par la Turquie comme une extension du PKK. Elles se sont battues aux côtés des Etats-Unis et de la coalition occidentale contre les djihadistes du groupe EI.

Par le passé, la Turquie a abattu des avions syriens et russes, tandis que les Etats-Unis ont récemment accusé les forces russes de « harceler » leurs avions au-dessus de la Syrie.

En juillet, Washington avait déclaré qu'un avion de combat russe avait largué des fusées éclairantes au-dessus d'un drone américain participant à une mission anti-EI, endommageant l'hélice.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.