Les conseils de sécurité de l'ONU et l'UA discutent du financement des opérations de paix en Afrique

Bankole Adeoye, commissaire de l'Union africaine (UA) chargé des affaires politiques, de la paix et de la sécurité, s'exprime lors d'une réunion du mécanisme élargi sur la crise soudanaise au siège de l'UA à Addis-Abeba, le 2 mai 2023. (AFP).
Bankole Adeoye, commissaire de l'Union africaine (UA) chargé des affaires politiques, de la paix et de la sécurité, s'exprime lors d'une réunion du mécanisme élargi sur la crise soudanaise au siège de l'UA à Addis-Abeba, le 2 mai 2023. (AFP).
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Publié le Vendredi 06 octobre 2023

Les conseils de sécurité de l'ONU et l'UA discutent du financement des opérations de paix en Afrique

  • Les pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU (CSNU) et du Conseil de paix et de sécurité de l'UA (CPS) échangent jeudi et vendredi dans la capitale éthiopienne, siège de l'UA, dans le cadre d'une réunion annuelle
  • Depuis la mise en place en 2002 de son «Architecture africaine de paix et de sécurité», l'UA peine à financer ses opérations de paix qui dépendent largement de partenaires tels que l'Union européenne (UE)

ADDIS ABEBA : Les organes de paix et de sécurité de l'ONU et de l'Union africaine (UA) discutent depuis jeudi à Addis Abeba du financement des opérations de maintien de la paix menée sous l'égide l'organisation panafricaine sur le continent.

Les pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU (CSNU) et du Conseil de paix et de sécurité de l'UA (CPS) échangent jeudi et vendredi dans la capitale éthiopienne, siège de l'UA, dans le cadre d'une réunion annuelle.

En ouvrant les travaux, le commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA, Bankole Adeoye, a appelé les participants à "se pencher spécifiquement sur la question centrale du financement prévisible, adéquat, souple et durable" des opérations de maintien de la paix menées par l'organisation continentale en Afrique.

Cette question est sur la table du CSNU depuis plus d'une décennie. "Les pays africains demandent qu'elles soient financées par des contributions obligatoires" des pays membres de l'ONU, a rappelé à l'AFP un diplomate africain avant la réunion.

Longtemps retardé, notamment par des dissensions au sein de l'UA, un projet de résolution est négocié depuis 2018 entre les deux organisations mais était encore récemment dans l'impasse.

Depuis la mise en place en 2002 de son "Architecture africaine de paix et de sécurité", l'UA peine à financer ses opérations de paix qui dépendent largement de partenaires tels que l'Union européenne (UE).

Représentant auprès de l'UA du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, Parfait Onanga-Anyanga a dit espérer que les discussions à Addis Abeba permettront "d'aboutir à une résolution-cadre permettant de nous passer de l'accord ad hoc actuel sur le financement des opérations de paix essentielles sur le continent".

«S'attaquer aux menaces»

Il a rappelé que M. Gutterres, dans son Nouvel Agenda pour la Paix publié en juillet, souligne que les menaces contre la paix et la sécurité sur le continent "nécessitaient de nouvelles réponses mises en oeuvre par les partenaires africains, avec un mandat du Conseil de sécurité" de l'ONU et "financées par des constributions obligatoires".

"Financer des opérations de paix et de sécurité menées par l'UA renforcera la capacité des deux organisations de s'attaquer aux menaces contre la paix et la sécurité sur le continent", a estimé M. Onanga-Anyanga.

Parmi les réserves soulevées par certains membres du Conseil de sécurité de l'ONU figurent notamment le type d'opérations pouvant être financées (maintien de la paix seulement ou missions antiterroriste par exemple) ou la question des responsabilités pénales en cas d'abus.

Le CPS est "un partenaire important du Conseil de sécurité de l'ONU dans la mise en oeuvre des mandats qu'il autorise", a néanmoins souligné Sergio Franca Danese, ambassadeur du Brésil à l'ONU, qui préside en octobre le CSNU.

Les deux conseils évoqueront aussi la situation sécuritaire sur le continent particulièrement "au Soudan, au Sahel, en Somalie et en République démocratique du Congo", a indiqué le diplomate africain à l'AFP.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.