Attaque du Hamas: Washington déplore au moins 11 morts américains et de «probables» otages

Au moins neuf Américains pourraient figurer parmi les plus de 1 000 victimes des combats entre les forces israéliennes et les militants du Hamas. Ci-dessus, des Palestiniens pleurent la mort de leurs proches après une frappe aérienne israélienne sur le camp de réfugiés de Jabalia dans la bande de Gaza, le 9 octobre 2023 (Photo, AFP).
Au moins neuf Américains pourraient figurer parmi les plus de 1 000 victimes des combats entre les forces israéliennes et les militants du Hamas. Ci-dessus, des Palestiniens pleurent la mort de leurs proches après une frappe aérienne israélienne sur le camp de réfugiés de Jabalia dans la bande de Gaza, le 9 octobre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 10 octobre 2023

Attaque du Hamas: Washington déplore au moins 11 morts américains et de «probables» otages

  • Joe Biden a jugé «probable» lundi que des «citoyens américains se trouvent parmi les personnes retenues en otage par le Hamas»
  • Le chiffre pourrait évoluer: le gouvernement américain restait lundi sans nouvelles de certains ressortissants.

WASHINGTON : "Ce n'est pas une tragédie lointaine": les Etats-Unis comptent désormais au moins 11 ressortissants tués dans l'attaque du Hamas et selon toute probabilité des otages aux mains du groupe islamiste palestinien, accusé de "barbarie" par Washington.

Joe Biden a jugé "probable" lundi que des "citoyens américains se trouvent parmi les personnes retenues en otage par le Hamas".

Il a par ailleurs indiqué que le nombre d'Américains tués dans l'attaque du Hamas s’élevait désormais au moins à 11.

"Nous nous rappelons la souffrance d'être attaqués par des terroristes chez nous, et les Américains dans tout le pays sont unis face à ces actions horribles qui ont à nouveau coûté des vies américaines innocentes. C'est un scandale", a déclaré le président américain dans un communiqué, en annonçant ce nouveau bilan "déchirant".

Le chiffre pourrait évoluer: le gouvernement américain restait lundi sans nouvelles de certains ressortissants.

Il a indiqué que son administration travaillait avec les autorités israéliennes à la libération des otages, via le "partage de renseignements" et la mobilisation "d'experts dans toutes les branches du gouvernement américain" pour "se concerter avec le gouvernement israélien et le conseiller."

Le Hamas a menacé lundi d'exécuter des otages en réaction aux frappes israéliennes.

«Mauvaise décision»

"Ce n'est pas une tragédie lointaine", a encore commenté le démocrate de 80 ans, évoquant "tant de familles américaines qui souffrent de cette attaque ainsi que des blessures infligées au travers de milliers d'années d’antisémitisme et de persécution du peuple juif."

Il a indiqué que les forces de police avaient "augmenté la sécurité" autour de lieux où se rassemble la communauté juive aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis et Israël sont des alliés "inséparables" et Joe Biden promet à nouveau, dans son communiqué, d'"assurer qu'Israël a tout ce qu'il lui faut pour se défendre."

Un haut responsable militaire américain s'est quant à lui dit "profondément inquiet que le Hezbollah ne prenne la mauvaise décision et n'ouvre un deuxième front dans ce conflit", qui a débuté samedi avec des attaques depuis la bande de Gaza.

L'ordre de déployer en Méditerranée orientale le groupe aéronaval du porte-avions USS Gerald Ford, plus gros navire de guerre du monde, montre aux groupes armés soutenus par l'Iran, comme le Hezbollah libanais, qu'ils ne devraient "pas douter de l'engagement des Etats-Unis à soutenir la défense d'Israël", a-t-il assuré.

Ce haut responsable a jugé que les attaques du Hamas étaient "au même niveau de barbarie" que celles du groupe djihadiste Etat islamique (EI), avec "des maisons incendiées et de jeunes gens massacrés à un festival de musique".


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.