L'attaque du Hamas ne justifie pas que Gaza soit détruite, prévient le CICR

Des personnes brandissent des drapeaux palestiniens et des pancartes lors d'une marche pour montrer leur solidarité avec les Palestiniens de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, dans la ville libanaise méridionale de Sidon le 13 octobre 2023. (Photo de Khaled DESOUKI / AFP)
Des personnes brandissent des drapeaux palestiniens et des pancartes lors d'une marche pour montrer leur solidarité avec les Palestiniens de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, dans la ville libanaise méridionale de Sidon le 13 octobre 2023. (Photo de Khaled DESOUKI / AFP)
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Publié le Samedi 14 octobre 2023

L'attaque du Hamas ne justifie pas que Gaza soit détruite, prévient le CICR

  • Les frappes israéliennes sur Gaza ont fait près de 1 800 morts, selon les autorités locales
  • Le CICR juge que ces «instructions des autorités israéliennes (...), couplées au siège complet (de Gaza), qui les prive de nourriture, d'eau et d'électricité, ne sont pas compatibles avec le droit international humanitaire»

GENEVE: L'assaut meurtrier du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël ne justifie pas que Gaza puisse être détruite, a estimé vendredi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), demandant par ailleurs des "pauses dans les combats".

"Rien ne peut justifier les horribles attaques dont Israël a été victime le week-end dernier", mais "ces attaques ne peuvent en retour justifier la destruction illimitée de Gaza", a jugé le CICR dans un communiqué, alors qu'Israël prépare une offensive sur ce territoire.

Le Hamas, mouvement au pouvoir dans la bande de Gaza depuis 2007, a lancé le 7 octobre à l'aube une attaque meurtrière contre Israël, lors de laquelle au moins 1 300 personnes, en grande majorité des civils, ont été tués. Le Hamas détient en outre environ 150 otages. Les corps de 1 500 combattants du mouvement islamiste palestinien tués dans des combats ont été découverts sur le sol israélien.

Les frappes israéliennes sur Gaza ont fait près de 1 800 morts, selon les autorités locales.

Israël a ordonné vendredi l'évacuation de "tous les civils" de la ville de Gaza dans les 24 heures "pour leur propre sécurité et protection".

Le CICR juge que ces "instructions des autorités israéliennes (...), couplées au siège complet (de Gaza), qui les prive de nourriture, d'eau et d'électricité, ne sont pas compatibles avec le droit international humanitaire".

"Lorsque des puissances militaires ordonnent à des personnes de quitter leur domicile, toutes les mesures possibles doivent être prises pour s'assurer que la population ait accès aux produits de première nécessité, tels que la nourriture et l'eau, et que les membres d'une même famille ne soient pas séparés", indique l'organisation, basée à Genève.

La population à Gaza ne dispose d'"aucun lieu sûr où aller", explique le CICR, et beaucoup de personnes, y compris les handicapés, les personnes âgées et les malades, "ne vont pas pouvoir quitter leur maison".

Le CICR, qui intensifie ses efforts humanitaires sur place, indique que ses équipes auront besoin de "pauses dans les combats pour travailler efficacement et en toute sécurité".

L'organisation indique également qu'en raison du siège de l'enclave palestinienne, les organisations humanitaires ne vont pas être en mesure de faire face aux déplacements massifs de population alors que les "besoins sont énormes".

Le CICR a également reçu l'instruction d'évacuer son bureau à Gaza, mais l'organisation ne précise pas dans son communiqué ce qu'elle va faire : "Nous sommes extrêmement inquiets pour nos collègues à Gaza et leurs familles. Nous restons déterminés à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour apporter une protection et une assistance humanitaires à la population de Gaza".


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.