Journaliste tué au Liban: Reuters demande à Israël une enquête «rapide et transparente»

Des personnes brandissent des pancartes et des portraits du journaliste Issam Abdallah, tué le 13 octobre par des tirs israéliens dans le village frontalier d'Alma al-Shaab, alors qu'il couvrait les tirs transfrontaliers, lors d'une manifestation devant le siège de l'ONU dans le centre de Beyrouth, le 15 octobre 2023. (AFP)
Des personnes brandissent des pancartes et des portraits du journaliste Issam Abdallah, tué le 13 octobre par des tirs israéliens dans le village frontalier d'Alma al-Shaab, alors qu'il couvrait les tirs transfrontaliers, lors d'une manifestation devant le siège de l'ONU dans le centre de Beyrouth, le 15 octobre 2023. (AFP)
Short Url
Publié le Mardi 17 octobre 2023

Journaliste tué au Liban: Reuters demande à Israël une enquête «rapide et transparente»

  • L'attaque dans laquelle Issam Abdallah a été tué et six autres journalistes blessés, dont deux de l'AFP, a eu lieu dans le Sud du Liban, à la frontière avec Israël
  • «Il est crucial que tous les efforts soient menés pour déterminer comment un groupe de journalistes clairement identifiés comme tels et dûment accrédités a pu ainsi être pris pour cible», a déclaré le PDG de l'AFP, Fabrice Fries

LONDRES: L'agence Reuters a demandé aux autorités israéliennes de mener "une enquête rapide, approfondie et transparente" sur la mort de son journaliste Issam Abdallah, le 13 octobre lors d'une attaque dans le sud du Liban, à la frontière avec Israël.

"Je réitère mon appel aux autorités israéliennes, qui ont déclaré qu'elles enquêtaient, pour qu'elles mènent une enquête rapide, approfondie et transparente sur ce qui s'est passé", a déclaré la rédactrice en chef de Reuters, Alessandra Galloni, dans une vidéo diffusée lundi soir.

"Par transparente, j'entends une enquête avec des preuves et des explications claires", a-t-elle ajouté.

"J'ai également demandé au Liban, qui a dit avoir rassemblé des preuves sur l'attaque, et toute autre autorité disposant d'informations de les fournir", a poursuivi Alessandra Galloni.

L'attaque dans laquelle Issam Abdallah a été tué et six autres journalistes blessés, dont deux de l'AFP, a eu lieu dans le Sud du Liban, à la frontière avec Israël.

Depuis le début de la guerre entre Israël et Gaza, déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent du Hamas, cette zone est le théâtre de tirs entre le Hezbollah libanais et l'armée israélienne et de tentatives d'infiltration en Israël depuis le Liban. Mardi, l'armée israélienne a annoncé avoir tué quatre assaillants lors d'une tentative d'infiltration à cette frontière.

Issam Abdallah a été tué après avoir été "touché par un obus alors qu'il filmait les tirs transfrontaliers entre Israël et le Liban", a expliqué la rédactrice en chef de Reuters, agence de presse basée à Londres et entité du groupe canadien de médias et services Thomson Reuters. "Nos témoins sur place ont dit que l'obus qui a tué Issam venait d'Israël".

Alessandra Galloni a exhorté "toutes les parties" dans le conflit à "respecter tous les médias" et "travailler" avec eux "afin de garantir la sécurité des journalistes".

Issam Abdallah, 37 ans, était "un journaliste expérimenté, talentueux et passionné", a-t-elle rendu hommage. "Il était seulement en train de faire son métier quand il a été tué".

Samedi, l'AFP (Agence France-Presse) a demandé à Israël et au Liban "une enquête approfondie" sur l'attaque.

"Il est crucial que tous les efforts soient menés pour déterminer comment un groupe de journalistes clairement identifiés comme tels et dûment accrédités a pu ainsi être pris pour cible", a déclaré le PDG de l'AFP, Fabrice Fries.

L'armée libanaise a accusé Israël d'être responsable du tir. De son côté, l'armée israélienne s'est dite "très désolée" de la mort d'Issam Abdallah sans reconnaître explicitement sa responsabilité et a affirmé mener des "vérifications".


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Short Url
  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Short Url
  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
Short Url
  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.