Hôpital de Gaza: Le Hezbollah libanais appelle à une «journée de colère» mercredi

Des Palestiniens blessés gisent sur le sol à l’hôpital Al-Shifa, dans la ville de Gaza, au centre de la bande de Gaza, après leur arrivée de l’hôpital Al-Ahli à la suite d’une explosion, le mardi 17 octobre 2023 (Photo, AP).
Des Palestiniens blessés gisent sur le sol à l’hôpital Al-Shifa, dans la ville de Gaza, au centre de la bande de Gaza, après leur arrivée de l’hôpital Al-Ahli à la suite d’une explosion, le mardi 17 octobre 2023 (Photo, AP).
Short Url
Publié le Mercredi 18 octobre 2023

Hôpital de Gaza: Le Hezbollah libanais appelle à une «journée de colère» mercredi

  • «Que demain, mercredi, soit un jour de colère contre l'ennemi», a appelé le Hezbollah, allié du Hamas palestinien, dans un communiqué
  • Des centaines de manifestants se sont rassemblés devant les ambassades de France et du Royaume-Uni à Téhéran dans la nuit de mardi à mercredi

BEYROUTH: Le Hezbollah libanais a appelé à observer une "journée de colère" mercredi pour condamner un tir meurtrier contre un hôpital de la bande de Gaza, un "massacre" dont il accuse Israël.

"Que demain, mercredi, soit un jour de colère contre l'ennemi", a appelé le Hezbollah, allié du Hamas palestinien, dans un communiqué, dénonçant un "massacre" et un "crime brutal".

Selon le ministère de la santé de Gaza, enclave gouvernée par les militants du Hamas en guerre contre Israël, au moins 200 personnes ont été tuées lors d'une frappe israélienne sur un hôpital où des personnes déplacées s'étaient réfugiées. L'armée israélienne a nié toute responsabilité, évoquant un tir de roquette raté du Djihad islamique, autre groupe armé palestinien.

L'appel du Hezbollah a été lancé alors que des centaines de manifestants étaient rassemblés devant l'ambassade des Etats-Unis à Awkar, dans la banlieue nord de la capitale Beyrouth, où ils ont scandé "mort à l'Amérique" et "mort à Israël", selon des correspondants de l'AFP.

Les forces de sécurité libanaises ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui lançaient des pierres en direction de l'ambassade, nombre d'entre eux se couvrant le visage avec des keffiehs palestiniens, selon ces correspondants.

Des centaines de manifestants devant les ambassades française et britannique à Téhéran

Des centaines de manifestants se sont rassemblés devant les ambassades de France et du Royaume-Uni à Téhéran dans la nuit de mardi à mercredi.

"Mort à la France et à l'Angleterre", ont crié des manifestants à Téhéran, en lançant des œufs sur les murs de l'enceinte de l'ambassade de France.

Plusieurs milliers de personnes se sont également rassemblées sur la place de Palestine, dans le centre de Téhéran, pour crier leur colère, selon un photographe de l'AFP.

Des centaines de personnes se sont également rassemblées devant l'ambassade de France à Beyrouth, brandissant des drapeaux palestiniens et lançant également des pierres contre l'entrée principale de l'ambassade.

Des manifestations de colère ont également eu lieu dans les camps de réfugiés palestiniens des villes de Sidon et de Tyr, dans le sud du Liban. Les factions palestiniennes du Liban ont appelé à des rassemblements de masse mercredi pour condamner le tir contre l'hôpital.

Le Premier ministre intérimaire libanais Najib Mikati a décrété une journée de deuil national mercredi.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Short Url
  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Short Url
  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
Short Url
  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.