Washington autorise le départ de son personnel non essentiel du Liban

Des manifestants affrontent les forces de sécurité libanaises devant l'ambassade américaine lors d'une manifestation de solidarité avec la population de Gaza à Awkar, à l'est de Beyrouth, après une explosion qui a ravagé un hôpital de la bande de Gaza, tuant au moins 200 personnes le 17 octobre 2023. (Photo, AFP)
Des manifestants affrontent les forces de sécurité libanaises devant l'ambassade américaine lors d'une manifestation de solidarité avec la population de Gaza à Awkar, à l'est de Beyrouth, après une explosion qui a ravagé un hôpital de la bande de Gaza, tuant au moins 200 personnes le 17 octobre 2023. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 18 octobre 2023

Washington autorise le départ de son personnel non essentiel du Liban

  • Dans le même temps, les Etats-Unis ont relevé de 3 à 4 (le plus élevé) le niveau d'alerte de leur avis aux voyageurs, déconseillant à tout ressortissant américain de se rendre au Liban
  • "Ne voyagez pas au Liban en raison de la situation sécuritaire imprévisible liée aux tirs de roquettes, missiles et d'artillerie entre Israël et le Hezbollah ou d'autres factions armées militantes"

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont autorisé mardi le départ de leur personnel non essentiel, ainsi que leurs familles, de leur ambassade à Beyrouth face à la dégradation des conditions de sécurité au Liban dans le sillage de la guerre entre Israël et le Hamas.

Dans le même temps, les Etats-Unis ont relevé de 3 à 4 (le plus élevé) le niveau d'alerte de leur avis aux voyageurs, déconseillant à tout ressortissant américain de se rendre au Liban.

Cet avis remplace un précédent communiqué émis le 13 juillet.

"Ne voyagez pas au Liban en raison de la situation sécuritaire imprévisible liée aux tirs de roquettes, missiles et d'artillerie entre Israël et le Hezbollah ou d'autres factions armées militantes", dit un communiqué du département d'Etat diffusé dans la soirée.

Plusieurs autres pays occidentaux, dont la France, le Canada, l'Australie et la Suède ont déconseillé ces derniers jours à leurs ressortissants de se rendre au Liban en raison de la crainte d'un embrasement régional. Plusieurs compagnies aériennes occidentales ont suspendu leurs vols.

L'ambassade britannique a pour sa part temporairement évacué des familles de son personnel. "La situation peut se détériorer sans avertissement", selon le site du Foreign Office qui demande à ses ressortissants de quitter le Liban s'ils n'ont pas de raison essentielle d'y rester "par des moyens commerciaux tant qu'ils sont disponibles".

Des affrontements entre le Hezbollah libanais, allié du mouvement islamiste palestinien Hamas, et l'armée israélienne se sont multipliés ces derniers jours à la frontière.

Le Hezbollah a appelé à observer une "journée de colère" mercredi pour condamner un tir meurtrier contre un hôpital de la bande de Gaza, un "massacre" dont il accuse Israël.

L'appel du Hezbollah a été lancé alors que des centaines de manifestants étaient rassemblés devant l'ambassade des Etats-Unis à Awkar, dans la banlieue nord de la capitale Beyrouth, où ils ont scandé "mort à l'Amérique" et "mort à Israël", selon des correspondants de l'AFP.

Des centaines de manifestants se sont également rassemblés mardi soir devant l'ambassade de France à Beyrouth, jetant des pierres qui se sont empilées devant l'entrée principale.

La colère était grande également dans les camps de réfugiés palestiniens de Saïda et de Tyr, dans le sud du Liban, où des manifestations sont prévues mercredi.

Depuis le début de la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre, les affrontements à la frontière israélo-libanaise ont fait une vingtaine de morts côté libanais, en majorité des combattants mais aussi un journaliste de l'agence Reuters et deux civils. Côté israélien, au moins trois personnes ont été tuées.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

Short Url
  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.